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Togo

#1 11-01-2006 16:50:50

Tonio del barrio
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Togo

[Lomé, rédigé par Tonio del barrio pour wikipedia

Lomé est la capitale du Togo. Elle se situe à l'extrême sud-ouest du Togo, et s'étend le long du littoral du Golfe de Guinée. Même si beaucoup avance le chiffre d'un million d'habitants, officiellement, l'agglomération compte 796 416 habitants (chiffre de 2006), tandis que la ville compte 737 751 habitants.

Son agglomération se développe jusqu'à la frontiére avec le Ghana, situé à quelques centaine de métres du centre ville. Ainsi, Lomé est une ville/frontiére.

Lomé n’est ni une ville "coloniale" (construite et établi par les puissances coloniales), ni une "ville traditionnelle" (où les racines villageoises seraient encore inscrites dans les structures et les processus urbains)

Lomé est une ville africaine qui vit, qui évolue à une vitesse fulgurante, aux rythmes des boîtes de nuits, des mamas-benz du grand marché, des cyber-cafés, des motos/taxis (zémidjans) ou des cargos de la zone franche du Port Autonome de Lomé.

Lomé est donc incontestablement une ville africaine, mêlant tour à tour la tradition avec l'Animisme (marché des féticheurs) et la modernité arrogante à l'images des hôtels de luxe et des bâtiments bancaires.

Peuplement de lomé 

La ville fut fondée par les éwés au XVIIIe siècle et devint la capitale de la colonie allemande, appelée alors Togoland, en 1897.

Son nom vient du mot éwés "Alos" désignant un petit arbuste qui se trouve fréquemment dans la forêt du littoral togolais.

A la fin du XIXème siècle , les taxes douanières britanniques pèsent très lourdement sur les produits importés, comme les alcools et le tabac.

Les commerçants de la région située entre Aflao et Keta, à l’ouest de la frontière (c’est-à-dire des Ewé maritimes, ou Anlo) avaient donc besoin d’un lieu où débarquer les marchandises hors d’atteinte des douaniers de Sa Majesté.

C'est donc dans un souci d'échapper aux impots britanniques que Lomé naquit vers 1880. Le littoral jusqu'alors peu habité commença rapidement à se peupler.

Les éwés furent rapidement rejoints par des compagnies européennes, britanniques et surtout allemandes, ainsi que par des marchands itinérants de l’intérieur des terres, comme les caravanes Haoussa venues des routes de la cola.

Beaucoup de personnes furent donc attiré par le nouveau pôle économique que représentait Lomé. La croissance rapide de la ville s'en trouva renforcer et Lomé eu rapidement la réputation d'un lieu où on fait de bonnes affaires.


La période coloniale 

Ce furent sous les menaces des Britanniques présent dans la Côte de l'Or voisine (actuel Ghana) (Afin de mettre fin à la concurrence insupportable que provoquait la ville de Lomé sur leur colonie) qui provoqua l’appel à la protection de l’Allemagne, et donc la naissance du Togo en tant qu’entité de droit international, le 5 juillet 1884, par le traité de Baguida, renouvelé le lendemain à Lomé.

Lomé continua librement à prospérer comme centre d’importation, devenant ainsi la principale porte du Nord, dont l’axe de pénétration majeur était alors la vallée de la Volta (c’est pour y accéder que fut entreprise la construction de la première vraie route du pays, Lomé-Kpalimé, à partir de 1892).

C’est ce rôle économique majeur qui amena l’administration allemande à y transférer la capitale du Territoire, le 6 mars 1897, dans une ville qui avait déjà plus de 2 000 habitants.

Surtout, Lomé bénéficia à partir de 1904 d’un port qui en faisait l’unique point de contact maritime du Togo, ruinant sans recours sa rivale d’Aného, jusque-là beaucoup plus importante.

À partir du quai, on put déployer un réseau de voies ferrés : jusqu’à Aného en 1905, à Kpalimé en 1907, à Atakpamé en 1909.

Tout le "Togo utile" se trouvait désormais organisé comme en entonnoir autour de Lomé, dont la prépondérance sur le réseau urbain togolais était définitivement établie et la croissance assurée (la ville atteint les 8 000 âmes en 1914).

Mais, si les infrastructures mises en place par les Allemands (une poste dès 1890, le téléphone dès 1894, une banque en 1906, le télégraphe intercontinental en 1913...) pouvaient profiter à tous, un système de patentes et de licences discriminatoire évinça progressivement les commerçants africains des activités les plus lucratives, c’est-à-dire l’import-export.

Hormis le riche Octaviano Olympio, fort de sa grande cocoteraie (la première de la ville, de ses troupeaux, de sa briqueterie et de son entreprise de construction) la plupart des négociants togolais avaient dû les uns après les autres se mettre au service des firmes étrangères comme responsables de leurs agences dans les autres villes, ou jouissant de davantage d’autonomie comme acheteurs des produits agricoles d’exportation dans l’intérieur.

Les plus modestes avaient été engagés en grand nombre comme commis des factoreries (siège des bureaux d'une compagnie de commerce à l'étranger) principales.

Les firmes des autres territoires africains regardaient avec envie le Togo qui disposait d’une main-d’œuvre qualifiée abondante, alors qu’ailleurs, il fallait confier tous les postes à des expatriés, beaucoup plus onéreux pour l’employeur.

La guerre de 1914 épargna totalement la ville, mais elle entraîna, en 1916, l’éviction des compagnies allemandes, remplacées par des firmes britanniques et (timidement) françaises. Beaucoup de commerçants togolais revinrent à Lomé.

Leurs affaires florissantes, leurs vastes cocoteraies, leurs patrimoines fonciers en firent une bourgeoisie avec laquelle les nouvelles autorités coloniales devaient compter, c’était le sens du conseil des notables crée en 1922 (électif à partir de 1925), qui donna à Lomé une vie politique remarquablement précoce en Afrique francophone.

Il est de même tout à fait exceptionnel qu’une capitale africaine ait été marquée à ce point par sa bourgeoisie autochtone (originaire du pays), tant dans les pratiques de production de l’espace urbain, si originales à Lomé, que dans les singularités de son architecture populaire.

Les Français renouvelèrent les infrastructures laissées par les Allemands (réfection des voies ferrées, multiplication des routes, construction d’un nouveau quai...). Ils y ajoutèrent l’électrification (1926) et l’adduction d’eau potable (1940), que leurs prédécesseurs n’avaient pu réaliser.

Dans les années 1920, une politique de faible taxation systématique permit une longue prospérité.

Lomé atteignait les 15 000 habitants vers 1930. Mais la crise économique mondiale du début des années 1930 entraîna une récession brutale. De nombreuses firmes commerciales fermèrent, ou durent se regrouper.

Les investissements s’arrêtèrent, à l’image du chemin de fer du Nord, définitivement stoppé à Blitta en 1934.

Un projet de fort alourdissement fiscal (alors que les ressources de chacun chutaient) provoqua les émeutes populaires de janvier 1933, qui furent sans doute une coupure politique majeure dans l’histoire du Togo.

Ce n’est qu’après la Seconde Guerre mondiale, après une décennie de stagnation économique, que l’essor reprit à Lomé où tout bouillonnait de vitalité.


L'indépendance 

La population de la ville augmenta rapidement dans la seconde partie du XXème siècle. En effet si la ville ne comptait encore que 30 000 habitants en 1950, on pouvait déjà dénombrer 80 000 habitants en 1960 (Indépendance du Togo) et 200 000 habitants en 1970.

C'est-à-dire qu'en à peine 20 ans, la population de Lomé a été multiplié par sept.

