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PSSImmeubles & VillesImmeuble : École milit…
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École militaire

Carte d'identité
Identifiant PSS#51617
NomÉcole militaire
PaysFrance
RégionÎle-de-France
DépartementParis
Aire urbaineParis
CommuneParis (75000)
Quartier7e arrondissement
Adresse(s)place Joffre
avenue de Lowendal
avenue Duquesne
avenue de Suffren
Coordonnées48° 51’ 9” N 2° 18’ 12” E
Année1780
Fonction(s)Administration
Statut Construit
Style architecturalBaroque
Architecte(s) / Maître(s) d'œuvre
Données techniques
NiveauxR+2

L'École militaire est un grand ensemble de bâtiments rassemblant diverses structures dédiés à l'enseignement miltaire qui constitue la fermeture de la perspective sud-est du Champs-de-Mars et qui se situe en face de la Tour Eiffel.

En 1748, la guerre de Succession d'Autriche toucha à sa fin et la France en sort victorieuse, en dépit du fait que ce conflit lui ait été difficile, puisque les combats ont prouvé le manque de préparation des régiments royaux. C'est pour cette raison que le maréchal de Saxe, qui avait combattu aux côtés des armées françaises durant cette guerre, avait alors proposé au roi Louis XV de fonder une école royale militaire. Il obtint rapidement le soutien de Madame de Pompadour, maîtresse et conseillère du Roi, puis celui du financier Joseph Pâris Duverney (frère de Jean Pâris, marquis de Brunoy et également parrain de Madame de Pompadour) qui sont parvenus à convaincre le Roi de créer une institution destinée à l'instruction de 500 jeunes gens nobles et nés sans bien. Il s'agissait par ailleurs pour ce dernier de laisser un témoignage de son règne.

Il ordonna aussitôt à son premier architecte, Ange-Jacques Gabriel, de dessiner les plans d'un édifice destiné à être plus vaste et plus grandiose que l'Hôtel des Invalides, construit par son prédécesseur, Louis XIV. Gabriel s'y met à sa tâche dès la présentation de son projet le 24 juin 1751. La surface prévue est en effet immense, les façades magnifiques et une foule de détails constitue la preuve que l'architecte à répondu aux attentes du souverain.

Il a été ainsi prévu de construire des rez-de-chaussée voûtés, de faire venir l'eau courante grâce à un système de puits et de canalisations et de bâtir au centre de l'édifice une immense église, bien plus vaste que celle des Invalides, et précédée d'une colonnade, comme à la basilique Saint-Pierre de Rome. Ange-Jacques Gabriel désira construire un palais doté de cinq pavillons en façade sur le Champ-de-Mars, de bâtiments de 3 étages bordant de multiples cours, et dominé, au milieu de la composition, par une chapelle en forme de croix latine.

Les travaux débutèrent le 13 septembre 1751 avec le creusement du grand puits. Néanmoins, le manque d'argent fut très vite constaté, car après les guerres de Louis XV, les caisses de l'État furent vides et il fut difficile de réunir les fonds nécessaires. Par conséquent, les travaux avancèrent lentement et seuls les bâtiments de service furent commencés. Pour ne pas compromettre l'ouverture de l'institution, il a été décidé de n'accueillir dans un premier temps qu'un petit nombre d'élèves, en aménageant les bâtiments de service en dortoirs et salles de classe. Ce fut chose faite en 1756, puisqu'elle a ouvert ses portes à 200 cadets.

Les travaux se poursuivirent avec une situation financière qui devint de plus en plus inquiétante, puisque ni Madame de Pompadour, ni Joseph Pâris furent capables de financer eux-mêmes toute la construction. En 1760, le Roi décida que l'institution sera répartie entre l'École militaire et le Collège Royal de la Flèche, ce qui rendit par conséquent caduque le grand projet.

Gabriel dût alors revoir sa copie, puisque son projet sera finalement moins grand. Heureusement, en 1766, on avait débarrassé le Champ-de-Mars des matériaux l'encombrant, et on s'avisa dès lors que la magnifique perspective qu'il offre pourrait s'achever sur une belle façade. L'architecte de Louis XV put ainsi reprendre, sur une surface réduite, plusieurs éléments du Grand Projet, notamment la façade du bâtiment principal, qui est toujours visible de nos jours. Le 5 juillet 1768, le Roi posa la première pierre de la chapelle et les travaux furent complétés en 1780. À cette époque-là, l'institution fut en fonction depuis plus de 20 ans et de nombreux cadets furent déjà bien formés. Le plus célèbre d'entre eux à avoir été admis durant les années suivantes n'est autre que Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon Ier). Entré à l'École militaire en octobre 1784, il en sortit un an plus tard, en octobre 1785, après avoir reçu la Confirmation dans la chapelle de l'institution. Parmi les élèves, on compte également le futur diplomate Jean-François de Bourgoing, entré en 1760 et parmi les enseignants, le géographe Edme Mentelle, ou encore l'académicien et militaire Louis-Félix Guynement de Kéralio.

Malheureusement, le Collège Royal militaire voulu par Louis XV n'aura pas survécu à la mort de son fondateur, puisque 7 ans après son achèvement, l'École militaire ferma ses portes et on décida alors, de transférer l'Hôtel-Dieu. Mais le déménagement n'eut finalement pas lieu. Les bâtiments furent par conséquent abandonnés et pillés durant la Révolution Française. L'édifice traversa ainsi des années mouvementées durant lesquelles il servit de dépôt, puis de caserne, notamment pour la Garde Impériale. Au fur et à mesure de ses différentes affectations, il est agrandi pour acquérir l'aspect actuel.

Il a fallu attendre la fin du XIXe siècle pour que l'École militaire retrouve sa vocation première qu'est l'enseignement. En 1878, l'École supérieure de guerre ouvrit ses portes. Puis, en 1911, le centre des hautes études militaires s'y installa. Depuis cette date, elle n'a plus cessé de former des officiers.

Elle a accueilli par la suite le collège de défense de l'OTAN (ou NATO College) de sa création en 1951 jusqu'au retrait de la France du commandement intégré de l'OTAN en 1966. Il a déménagé depuis à Rome.

En 2012, des travaux de purge ont été entrepris. Les façades des bâtiments étant dans un état délabré, des fragments de pierre de construction tombent au sol. La dangerosité de la chute de ces matières pour les occupants et les passants sur le trottoir a conduit à supprimer tous les morceaux pouvant tomber de par leur état actuel. C'est la raison pour laquelle les façades sont nouvellement "marquées" de zones plus claires, et que des coins et d'autres parties des pierres ont été évasées lors de la purge. En juin 2012, la purge du bâtiment numéro 15 accolé au bâtiment principal a dévoilé deux balles emprisonnées datant de 1944 dans l'ouverture des fenêtres du bâtiment attenant à la bibliothèque : elles ont été remises au bibliothécaire. On constata que les façades avaient des centaines d'impacts de tir, surtout celles du bâtiment numéro 11, puisque les balles avaient percé la pierre sur 5 à 15 centimètres de profondeur. *

*  Consulter l'article sur Wikipédia : École militaire (France) - Wikipédia .

Fiche ajoutée par nyc971 (1113)  |  Voir l'historique

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