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De la provence
L'Onu ouvre une université dans la ville
Publié le mardi 30 juin 2009 à 07H44
"L'économie du développement, le montage de dossiers de demande de subvention, la gestion opérationnelle des crises alimentaires…" Pierre-Jean Gire donne quelques exemples des savoirs dispensés par l'antenne marseillaise de l'Université de l'Onu qu'il préside, et qui a signé un accord de partenariat avec l'Université de la Méditerranée et son président Yvon Berland.
Cette antenne était en rodage depuis un an mais a atteint sa vitesse de croisière. "Nous avons accueilli une vingtaine d'étudiants de tous les pays du monde détenteur d'un master 1, précise-t-il. Nous délivrons pour l'instant un diplôme d'université 'Affaires humanitaires et coopération internationale'. Mais nous avons demandé la reconnaissance de notre enseignement par l'Éducation nationale.
L'enseignement comprend 2 semestres de cours et de 6mois de stage dans une agence de l'Onu que nous trouvons nous-mêmes", ajoute-t-il. Cet enseignement s'adresse essentiellement à ceux qui veulent travailler dans l'humanitaire, voire à des membres d'associations humanitaires. Marseille est la seule ville de France où l'Onu a implanté une de ses universités. On n'en compte d'ailleurs que 16dans le monde entier. T.N.
C'est plutot pas mal ça
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C'est une formation post Arche de Zoé. Devant l''amateurisme de nombre d'humanitaires, l'ONU a décidé de lancer ce genre de formation pour les candidats à l'action humanitaire. Kofi Annan aurait du être présent l'année dernière pour l'inaugurer, mais il s'était finalement décommandé... Dommage ça aurait fait un coup de pub majeur à cette formation et à la ville en général.
Voila deux plans de l'opération campus pour les pôles de Luminy et Saint Jerome.
Ces plans sont tirés du nouveau site de l'agam

En complément, le schéma directeur des pôles universitaires d'aix-marseille :
http://www.agam.org/reference/2008/refe … campus.pdf
L'Université de Provence bientôt autonome
Publié le jeudi 2 juillet 2009 à 18H44
Le conseil d'administration de l'Université de Provence (Aix-Marseille I) s'est prononcé pour le passage aux responsabilités et compétences élargies.
(...)
L'Université de la Méditerranée (Aix-Marseille II) a été la première de l'académie a obtenir cette autonomie, en janvier dernier, et l'Université Paul-Cézanne (Aix-Marseille) l'aura en janvier prochain. "Les trois universités autonomes, c'est un plus pour notre projet de fusion", explique-t-on à l'Université de Provence... Une fusion prévue pour 2010 mais quelque peu retardée par la grève dans les facs à l'hiver et au printemps derniers, qui donnera naissance à une seule université pour Aix-Marseille, forte de 70 000 étudiants.
La Provence
Les locaux de la faculté de la Canebière sont sécurisés
Retour desétudiants en septembre./ S. PAGANO / REPORTAGES / 20 MINUtes
Retour au bercail. Les 1 200 étudiants en droit de la Canebière, déplacés en octobre dernier vers Saint-Jérôme, devraient réintégrer leurs locaux dès septembre. Une aile du bâtiment de l'université, construite il y a neuf ans pour développer l'enseignement supérieur en centre-ville, avait été entièrement fermée pendant six mois, suite à la découverte d'importantes fissures sur le plafond d'un amphithéâtre de 900 places.
La suite dans 20 Minutes
Areva inaugure son premier campus mondial à Aix-en-Provence
Anne Lauvergeon était à Aix-en-Provence ce 3 juillet pour inaugurer le "Campus Areva", un site de formation pilote aux métiers du nucléaire qui pourrait faire école demain au Moyen Orient, en Chine et aux Etats-Unis.
FRANCE. Anne Lauvergeon, présidente du Directoire d’Areva, a inauguré ce vendredi 3 juillet le campus de l’Université Areva à Aix-en-Provence (Sud-Est de la France).
Premier du genre dans le monde, ce « campus Areva » est installé dans les locaux restructurés d’une ancienne usine (2.760 m2) au coeur du pôle d’activités de la Duranne, dans la périphérie d’Aix.
Il est destiné à former aux milles et unes arcanes des métiers du nucléaire les cadres et ingénieurs nouvellement embauchés par le géant de l’atome.
Chaque année, entre 2.000 et 3.000 salariés venus des différents sites du groupe dans le monde entier (Areva emploie 65.000 salariés dans une centaine de pays), se succéderont au soleil de Provence pour deux semaines d’immersion à la culture « maison », notamment aux enjeux de sûreté et de sécurité.