À Lomé comme dans tout le pays, les très hauts cours des produits d’exportation dopèrent les marchés, les investissements importants de l’administration coloniale (les plans "FIDES" créaient en grand nombre routes, ponts, écoles, hôpitaux...) assuraient le plein emploi. Les constructions s’étendaient rapidement aux dépens des anciennes cocoteraies, l’espoir animait chacun d’un décollage imminent.

À partir des années 1975, les investissements se firent de plus en plus gigantesques, mais pas toujours dans des domaines bien ciblés, le Togo (petit pays ouvert à tous vents, plaque tournante du commerce entre ses puissants voisins) n’avait pas le marché protégé qu’il aurait fallu aux grandes industries qu’on lui construisait, ni le potentiel touristique stable pour les hôtels luxueux qui surgissaient...

En même temps, on laissait les chemins de fer se dégrader, alors qu’ils ont un rôle important, notamment pour la desserte des quartiers périphériques de la ville.

Mais l’activité économique d’une ville africaine ne se résume pas à une accumulation de grandes compagnies, de banques et d’usines.

Il y a aussi le très vaste champ de l’économie populaire, ces innombrables activités de production, d’échange, de service, de réparation, qui sont en fait le gagne-pain de la majorité de la population, et le seul moyen pour elle d’accéder à des services à la mesure de ses modestes ressources.

Difficile à saisir dans les outils statistiques des économistes, le "secteur informel" est pourtant de plus en plus la véritable vie économique des citadins africains.

De plus, on peut noter le développement du maraichage autour de la ville, stimulé par le chômage croissant, l'exode rural et la demande en légumes. Le maraichage, d'abord étendu au nord se trouve principalement sur la plage (le sable est très peu salé), en plantant des haies de protection.

Les divers études du marché foncier de la ville indique que les quartiers sont relativements hétérogénes, mêlant villas cossues et habitat modeste, sans division sociale et spatiale de la ville. Cela s'explique par le fait que les Loméens sont très attachés à leur parcelle de terre et à ce qu'ils appellent leur "chez" (chez soi). cela à donc conduit à un gel foncier. Cependant si la ville n'est pas une ville divisé socialement, il n'en reste pas moins que Lomé connaît de plus en plus de problèmes liés aux ramassage des Ordures ménagères, la lutte contre l’insalubrité urbaine est devenue une des priorités de la ville et de ses habitants.

Lomé est donc plus que jamais une ville africaine qui vit, qui évolue à une vitesse fulgurante, aux rythmes des boîtes de nuits, des des nanas-benz du grand marché, des cyber-cafés, des motos/taxis (zémidjans) où des cargos de la zone franche du Port Autonome de Lomé. Lomé est donc irrémédiablement une ville africaine, mêlant tour à tour la tradition avec l'Animisme (marché des féticheurs) et la modernité arrogante à l'images des hôtels de luxe et des bâtiments banquaires.


Climat 

Comme dans tous climat équatorial, la ville connaît deux saisons des pluies, la principale commence en avril et se termine vers juillet, puis une seconde saison des pluies moins importante commence début septembre et se finit fin novembre.

La chaleur est constante, la température maximale moyenne sous abri est en moyenne de 30°c l'après midi, et la température minimale moyenne est de 23°C le matin. Au début de l'année, souffle parfois l'harmattan, un vent sec venu du Sahara et qui peut faire descendre le thermomètre de Lomé à 19°C, le matin.

Lomé reste aussi largement influencé par l'océan. Ainsi, on a l'usage de dire que le climat est ici un climat équatorial tempéré par l'océan. La chaleur est ainsi stable, sans pointes excessives, et le souffle qui vient de la mer, la rend assez agréable.

Ce qui est intéressant, c'est la faible pluviométrie pour une telle latitude, en effet, Lomé jouit d'un micro climat qui lui permet d'atteindre une faible pluviométrie pour la région (800 mm par an), pour comparaison, Paris reçoit en moyenne 650 mm par an.


Géographie 

À sa création, la commune de Lomé était coincée entre la lagune au Nord, l'océan Atlantique au Sud, le village de Bè à l'Est et la frontière d'Aflao (GHANA) à l'Ouest.

Aujourd'hui elle a connu une extension vertigineuse et est délimitée par le Groupement Togolais d'Assurances (GTA) au Nord, l'océan Atlantique au Sud, la Raffinerie de pétrole à l'Est, et par la frontière TOGO-GHANA à l'ouest. L'agglomération s'étale sur une superficie de 333 km² dont 30 km² dans la zone lagunaire.

Les prestations des services de la municipalité de Lomé dépassent de très loin les limites du Golfe et la Commune vers le Nord et à l'Est de la ville.

Distance entre Lomé et le reste des villes du pays

Lomé/Tsévié 35 km
Lomé/Aného 45 km
Lomé/Tabligbo 90 km
Lomé/Notsé 100 km
Lomé/Kpalimé 121 km
Lomé/Atakpamé 167 km
Lomé/Blitta 273 km
Lomé/Sokodé 355 km
Lomé/Bafilo 404 km
Lomé/Bassar 412 km
Lomé/Kara 428 km
Lomé/Kandé 503 km
Lomé/Mango 592 km
Lomé/Dapaong 662 km


Visitez la partie de forum sur les villes d'Amérique latine :
- Santiago de Chile : http://www.paris-skyscrapers.fr/forum/v … 35&p=2
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#2 11-01-2006 18:54:17

Tonio del barrio
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Re: Togo

http://farm1.static.flickr.com/21/27661456_ea22799132_b.jpg


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#3 11-01-2006 18:59:53

Sinha
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Re: Togo

merci pour ses photos et ses explications moi meme passionné par l'Afrique je suis tres receptif a ce genre de poste .

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#4 11-01-2006 19:29:18

Tonio del barrio
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Re: Togo

Ca fait plaisir...de voir des gens qui s'interesse à ce continent et à ces petits pays (surtout le togo), j'ai vu tes posts sur Djenne, une des plus anciennes villes du monde, sur la boucle du fleuve Niger. Que dire de Dakar...Toute ces villes sont amené à jouer un rôle de plus en plus important, du moins, je l'espére...
Le jour où j'irai au Togo (c'est prévu), promis, vous aurez des photos, si le site est encore là dans 5 ou 10ans, je l'espère... D2


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#5 11-01-2006 21:26:20

virtual
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Re: Togo

Merci bien Tonio

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#6 12-01-2006 01:29:49

Boris_F
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Re: Togo

Toujours d'aussi beaux threads, Tonio, c'est un plaisir ! B6
On voit assez bien les paradoxes divers des villes africaines dans ce thread, qui hésitent entre tradition et modernité - à un point énorme, cela conforme en profondeur les villes africaines - ainsi que les strates historiques. Le mode de vie rural aussi qui se transporte dans un univers urbain. Et puis les premiers pas vers le capitalisme qui conforme certains standards d'une manière très impromptue. Ce sont des villes où l'humain est encore au centre du débat, malgré tout, mais sur un système border line, qui hésite entre toutes les fonctions actuelles de la ville. C'est très intéressant, car on a l'impression de voir l'occident rattraper bon gré mal gré un monde qui était totalement structuré auparavant ; on est en pleine adaptation à la culture mondiale, et bien malin serait celui qui saurait dire exactement ce que cela donnera comme résultat dans 30 ans, dans une génération...

En tout cas, merci pour le thread Tonio ! B6


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#7 12-01-2006 13:29:43

Tonio del barrio
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Re: Togo

merci à ce magnifique site que je vous conseille, surtout pour les amoureux de l'Afrique:

  www.Zoulstory.com

http://img81.imageshack.us/img81/3755/r77zp.jpg

http://img81.imageshack.us/img81/8814/r89hf.jpg

http://img81.imageshack.us/img81/4334/r93rd.jpg


Visitez la partie de forum sur les villes d'Amérique latine :
- Santiago de Chile : http://www.paris-skyscrapers.fr/forum/v … 35&p=2
- Mexico City : http://www.paris-skyscrapers.fr/forum/v … 34&p=2
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#8 12-01-2006 13:35:29

Tonio del barrio
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Re: Togo

C'est plus qu'une visite touristique que je veus vous montrer mais
une vision architecturale d'une ville africaine.

http://img81.imageshack.us/img81/7475/r101rw.jpg

http://img81.imageshack.us/img81/8777/r118xc.jpg

Le stade de Lomé : 30 000places, la pluspart des stades africains sont construits par les chinois
à des prix frolant la gratuité...les chinois se placent partout...
Togo sera là a la coupe du Monde 2006!!!!

http://img81.imageshack.us/img81/5985/r12stade300001dx.jpg

http://img81.imageshack.us/img81/6147/r131ia.jpg

http://img81.imageshack.us/img81/883/r142tp.jpg

http://img81.imageshack.us/img81/9364/r158jo.jpg

http://img81.imageshack.us/img81/3932/r160kb.jpg

http://img81.imageshack.us/img81/6244/r174ea.jpg

http://img81.imageshack.us/img81/3650/r181ai.jpg

http://img81.imageshack.us/img81/3825/r197ps.jpg


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#9 12-01-2006 13:38:16

Tonio del barrio
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Re: Togo

http://img81.imageshack.us/img81/493/r205wh.jpg

http://img81.imageshack.us/img81/5633/r218sy.jpg

http://img81.imageshack.us/img81/6623/r227hg.jpg

http://img81.imageshack.us/img81/2030/r235gc.jpg

http://img81.imageshack.us/img81/2760/r247lz.jpg

http://img81.imageshack.us/img81/5253/r259wm.jpg

http://img81.imageshack.us/img81/4164/r260eq.jpg

http://img81.imageshack.us/img81/4161/r277fh.jpg

http://img81.imageshack.us/img81/9031/r283pm.jpg

http://img81.imageshack.us/img81/8219/r296jt.jpg


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#10 12-01-2006 13:41:37

Tonio del barrio
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Re: Togo

http://img81.imageshack.us/img81/8660/r302dk.jpg

http://img81.imageshack.us/img81/868/r313ib.jpg

http://img81.imageshack.us/img81/8195/r321lr.jpg

http://img81.imageshack.us/img81/6780/r332ho.jpg

http://img81.imageshack.us/img81/4943/r343cd.jpg

http://img81.imageshack.us/img81/8009/r353tb.jpg

http://img81.imageshack.us/img81/3245/r361ud.jpg

http://img81.imageshack.us/img81/3278/r371my.jpg

http://img81.imageshack.us/img81/2127/r385um.jpg

http://img81.imageshack.us/img81/830/r392to.jpg


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#11 12-01-2006 14:27:25

Tonio del barrio
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Re: Togo

http://img81.imageshack.us/img81/8272/r403nw.jpg

http://img81.imageshack.us/img81/484/r417bs.jpg

http://img81.imageshack.us/img81/8334/r426og.jpg

http://img81.imageshack.us/img81/6600/r434yu.jpg


http://img81.imageshack.us/img81/2239/r445pv.jpg

http://img81.imageshack.us/img81/8421/r458gs.jpg

Pour répondre et ettayer les propos de Mynight :

Je profite de ce thread pour rayer de la tête les idées préconçues que l'on peut avoir sur les villes Africaines :

-il y a eu des villes avant la colonisation
-il n’y avait pas que des blancs ou des colons dans les villes Africaines

l'Urbanisation est en Afrique comme ailleurs un processus spatial où les hommes s’agglomèrent de manière importante dans un espace restreint.

Un processus de transformation d’un espace rural ou d’une société, en espace urbain.

Un  processus spatial avec agglomération de différentes ethnies, différentes langues, différentes professions.

Villes est un pôle d’attraction et de diffusion, c’est la synthèse des apports extérieurs (c'est l'exemple parfait de la culture Swahili = bantu + arabe)

Critère d’urbanisation : ville (lieu éco) où tout le monde ne vit pas de l’agriculture (commerce/marché/artisans)

En Afrique : 3 conditions à l’urbanisation

•    Possibilité d’un surplus de production agricole servant à nourrir les non producteurs.

•    Présence d'une classe de marchands, de commerçant
                pas de villes sans marchés,
                mais il existe des Marchés sans villes.

•    Présence pouvoir politique avec une classe de dirigeant contrôlant ce surplus agricole

Ex : cités haussa 16e/18e : il faut un Etat pour voir l'émergence de villes

Notion de réseau, de hiérarchie inhérente au processus d’urbanisation, ville la plus importante attire la main d’œuvre. 
Exemple des aires d’influence des villes Yoruba tels que Bobo Dioulasso (Burkina Faso)…ainsi qu'au Ghana

Rupture coloniale : primauté aux flux côtiers par rapport à l'arrière pays et aux réseaux urbains existant.

Phases de la périodisation urbaine précoloniale :

1) Villes anciennes/né de l’expansion de l’agriculture avec création d'un surplus agricole : Jenne Jeno: -250 JC au Mali sur le fleuve Niger

2) Villes nées des contacts avec l’islam et le monde arabe, servant de relais marchand et de relais culturel

3) -1450/1500 introduction des forts côtiers Portugais, puis rapidement Européen, mais les villes autour des forts se développe hors de la colonisation du littoral.

4) Phase coloniale à proprement parlé avec une rupture net dans le développement urbain de l'Afrique. On va rapidement utilisé et concurrencé les réseaux existants et faire le choix de villes utiles.

Il faut voir que la ville coloniale est un creuset économique, politique, social et culturelle où création d’une Société entre l'ancien et le nouveau.
 
Nairobi crée par des blanc mais en 1933 : 48% des européen du Kenya ne représentait que 7.5% de population de la ville.

4 thèmes pour une nouvelle appréhension de la ville africaine coloniale :

1) la ville n'est pas une nouveauté à l’époque coloniale, dés domestication de l'agriculture et bien avant la colonisation mais dés l'influence arabe avec l'intrusion de l'islam entrainant la disparition de la ville de Jenne Jeno (-250JC à IXe siécle).

Ville est un point de convergence multiples entre différents peuples africains mais il est vrai que le capitalisme Occidental va modifié l'évolution de l’urbanisation.
Dés 1750-1850, les villes africaines sont insérés dans un syst éco qui est celui de l'occident.

Nouveau départ sur des éléments urbains antérieur. 
Question de nature entre ville historique et civilisation urbaine en gestation permanente ?

2) ville est un instrument universel de colonisation. La ville coloniale n’est pas pour autant une exception. Toute ville peut être considérer comme outil de colonisation, car lieu de contacts entre une culture et un être en devenir.

Rôle de creuset social, diffiseur de culture avec un fort impact sur son aire de contrôle.

Par pouvoir brutale (militaire/guerrier/colonisateur), séduisant (rayonnement culturel/relation art et technique), Ville boulverse et réorganise à son profil l’ensemble de la région par un réseau urbain hiérarchisé dont elle est le pôle.