(...)
EcoNostrum
03/07/2009
La Suite:
http://www.econostrum.info/Areva-inaugu … a1351.html

Sur le site du PRES Aix-Marseille, le dossier de l'opération campus en pdf.
Merci.
Les regroupements par dominantes scientifiques sont le minimum qu'on puisse attendre du plan campus, le souhait de vouloir faire un grand pôle de biologie intégrative de première importance sur le site de Luminy est une marque d'ambition; par contre, je n'ai rien vu ou presque sur le devenir des sites de St-Charles, de St-Jêrome, de Chateau-Gombert... rien d'étonnant puisque le budget va être intégralement investit sur le site de Luminy et Aix-en-Provence. Je serais curieux d'en savoir plus sur la stratégie qu'ils vont avoir sur notre dominante "Sciences et technologies", est-ce qu'on compte la maintenir éparpillée sur plusieurs sites ou est-ce qu'on envisage un regroupement physique de manière à gagner en lisibilité, en efficacité etc. On me dira qu'on ne pouvait pas tout faire avec le budget du plan campus, je rappelle donc qu'à Chateau-Gombert, le prix du m² de terrain se situe autour de 500 euros qu'on en possède 180 hectares (dont la moitié déjà occupé) et que par conséquent on pourrait facilement mobiliser environ 450 millions (en cédant les seuls terrains vierges) pour amorcer ce regroupement sur un site suffisamment vaste.
Ce document fait vraiment plaisir. Enfin un projet qui se présente de manière constructive, claire et apparaît efficace. On a l'impression que c'est réfléchit. Pourvu que cela se traduise dans les faits et que le projet aboutisse et fournisse les résultats escomptés.
J'espère que les personnes concernées (étudiants, enseignants, chercheurs, administratifs) joueront le jeu. D'ailleurs, ont-ils été consultés ?
A terme, quelle visibilité pour Aix-Marseille ! Il n'y aura plus d'hésitation sur le lieu, le nom, etc. Tout sera plus clair. Les moyens sont mis en commun, l'urbanisation est repensée, le lien avec les TC aussi.
A quand la même chose pour le "grand Marseille" ou au moins pour les TC (le fameux Syndicat Mixte) ?
Ce n'est pas étonnant. Les facs marseillaises étaient précurseurs en la matière. Ca fait 3 ans qu'elles bossent sur ce projet et Pécresse était même venue s'en inspirer pour son plan campus.
L'ironie c'est que la Mairie n'avait pas été au niveau une fois de plus. Elle avait failli tout faire capoter en ne rendant pas un dossier complet pour obtenir les financements. Il avait fallu attendre la seconde liste des campus selectionnés...
A propos de gros sous, si le projet est réfléchi, il faudra surtout que l'Etat honore ses engagements. Le projet marseillais du plan hôpital 2007 qu'avait lancé Mattei, était prometteur. Mais une bonne partie des crédits n'a malheureusement pas été versée et le récent plan hôpital 2012 n'a même pas pris le relais (pour réaliser le pôle parents-enfants de la Timone par exemple...)
Petit changement de sujet, je suis tombé par hasard sur l'historique de l'enseignement de la marine à Marseille sur le site de la Marine Marchande (ENMM). On peut dire que ça ne date pas d'hier...
Marseille, par sa longue histoire maritime, s’est tout naturellement dotée d’un enseignement maritime dont les premières traces apparaissent sous forme d’une lettre patente de Charles IX datée du 15 août 1571, autorisant les consuls de la ville à ériger un collège maritime aux Accoules. [...]
Suite de l'historique sur le site de MarMar
http://www.hydro-marseille.com/v1/index … ;Itemid=30
Actibus immensis urbs fulget massiliensis
La ville de Marseille brille par ses hauts faits
Toustèms pèr si grand-fa resplendiguè Marsiho
Les étudiants en droit retrouvent le centre-ville de Marseille
Fermé depuis novembre, le campus Canebière a rouvert hier
"Bon retour sur votre campus Canebière !" Dans le hall de la faculté de droit et d'économie, le slogan s'affiche aux yeux de tous. Suivi d'un texte explicatif faisant mention des raisons pour lesquelles la faculté s'est vue contrainte de fermer ses portes en novembre dernier, jusqu'à cette rentrée de septembre, obligeant les étudiants des deux premières années de droit à déserter les amphithéâtres du centre-ville de Marseille pour rejoindre ceux du site de Saint-Jérôme (13e arrondissement).
La suite dans La Provence
La fusion des trois universités d'Aix-Marseille repoussée à 2012
Publié le lundi 28 septembre 2009 à 20H26
La fusion des trois universités d'Aix-Marseille, initialement prévue en 2010, n'interviendra pas avant 2012, ont affirmé lundi leurs dirigeants lors de la conférence de presse de rentrée. "Nous avions décidé de fusionner en 2007 avec une échéance en 2010, qui est finalement repoussée en 2012", a déclaré Marc Pena, président du Pres (Pôle de recherche et d'enseignement supérieur) chargé de coordonner les trois universités de l'académie (I-Provence, II-Méditerranée, III-Paul-Cézanne). La future université sera l'une des plus grosses de France, forte de plus de 70 000 étudiants.
Plus d'informations demain dans La Provence
Avec trois universités à la culture très différente, le processus de fusion risque d'être long et douloureux. Et je ne suis vraiment pas sur qu'il y ait beaucoup à gagner in fine, ni pour les étudiants, ni pour la recherche...
D'abord, il y a un intérêt très pragmatique: la fusion va permettre aux campus d'obtenir 500 millions, utilisés en priorité pour rénover des bâtiments et construire de nouvelles structures (encore faudra-il que l'Etat tienne ses engagements en ne refaisant pas le coup des aides accordées puis gelées concernant les TC ou du plan hôpital 2007 dont une bonne partie de l'enveloppe n'avait pas été distribuée). Il y a aussi des plus-values indirectes: comme l'obligation pour les collectivités locales de desservir les campus au moyen de TC performants. Ce qui est un réel souci à Marseille (mais là encore les politiques ne devront pas oublier leurs promesses et ça commence très mal... Gaudin a déjà annoncé que les lignes de busways seront probablement sacrifiées dans l'immédiat pour allouer les maigres deniers de MPM à son projet de micro ligne de tram
)
Ensuite, l'entité unique, même si elle n'améliore pas tout de suite la recherche voire provoque un certain flottement, donnera au bout du compte davantage de visibilité à l'ensemble (ce qui manque cruellement aux facs françaises) et une taille critique pour monter certains projets que tel ou tel petit campus ne pouvait pas mettre en oeuvre seul. Si la collaboration pouvait déjà exister dans certains cas, elle en sera simplifiée notamment sur les plans administratif et financier.
Le gros problème dans cette fusion reste (comme pour bien des projets métropolitains) la guéguerre politique entre Aix et Marseille. La première ville faisant tout pour que la fusion n'aille pas trop loin, la seconde manquant d'une vision ambitieuse destinée à favoriser l'émergence d'une université digne de la métropole marseillaise. D'ailleurs le projet a failli être recalé par l'Etat et il se voit doté d'une somme de 100 millions inférieure à ce que touche Lyon...
Pape Diouf veut ouvrir deux écoles de journalisme
Publié le mardi 29 septembre 2009 à 06H55
Ancien journaliste avant de devenir agent de joueurs puis président de l’OM, Pape Diouf devrait revenir à ses premiers amours. En octobre 2010, en effet, il projette d’ouvrir deux écoles de journalisme, une à Marseille et une autre à Dakar, sa ville d’origine.
"Tout devrait se conclure fin novembre, confirme-t-il. Quand j’ai été contacté par Franck Papazian, qui possède deux structures similaires à Paris, j’ai été rapidement séduit par l’idée. Je serais plus qu’un parrain pour ces écoles, j’investirai dedans et je choisirai les équipes pédagogiques". Première certitude, ces centres de formation viseront le haut niveau.
La Provence
D'abord, il y a un intérêt très pragmatique: la fusion va permettre aux campus d'obtenir 500 millions, utilisés en priorité pour rénover des bâtiments et construire de nouvelles structures (encore faudra-il que l'Etat tienne ses engagements en ne refaisant pas le coup des aides accordées puis gelées concernant les TC ou du plan hôpital 2007 dont une bonne partie de l'enveloppe n'avait pas été distribuée). Il y a aussi des plus-values indirectes: comme l'obligation pour les collectivités locales de desservir les campus au moyen de TC performants. Ce qui est un réel souci à Marseille (mais là encore les politiques ne devront pas oublier leurs promesses et ça commence très mal... Gaudin a déjà annoncé que les lignes de busways seront probablement sacrifiées dans l'immédiat pour allouer les maigres deniers de MPM à son projet de micro ligne de tram C6 )
Fallait il vraiment attendre le plan campus pour que ces sommes soit engagées ? D'ailleurs, De nombreux bâtiment du site Saint Charles de U1 ont été rénovés, à l'exception notable des salles de TD, mais qui sont dans un état raisonnable, et surtout du grand amphithéâtre qui lui est dans un état structurel beaucoup plus préoccupant, et qui à besoins d'une réfection totale. En revanche c'est vrai , l'état des locaux sur d'autres campus laisse franchement à désirer. Or si faut attendre la mise en place opérationnelle du PRES, c'est à dire maintenant 2012, pour entamer ces travaux, c'est du temps de perdu pas de gagné. Et en matière de travaux de rénovation, je ne suis pas sur que la mutualisation des coûts soit synonyme d'économie. L'état doit prendre ses responsabilité et allouer les budgets permettant ces travaux sans faire de chantage à la réforme.