Sa survie (ne vie pas de agriculture) tient par organisation économique/politique de la production des échanges du surplus agricole dirigé par bureaucrate/notable/dirigeant/artisant jusqu’à la revolution technologique des transports internationaux d'aujourd'hui.

Contrôle des campagnes par les villes.
EX: cité Yoruba VIII/Xe Dynamisme à dominer (et à exploiter) population locales sans organisation, cité Yoruba maîtrisaient le fer.

De plus elles concentrent les actions adminitratives et marchandes,  répression si population des bourgs ne vient dans la ville.

Les villes Yoruba étaient considéré plus comme des communautés vivantes que comme des sites naturels donc il y avait de nombreux transfert, notamment vers le Sud.

Avec les villes coloniales au XIX/XXe c'est la cas extrême de pouvoir coercitif et excentré (pouvoir réel en métropole) imposition d'une culture et d'une économie autre sur autochtone.

3) la ville coloniale Africaine n’est pas une ville blanche, sauf exception à Le cap, Afrique du sud.

Vision blanche de la ville car le pouvoir étaient aux blancs. Le pouvoir colonial reposait sur des villes ou la plupart vivaient car elles étaient des centres stratégiques militaires, des centres de décisions politique, économique, des centres gouvernementaux, des lieux d'entreprises occidentales, de banques, d'agences import/export/ des places du Commerce/ des places du marché du travail.
Car villes coloniales étaient un lieu de production car en plus du besoin d'avoir un personnel administratif pour le pouvoir colonial, la ville était un lieux de contrôle de l'offre et de la demande. Les blancs organisaient la  venue des hommes de la campagne sans aucune prise en charge.

Ainsi villes attirèrent les produits et les hommes qui sont la force de travail. Les migrants affluent et rediffuse chez eux (campagne) toute les découvertes faites en ville.

4) La ville est un lieux de cristallisation culturelle : ville coloniale est le lieu de colonisation par excellence, en terme géographique et culturelle, c'est un vecteur de modernisation, un foyer de rencontre, un systême des valeurs dites traditionelles remaniés sous les actions des valeurs occidentales, alors dominantes.

La société urbaine actuelle n’est plus une société duale avec des blanc colons dominants et des africains dominés.

Aujourd'hui les ouvrier rapportent de la ville un nouveau savoir, une nouvelle technique, un nouveau regard sur le monde, c'est un processus de médiation.

Pour résister à la colonisation, les Africains a dû évoluer et s’adapter aux nouvelles technologies, avec un nouveau dynamisme.

Constat : début 1900 = les africains sont la main d’œuvre principale des villes, alors siége des blancs.
Pour africains, celà représente une dépossession (logique) de leur univers et se sentent désormais étrangers à la ville, puis ils sont su réinvestir l’environnement urbain plus vite que les blancs ne le voulaient (ils se sont même bien gardés d’en parler, aux occasions qui se sont présenter)

A2
Schéma pour les colonisateurs blancs = Tous les africains sont ruraux, les villes sont faites avec des paysans égarés donc ce sont des lieux de passage pour eux, ils vont repartir dans leurs campagnes, dans la brousse
Ainsi, pour les colons, il n'y avait pas besoin d’investir dans l'urbanisme.

Les africains furent rejetés et durent se débrouiller et on donc improviser, innover, inventer la fameuse débrouille Africaine.
Les Africains étaient juste autant dépaysés que les pauvres au XIXème en Angleterre qui travaillaient dans leurs usines et qui habitaient dans leurs petits logements bâti à l'identiques.

Le processus d'urbanisation de l'Afrique n'est pas à réduire à une adaptation puisque les africains n’ont pas eu à s’adapter à la ville car ce sont eux qui l’ont faite mais en 1950, théorie où la ville est le mal absolu, de la misère que urbain = pauvreté mais « ce n’est pas la ville qui a fait l’africain mais l’africain qui a fait la ville ». 

Villes : ensemble en constant devenir, ni traditionel, ni moderne.

Plus que jamais les villes africaines sont des lieux de pouvoir, de construction à la fois social et politique.
C’est en ville que vont se façonner les politiques à venir.

Dernière modification par Tonio del barrio (12-01-2006 14:32:48)


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#12 12-01-2006 15:32:42

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Re: Togo

Analyse intéressante en effet, où l'on voit tout de même que ce qui crée la ville à venir reste - partout dans le monde - la représentation de la ville, je veux dire par là l'image que l'habitant ou le bâtisseur se font de la ville. Cela se concrétise sur le terrain par des strates ou un maillage urbains qui changent très fortement suivant leur époque, mais qui s'ajoutent les uns aux autres - il n'y a pas et il n'y a jamais eu de tabula rasa depuis l'arrivée des conquistadors espagnols), et qui créent malgré tout une identité urbaine globale propre à chaque ville.

Je pense que ce maillage est très contrasté dans les villes africaines, et on est bien d'accord évidemment qu'il ne s'agit pas d'une adaptation à l'occident, puisque comme tu le dis, Tonio, on ne replâtre pas l'existant à l'image de l'occident cela va de soi. On est juste dans l'optique d'une stratification, et au Caire cela est extrêmement visible entre les vieux quartiers arabes (genre le vieux Caire), les quartiers coloniaux (genre Héliopolis) ou les quartiers contemporains du centre.

Dès lors, je pense que la colonisation n'est qu'un paramètre (certes très important) de la morphologie des villes africaines, ou des villes finalement des pays émergeants qui se rejoignent dans leur recherche de cohérence globale. La mondialisation impose des standards économiques qui de toute manière se stratifieront sans aucun doute dans ces villes. Reste à savoir si la mondialisation est une forme de néo-colonialisme économique, mais c'est un autre débat dans le fond... A7

Tiens, un bon site sur la question :
http://www.aedev.org/article.php3?id_article=281


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#13 12-01-2006 16:04:30

Tonio del barrio
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Re: Togo

merci pour ses précisions amigo, même si certaines photos ne sont pas trop Africaines, des pain de sucre en afrique, ça reste à voir... B5

Le problême concernant les infrastructures est complexe étant donné que la croissance démographique est telle que les pouvoirs publics ne peuvent rien à faire un rythme aussi important qui peut être de 8%par an pour certaine ville comme à Lagos (doublement de la population en un peu moins de 10ans)...

ce sont des rythmes que n'a pas connu l'Angleterre même si elle a fait sa transition démographique et transition urbaine en moins de 100ans, le Brésil l'a faite (transition urbaine) en moins de 30 ans, qu'en sera t'il de ses pays?

De plus, la pluspart des habitants sont des jeunes qui prennent une place tellement importante dans le budget national (aides sociales/éducation) que rien n'est laissé aux infrastructures.

Mais déjà les chiffres que l'on avaient accordé à certaines villes au environ de 2025 sont revus à la baisse, n'a t'on pas vu des chiffres parlant de 25millions d'habitants à Lagos D9, aujourd'hui on parle de 18 millions en 2015, je demanderai à voir à cette date.
Le Nigeria voit le nombre de ces villes moyennes en constante augmentation, et celui de Lagos se ralentit.

L'avenir, je ne sais pas, pour le Togo, c'est tendu....

C'est une période trés difficile en ce moment, surtout que notre cher président Chirac avait des relations plus que privilégiés avec l'ex-président Eyadéma (il a assasiné son opposant pour arrivé au pouvoir, rien que çà!), son fils a été parachuté au pouvoir à sa mort, l'année derniére, aprés 38 ans de présidence de son pére, puis le fils a décidé de faire des éléctions qui ont été dénoncé pour leurs caractéres plus que peu honnête, La france a dit que tout s'était bien passé dans l'ensemble : Insurection suite à la réaction française :
Les violences qui ont accompagné l'élection présidentielle d'avril dernier au Togo ont fait "entre 400 et 500 morts", selon un rapport publié lundi par les Nations unies, qui attribue "la responsabilité principale" de ces violences au pouvoir en place.
La "mission d'établissement des faits" nommée par le Haut commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme a indiqué avoir mis au jour "le caractère massif et la gravité des actes de violation des droits de l'Homme attestées par le nombre élevé des victimes (entre 400 et 500 morts et des milliers de blessés)".
Le rapport note aussi "l'ampleur des disparitions, l'utilisation à grande échelle de la torture et des traitements inhumains et dégradants, les destructions systématiques et organisées des biens et des propriétés".
30 000 d'exilés au Bénin voisin.

JE VEUS PAS DE FAIRE DE POLITIQUE, mais juste pour montrer le problême majeurs de ces pays riches tels l'exemplaire côte d'Ivoire ou le riche Togo qui tombe au fur et à mesure dans de vaste crise politique...

La ville avait développé une zone franche autour du Port et celui-ci connait une augmentation accrue de son activités, car celà reste un des derniers ports de la côte occidentale à fond profond, où peuvent ammarrer de gros bateau, de plus, le conflit en Côte d'Ivoire bloque Abidjan, les Pays Sahélien tels le Mali, le Burkina, le Niger sont dépendant de ces débouchés, leurs choix se portent soit sur le Sénégal sur Dakar, soit sur Lomé au Togo.

Compte tenu des problêmes politique actuelle, je ne sais pas quoi vous dire sur le développement futur de Lomé.
il y a de tels potentiel mais de tels gachis, regardez la République Démocratique du Congo, ce pays a tout, la superficie, la population donc un marché intérieur important, des richesses sous-terraines, mais rien...

Dernière modification par Tonio del barrio (12-01-2006 16:25:48)


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#14 12-01-2006 16:43:55

Tonio del barrio
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Re: Togo

Vous savez, amigos, je voulais pas faire de politique, juste vous montrer que il y a une diiférence entre des zones franches asiatiques et ses pays...qui ont beau déployé tout ces "astuces" économiques pour voir que ce n'est pas si facile, pareil au Nigéria, au Libéria, il y a du pétrôle, et le résultat n'est pas exceptionnel, la population restant pauvre...


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#15 12-01-2006 18:03:52

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Re: Togo

Non non, c'est très intéressant, pas de souci. A7


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#16 17-01-2006 10:26:29

Tonio del barrio
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Re: Togo

Histoire du Togo

Sommaire

1 Préhistoire

2 Histoire du peuplement du Togo

3 Colonisation et conquêtes allemandes

4 Le Togo sous mandat français

5 Vers l'indépendance

6 L'indépendance du Togo

7 Gnassingbé Eyadema président de 1967 à 2005

7.1 Début 2000, les promesses non tenues

8 Année 2005, le Togo en crise


Préhistoire


On a découvert dans l'ensemble du pays, des objets lithiques (meules, broyeurs, pierres taillées, etc..) et des perles de pierre notamment dans le Nord du pays où la nature du terrain, plus sec et plus dégagé, les rendent plus visibles.

Les études préhistoriques restent encore insuffisantes et ne sont pas encore assez nombreuses, pour permettre de faire précisément un lien avec les cultures voisines. Cependant, on a réussi à retrouver de nombreuses traces d'anciens fourneaux ainsi que de scories permettent d'affirmer l'intensité de l'activité métallurgique dans le centre. De plus, on sait que les forgerons exportaient le fer extrait des minerais de la région jusqu'à la ville de Kano au Nigeria.

Quelques-uns de ces hauts-fourneaux mesuraient jusqu'à trois ou quatre mètres de hauteur, servant aux Bassari à réduire le minerai de fer afin de fabriquer des outils et des armes qu'on utilisait encore à la veille de l'indépendance.


Histoire du peuplement du Togo


Les Bassari, les Tamberma et les Kabyé se trouvaient déjà dans les régions montagneuses lorsque arrivèrent de nouvelles populations déplacées par les événements qui déstabilisèrent durablement l'Afrique occidentale comme la Traite des noirs, l'introduction de fusils ou encore les apports des commerçants arabes qui islamisèrent les savanes du nord du pays.

Dans le Nord, les Gourma furent donc islamisés et les Kotokoli s'installèrent autour de Sokodé; les Tyokossi s'installèrent dans la région de Mango. Le centre et le sud du pays subirent les conséquences de la montée en puissance des Bariba du Bénin ainsi que du royaume de Dahomey et des Achanti du Ghana.

Réfugiées dans leurs montagnes, les populations locales résistèrent cependant aux razzias que subirent leurs voisins. Dans le Sud, les populations venues de l'Est (Bénin actuel et Nigeria) s'installèrent en vagues successives à partir du XVe siècle, au moment même où les portugais débarquèrent sur la côte.

Les Éwé s'établirent autour de Tado, près de Notsé, au siècle suivant. Leur roi, Agokoli, fit édifier une enceinte faite d'argile et de sang humain (un rite de fondation) pour protéger Notsé des réfugiés affluant du Nord.

Au {{XVIIe siècle]], parce qu'ils étaient devenus trop nombreux, les Éwés se sont dispersés dans l'Ouest, jusqu'à la rive gauche de la Volta.


Colonisation et conquêtes allemandes


Dès cette époque commencèrent les missions catholiques auxquelles les protestants ne réagiront qu'au XVIIe siècle.

Puis, les portugais pratiquèrent rapidement un commerce actif et la traite négrière se développa le siècle suivant, autour du comptoir nommée Petit-Popo (actuel Aného). Au XVIIIe siècle, les danois venus de Christianenborg (l'actuelle Accra), s'implantèrent à leur tour. Ils furent suivis, à partir des années 1780-1800, par des groupes d'hollandais, par de nombreux «brésiliens», des anciens esclaves libérés et rapatriés du Brésil ou des descendants de portugais installés au Togo, qui participèrent aux échanges côtiers.

Francisco Felix da Souza, qui s'établi à Petit-Poto (futur chacha du Dahomey, l'actuel Bénin), fit fortune dans le commerce du tabac, du rhum, des tissus et dans la traite des esclaves.

En 1880, le Togo actuel n'existait pas encore. Les anglais et les français, occupant respectivement la «Gold Coast» (actuellement le Ghana) et le Dahomey (actuellement le Bénin), installèrent des postes douaniers à leurs frontières, d'où ils tiraient l'essentiel de leurs ressources, prélevées sur des produits tels le tabac et l'alcool.

En 1883, le chancelier allemand Bismarck décida d'imposer un protectorat sur le Togo. L'année suivante, l'explorateur allemand Gustav Nachtigal signa un «traité de protectorat» avec le chef du lac Togo, M'lapa III de Togoville, et donna son nom actuel au pays. C'est en 1885, lors de la conférence de Berlin qui délimita les zones d'influence économiques européennes en Afrique, que la côte togolaise fut officiellement attribuée à l'Allemagne.

Comme les autres puissances coloniales de l'époque, l'Allemagne s'empressa de faire valoir ses droits sur l'arrière-pays, ainsi elle annexa rapidement, en à peine quelques années 85 000 km² de territoires.

Les allemands fondèrent le port de Lomé et mirent en place une économie de plantations, en particulier dans la région de Kpalimé, propice à la culture du cacao et du café.

Mais l'arrivée des allemands se heurta à une forte résistance de la part des africains. Des accords furent signés avec certains royaumes, mais la révolte des Kabiyés (1890) et celle des Konkomba (1897-1898) furent matées violemment. Toutefois, les révoltes ne cessèrent d'augmenter en intensité surtout lorsque les occupants allemands s'enfoncèrent à l'intérieur des territoires du Togo conquis.

L'Allemagne encouragea ses citoyens à s'installer dans la colonie togolaise appelée le Togoland, en leur offrant des concessions à des conditions très avantageuses. Elle fit également construire les infrastructures nécessaires à l'exploitation du Togo, comme des lignes de chemin de fer, en recourant massivement aux travaux forcés.

Les allemands en firent une Musterkolonie (une «colonie modèle») où devaient régner l'équilibre, la prospérité et la bonne gestion, mais où la langue allemande n'était pas imposée aux populations locales. Certains responsables allemands ne désiraient pas transmettre la langue et la culture allemandes, car ils considéraient que les noirs n'étaient ni dignes, ni capables de bénéficier d'une telle éducation.

En matière de formation scolaire, le Togo allemand mit en place des écoles gérées par des missions catholiques et protestantes. Vers, 1910, le pays comptait 163 établissements scolaires évangéliques et 196 catholiques. Les catholiques avaient créé aussi un centre de formation pour les enseignants.

Les missionnaires, tant catholiques que protestants, privilégiaient l'enseignement «en langue indigène» pour mieux convertir les «païens» à leur religion. Par exemple, la Mission de Brême assurait l'enseignement primaire entièrement en éwé, tandis que la formation supérieure était surtout dispensée en anglais, très rarement en allemand. Ainsi, dans l'ensemble, les missionnaires n'imposèrent jamais la langue allemande. L'influence de la langue allemande demeura presque nulle chez les Togolais.

Les autorités allemandes tentèrent bien d'organiser le partage de la nouvelle colonie entre les missions chrétiennes et de n'autoriser que la présence de missionnaires de nationalité allemande, mais elles se désintéressèrent rapidement de la question scolaire. En 1913, on ne comptait que quatre écoles publiques (Regierungschulen), qui rassemblaient 341 élèves, comparativement à 348 écoles confessionnelles qui en recevaient plus de 14 000. Ce furent les seuls établissements d'enseignement où l'on enseignait en allemand. Dans les petites écoles primaires, l'enseignement en éwé est toujours resté prépondérant.

Après le début de la Première Guerre mondiale, une opération conjointe franco-britannique força les allemands, retranchés à Atakpamé (capitale de la région des Plateaux), à capituler dès le mois d'août 1914. Le gouverneur allemand Herzog Adolf Friedrich zu Mecklenburg (1912-1914) dut quitter le Togo.


Le Togo sous mandat français


Les français et les britanniques se partagèrent l'occupation du territoire, une décision qui fut confirmée le 10 juillet 1919. Le Togo devint alors un mandat de la Société des Nations (SDN), partagé entre la française (le nord appelé le «Togo français») et britannique (l'ouest appelé le «British Togo»).

Le Togo français obtint une superficie de 56 600 km2, le Togo britannique, 33 800 km². Avant la Première Guerre mondiale, le Togo avait une superficie de 90 500 km². On peut dire que le Togo est le seul pays d'Afrique à avoir vécu sous colonisation allemande, sous domination anglaise et enfin sous mandat français.

Par crainte que les togolais restent loyalistes à l'Allemagne, les français firent en sorte de supprimer toute trace de la colonisation allemande. Tout en appliquant un régime plus souple, ils réduisirent à néant l'influence des togolais instruits par les allemands et interdirent l'usage de la langue allemande, notamment aux missionnaires alsaciens et lorrains. Le français devint la langue officielle du Togo et l'enseignement public se fit seulement dans cette langue.

À l'inverse des allemands qui n'avaient pu définir, ni appliquer une politique linguistique cohérente, les français imposèrent sans ambiguïté la langue française. Dès 1915, l'allemand fut interdit dans leur zone, puis ce fut le tour de l'anglais à partir de 1920.

L'arrêté de 1922, qui organisait le secteur scolaire public et assurait le contrôle des écoles confessionnelles, imposa le français comme seule langue admise dans les écoles. L'arrêté de 1922, publié dans le Journal officiel du Togo, stipulait à l'article 5 dans cette disposition sans équivoque : «L'enseignement doit être donné exclusivement en français. Sont interdits les langues étrangères et les idiomes locaux».

Les langues étrangères visées étaient l'allemand et l'anglais, les «idiomes locaux» (qui n'avaient pas droit au titre de «langue») étaient les langues togolaises.

Les français croyaient que, en raison du grand nombre des langues togolaises, il était inutile et impossible d'en choisir une comme «langue de communication» au détriment des autres, sans provoquer des conflits de préséance entre les ethnies. Ils croyaient surtout que les langues africaines étaient trop «primitives» et «inaptes à l'enseignement», c'est-à-dire tout le contraire du français décrit comme «supérieur».

De leur côté, les togolais n'ont pas semblé à ce moment-là porter un grand intérêt au problème de leurs langues nationales. Seules les communautés religieuses restaient préoccupés par l'enseignement en éwé dans les écoles.

Vers l'indépendance

La Seconde Guerre mondiale arrive à un moment où, dans l'ensemble, le Togo est paisible. Après l'armistice signé en juin 1940, le pays est placé sous le contrôle du Régime de Vichy. La frontière avec l'ancien Ghana (la Gold Coast) est fermée, et les approvisionnements deviennent rare.

L'une des premières conséquences du débarquement en Afrique du Nord, le 8 novembre 1942, est l'internement des commerçants anglophiles, dont Sylvanus Olympio, cependant comme l'Afrique occidentale française (AOF) rentre en guerre, les frontières s'ouvrent petit à petit, et les suspects sont libérés.

En 1945, la Charte des Nations unies va établir un régime de tutelle visant à "Favoriser l'évolution des populations vers la capacité de s'administrer eux mêmes; Développer le sentiment de l'indépendance. Encourager le respect des Droits de l'Homme et des libertés fondamentales, sans distinction de race, de sexe, ou de religion".

Le Togo sera, par la suite, un des premiers pays, à se doter d'institutions politiques et électorales. Les partis politiques togolais travaillèrent activement à l'évolution du statut du pays mais se divisèrent en deux camps, opposés dans leurs objectifs :

le Comité de l'unité togolaise (CUT), qui était partisan d'un État réunifié et autonome
le Parti togolais du progrès (PTP), qui devint le Mouvement populaire togolais (MPT), qui demandait l'abolition de la tutelle et réclamait une association plus étroite avec la France
En 1956, le premier ministre qui est le chef du gouvernement est désormais élu par l'Assemblée nationale, et la république autonome dispose de pouvoirs de plus en plus large.

La même année, à l'issue d'un référendum, le Togo britannique fut incorporé à la Côte-de-l'Or (ou «Gold Coast»), qui devint le Ghana au moment de son indépendance en 1957. Les Éwés refusèrent ce choix qui consacrait la partition de leur peuple, dont le territoire s'étendait avant la colonisation européenne de Notsé aux rives de la Volta. Cet éclatement nourrira par la suite des tensions périodiques entre le Ghana et le Togo.

Le CUT remporte une écrasante victoire le 27 avril 1958, et Sylvanus Olympio, son chef, est ainsi élu Premier Ministre de la République.

En 1958, un nouveau référendum, organisé sous l'égide de l'Organisation des Nations unies (ONU), permit au Togo français d'accéder à l'autonomie, en tant que république, au sein de la Communauté française.

En février 1960, Sylvanus Olympio, refusa l'offre du président ghanéen, Kwame Nkrumah, d'unir les deux pays.


L'indépendance du Togo


Le Togo devient indépendant, le 27 avril 1960 et obtient un siège à l'ONU en septembre de la même année et Sylvanus Olympio est élu président aux dépens de Nicolas Grunitzky, candidat soutenu par la France, lors d'élections supervisées par l'ONU.

C'est logiquement Sylvanus Olympio qui dirige la rédaction de la Constitution de la République du Togo, qui devient une démocratie à régime présidentiel, à la tête de laquelle Olympio engage une politique autoritaire. Cette situation va provoquée des impatiences voire des mécontentements dans la région Nord du pays, qui se sent délaissée par un gouvernement dominé par les Ewé de la région de Lomé.

En 1963, l'Afrique des indépendances va connaître son premier Coup d'État. Sylvanus Olympio refuse la réintégration dans l'armée togolaise des soldats qui avaient combattu au sein de l'armée française pendant la Guerre d'Algérie. Ces soldats, majoritairement issus des Kabiyê du Nord du Togo, décidèrent alors d'organiser un Coup d'État dans la nuit du 12 au 13 janvier 1963, une poignée de militaires dont faisaient partis Gnassingbé Eyadema assassinèrent Sylvanus Olympio.

Rapidement, un comité militaire insurrectionnel fait appel à Nicolas Grunitsky, qui fut élu président en 1963, tout en adoptant une nouvelle Constitution. Grunitzky va diriger le pays d'une manière un peu plus libéral, en acceptant l'existence d'une opposition.

Cependant, les difficultés persistent et le 13 janvier 1967, les militaires prennent à nouveau le pouvoir. La Constitution est suspendue et l'Assemblée nationale dissoute. Kléber Dadjo va occuper provisoirement le poste de Premier ministre. Le lieutenant-colonel Étienne Gnassingbé Eyadema, appartenant à l'ethnie des Kabiyê, prend le pouvoir et met en place un nouveau gouvernement où sont en majorité les personnalités du nord du pays.


Gnassingbé Eyadema président de 1967 à 2005


Devenu Président de la République, il commence par supprimer le multipartisme et fait ainsi de son parti, le Rassemblement du peuple togolais (RPT), le seul autoriser et fait adhérer les chefs coutumiers. Par référendum en 1972, il fait ratifier ce régime politique, qui durera pendant vingt et un ans.

A partir de ce moment, le général Eyadéma va inaugurer une longue période de calme et de développement qui donnera à l'étranger une impression de stabilité qui permettra, par la suite des rencontres internationales lors des conférences de Lomé1, Lomé2 et Lomé3.

L'État, dirigé pas son chef Gnassingbé Eyadema va instaurer une politique de nationalisation, notamment celle des phosphates, une des principales richesse du pays et va développer aussi une politique de promotion agricole afin de parvenir à l'autosuffisance alimentaire.

Durant les années 1970, la conjoncture internationale devient enfin favorable, les nombreux investissements étrangers vont permettre un développement important du pays entraînant une certaine prospérité.

Le 30 décembre 1979, à la suite d'un référendum, le pays adopte une nouvelle Constitution dont les fondements sont la présence d'un chef de l'État et des armées, un parti unique (le RPT) et une assemblée de 67 élus au suffrage universel et qui figure sur une liste unique, non modifiable.

Après une période relativement calme, le climat politique et social du pays va commencer à se détériorer. Ainsi, en 1986, un commando infiltré depuis le Ghana organisa un attentat manqué contre Eyadéma. Cette tentative de coup d'État déclencha de violentes manifestations à Lomé et entraîna une intervention de la France, craignant une nouvelle déstabilisation du régime.

Les togolais et en tout particulier les jeunes intellectuels, supporte de moins en moins la loi du silence et la censure qui leurs sont imposés. Nombreux sont ceux qui supportent encore moins de voir que ce sont les togolais originaire du Nord du pays qui soient aux commandes de l'État, alors même qu'ils ne représentent approximativement que 20% de la population, contre environ 45% pour les Ewé du Sud.

C'est ainsi que de violentes émeutes éclatent à Lomé, en octobre 1990, gagnant peu à peu les régions. Les manifestations, au départ pacifiques, deviennent rapidement de violentes et sanglantes insurrections. Le président cède et accorde le multipartisme.

Cette concession est malgré tout, jugé insuffisante. Les chefs de l'opposition demandent la tenue d'une conférence internationale qui leur est d'abord refusée, puis accordée sous la pression de la grève générale de juin 1991. La conférence nationale souveraine (800 délégués) va siéger du 8 juillet au 28 août, dans un climat ambiant très tendu.

Il en résultera l'élection de Josseph Koffigoh, un nouveau premier ministre appelée chef du gouvernement de transition et qui sera assistée par le Haut Conseil de la République (HCR) qui tachera d'élaborer une nouvelle Constitution, ainsi que de veiller à la tenue des états généraux de la Santé, des Affaires sociales, de l'Éducation, etc... Et de préparer pour 1992, de nouvelles élections.

L'armée se retrouve divisée, les tentatives de rendre le pouvoir au général Eyadéma, toujours Président en titre, mais sans aucune autorité, n'aboutiront pas et déclenchèrent de graves épisodes sanglants dans l'ensemble du pays. Les maisons brûlent, les anciennes rancunes entre ethnies refont surface, les victimes sont nombreuses de chaque côté.

Les 27 et 28 novembre 1992, l'armée, principalement composée de Kabiyên s'empare de la radio et de la télévision, et se rend devant la primature (la résidence du premier ministre). Elle exige la dissolution du HCR et la participation du RPT au gouvernement.

Après quelques jours, l'armée attaque la primature. Le premier ministre Josseph Koffigoh, alors présent, est emmené de force au palais présidentiel ou il conclut avec le président Eyadéma, un accord où il lui est sommé de former un gouvernement d'union nationale avec des ministres du partit du président, le RPT, aux mêmes moments, les responsables du HCR s'enfuient à l'étranger ou reste chez eux, sans bouger. Le RPT retrouve sa place et le général Eyadéma ses pouvoirs.

Puis le 27 sept 1992, le pays adopte une nouvelle Constitution, qui conforte les pouvoirs retrouvés du Président. L'opposition organise des grèves ainsi que de nombreuses manifestations qui seront réprimées dans le sang en janvier 1993. On dénombre au moins 16 morts, l'opposition parle de 50 morts. La Communauté européenne suspend immédiatement sa coopération avec le Togo.

Ces violences entraînèrent un exode massif vers le Ghana (où auraient trouvé refuge 100 000 personnes) et le Bénin (130 000 personnes).

Le 25 mars 1993, le général Eyadéma réchappe à une attaque lancée contre sa résidence officielle.

En août 1993, Eyadéma est réélu avec 94,6% des voix en raison du boycottage du scrutin par l'opposition. Cependant, celle-ci remporta les élections législatives de février 1994 et forma la majorité à l'Assemblée nationale. Les deux partis d'opposition (le CAR et l'UTD) nommèrent un Premier ministre, mais Eyadéma refusa et confia le poste à Edem Kodjo, leader de l'UTD.

En 1996, les présidents ghanéens et sud-africains se rendent à Lomé et font étape au village natal du président, Pya. Les relations avec le Ghana de Jerry Rawlings s'améliorent grandement et le Togo établit même des relations diplomatiques avec l'Afrique du Sud, notamment lors de la visite de Nelson Mandela en mars 1996.

La privatisation des filières du coton et des phosphates se poursuit.

Lors des nouvelles élection présidentielle du 21 juin 1998, le général Eyadéma est réélu avec 52,13 % des suffrages exprimés, mais le résultat a été contesté par l'opposition (qui est désormais représenté par Gilchrist Olympio, fils de l'ancien président assassiné) et mis en doute par les observateurs de l'Union européenne.

En mai 1999, Amnesty International affirme, dans un rapport intitulé "Le règne de la terreur", que des centaines de personnes ont été exécutées extrajudiciairement et que leurs corps ont été jetés à la mer, après la proclamation des résultats de l'élection de 1998. Lomé rejette les accusations.


Début 2000, les promesses non tenues


Les différent partis politiques soutenant Gnassingbé Eyadéma et ceux de l'opposition ont signé un accord le 29 juillet 1999, afin d'enrayer la crise politique qui perdure depuis les années 1990. En effet, les partis d'opposition avaient boycotté les législatives de mars 1999 en raison de la réélection contestée du président en juin 1998.

Le président s'était engagé à dissoudre l'Assemblée nationale et a organiser des élections législatives en mars 2000 pour que d'autres formations politiques puissent entrer au Parlement. Il s'était aussi engagé à respecter la Constitution et à ne pas se présenter pour un troisième mandat. Cependant le processus de réconciliation sera marqué par de nombreuses pannes.

le général Eyadèma et son parti modifie, par la suite le code électoral et la Constitution que le peuple togolais avait massivement adoptée en 1992, pour lui permettre de faire un troisième mandat, lors des élections de 2003.

Le président Gnassingbé Eyadéma fut donc réélu en juin 2003 pour un nouveau mandat de cinq ans. La Commission électorale a annoncé que Eyadéma, détenteur du record de longévité politique à la tête d'un État africain, avait réuni 57,2% des suffrages lors du scrutin.

Le 5 février 2005, le Président Etienne Eyadéma Gnassingbé, décède d'une crise cardiaque à 69 ans, après avoir présidé durant 38 ans le pays. Sa mort surprend autant la population du pays, que le gouvernement qui décide de confier le pouvoir à son fils Faure Gnassingbé par l'intermédiaire de l'assemblée nationale qui réécrit la constitution pour l'occasion.


Année 2005, le Togo en crise


Suite à des violentes et sanglantes manifestations dans les rues de la capitale et sous la pression internationale qui dénonce un coup d'État, Faure Gnassingbé démissionne le 26 février 2005 de la présidence et annonce sa candidature pour les nouvelles élection présidentielles.

Faure Gnassingbé gagne les élections avec plus de 60% des voix, cependant l'opposition dénonce des fraudes massives tandis que la France représentée par son chef d'état Jacques Chirac, ami de longue date de la famille Eyadéma, juge que le scrutin a été satisfaisant. C'est en réponse à ces événements que les violences vont continuer dans les rues de Lomé, entraînant la mort de nombreuses personnes et plongeant le pays dans une crise politique majeure.

Faure Gnassingbe tente de calmer le pays en formant un gouvernement d'union nationale, avec l'élection du premier ministre Edem Kodjo, le 9 juin 2005.

Amnesty international publie en juillet 2005, un rapport dénonçant selon ses propres termes " Un scrutin entaché d'irrégularités et de graves violences" tout en montrant que "les forces de sécurité togolaises aidées par des milices proches du parti au pouvoir (le Rassemblement du peuple togolais (RPT)) s'en sont violemment prises à des opposants présumés ou à de simples citoyens en ayant recours à un usage systématique de la violence." le rapport reproche aussi à la France sont rôle ambigu dans la situation.

Les violences suites aux événements politiques de 2005 auraient entraînées entre 400 et 500 morts. Certains parlent même de plus de 800 morts.

Des photos de lomé vont suivre...suite...suite...suite... E10 Que pasa pa la calle?


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#17 17-01-2006 10:58:17

Tonio del barrio
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Re: Togo

un site sur une des activités industriel les plus prommeteuse pour Lomé :

son port et sa zone franche :

http://www.togoport.tg/

http://www.montogo.com/pages/zonefranche.php


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#18 17-01-2006 11:32:25

Tonio del barrio
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Re: Togo


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#19 17-01-2006 11:35:02

Tonio del barrio
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Re: Togo

http://img31.imageshack.us/img31/4608/028rue20de20lome2uc.jpg

http://img31.imageshack.us/img31/826/029rue20de20lome5xo.jpg

http://img31.imageshack.us/img31/4907/030enfants20a20lome2fz.jpg

http://img31.imageshack.us/img31/8951/031librairie20a20lome8wu.jpg

http://img31.imageshack.us/img31/1167/033femmes20portant20des20bols9.jpg

A10

http://img31.imageshack.us/img31/1726/uriner20sur20le20mur3qg.jpg A10

http://img31.imageshack.us/img31/9920/049plage20de20lome5ue.jpg

sardines qui sêchent :

http://img31.imageshack.us/img31/6718/051sardines20qui20sechent20au2.jpg


http://img31.imageshack.us/img31/295/23437centrallome17fo.jpg

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#20 17-01-2006 11:46:21

Tonio del barrio
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Re: Togo

Réalisation artistique sur murs

http://img31.imageshack.us/img31/7625/mural19ts.jpg

http://img31.imageshack.us/img31/3479/mural22dr.jpg

http://img31.imageshack.us/img31/2448/mural32na.jpg

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#21 17-01-2006 15:54:23

toons
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Re: Togo

Très bon Tonio, es tu allé là bas pour avoir autant d'infos ?
As tu une photo de la frontière Ghana - Togo ? c'est vraiment frappant cette diférence#C4
Merci en tout cas je crois qu'avec un tel sujet tu remet un peu de poids sur les villes africaines...A5

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#22 17-01-2006 17:39:06

Tonio del barrio
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Re: Togo

les marchés de Lomé sont connues et enviés dans toute l'Afrique de l'Ouest, le commerce est connue pour être trés important au Togo...

http://img82.imageshack.us/img82/4669/m119ex.jpg

http://img82.imageshack.us/img82/5360/m126fc.jpg

http://img82.imageshack.us/img82/574/m132gq.jpg

http://img82.imageshack.us/img82/2426/m140ht.jpg

http://img82.imageshack.us/img82/274/m151qe.jpg

http://img82.imageshack.us/img82/1410/m167hr.jpg

http://img82.imageshack.us/img82/8606/m174zh.jpg

http://img82.imageshack.us/img82/5692/m188ij.jpg

http://img82.imageshack.us/img82/2725/m193hm.jpg

http://img82.imageshack.us/img82/6585/m204ku.jpg

http://img82.imageshack.us/img82/4746/m215kk.jpg


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#23 17-01-2006 18:04:04

virtual
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Re: Togo

Merci bien, une ville qu'on voit rarement, tu a des origines togolaises tonio?

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#24 09-03-2006 09:37:05

Tonio del barrio
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Re: Togo

n'hesitez pas à charger plusieurs fois la page, afin d'avoir les photos dans leurs tailles initiales, ca vaut le coup, croyez moi...


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#25 24-03-2006 16:02:57

Tonio del barrio
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Re: Togo

http://img48.imageshack.us/img48/1118/eee9ek.jpg

http://img48.imageshack.us/img48/9840/eeee7ry.jpg

http://img48.imageshack.us/img48/6402/eeeee9jd.jpg

http://img231.imageshack.us/img231/300/eeeeeee8rm.jpg

http://img48.imageshack.us/img48/1066/eeeeeeeee8nw.jpg

http://img48.imageshack.us/img48/4905/eeeeeeee4vo.jpg


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