Ensuite, l'entité unique, même si elle n'améliore pas tout de suite la recherche voire provoque un certain flottement, donnera au bout du compte davantage de visibilité à l'ensemble (ce qui manque cruellement aux facs françaises) et une taille critique pour monter certains projets que tel ou tel petit campus ne pouvait pas mettre en oeuvre seul. Si la collaboration pouvait déjà exister dans certains cas, elle en sera simplifiée notamment sur les plans administratif et financier.
C'est un point qui peut tomber sous le sens, pourtant tout n'est pas aussi évident. D'abord de qu'elle visibilité parle t-on ? Celle des classements internationaux ? Il me semble que le crédit que le peut accorder à ces classement est vraiment relatif. D'un côté, j'admets que les université Française doivent pouvoir jouer les gros bras (C'est une question de justice, parce que l'enseignement y est de qualité et que cela doit être valorisé). De l'autre, cela ne constitue pas vraiment une politique pédagogique. Et je rappelle qu'en matière de recherche, il existe une agence, le CNRS, qui est censé fédérer les moyens et donner de la visibilité à la recherche Française.
Ensuite, en ce qui concerne la taille critique, c'est entièrement vrai, sauf que sur ce point, il y a le revers de la médaille. Une grosse entité peut devenir une vrai usine à gaz absolument démente. Surtout si la mutualisation de service aboutit à une trop forte diminution du personnel, notamment administratif. Car certes il n'y aura plus qu'une seule Université, mais toujours autant d'enseignant-chercheurs et d'étudiants...
Pour finir, l'université française souffre de la concurrence du système "classe prépas-grandes écoles", qui pénalise aussi la recherche en bout de chaîne. Or sur ce point, pas de réelle avancées.
Par contre, cette réforme à le devoir de permettre une rationalisation de l'offre en matière d'enseignement. Notamment au niveau de la distribution entre les différent sites.
Le gros problème dans cette fusion reste (comme pour bien des projets métropolitains) la guéguerre politique entre Aix et Marseille. La première ville faisant tout pour que la fusion n'aille pas trop loin, la seconde manquant d'une vision ambitieuse destinée à favoriser l'émergence d'une université digne de la métropole marseillaise. D'ailleurs le projet a failli être recalé par l'Etat et il se voit doté d'une somme de 100 millions inférieure à ce que touche Lyon...
Ce n'est pas le seule problème. Il y a aussi des problème culturel entre les différentes université.
Entre U1, la "gauchisante", généraliste, plutôt populaire que je trouve assez maltraité, alors que c'est une excellente université, reconnue tant pour ses enseignements (ses licences et Master de science sont bien meilleurs que ceux proposés à Luminy, chose que semble ignorer pas mal d'étudiants, plus soucieux j'imagine, de profiter du cadre verdoyant-et festif- du site)que pour ses labos de recherche, et U2 (U3 donc
), la droitière (avec sa Fac de droit, l'une des meilleure de France tout de même) notoirement arrogante, il y a toujours eu un léger froid.
Des problème avec des structure "autonome" au sein d'une université: C'est le cas de U3 (U2) avec la Fac de médecine et l'école de journalisme (puisqu'on en parle) qui fonctionnent sans vraiment de liaisons avec le reste de l'université. D'ailleurs U3 (U2) est une université un peu bizarre et pas vraiment cohérente.
La Fac de droit dépend pas de U2.
Pardon j'ai inversé U2 (université de la méditerranée) et U3 (Paul Cézanne)
Quand je parle de la Fac de médecine, il faut lire U2 tout pareil donc 
Salut à tous,
Pour info, je m'excuse vraiment de mon 1er message qui n'est pas vraiment le plus utile sur PSS, mais je me dois.
vinz13 a écrit:
Pour finir, l'université française souffre de la concurrence du système "classe prépas-grandes écoles", qui pénalise aussi la recherche en bout de chaîne. Or sur ce point, pas de réelle avancées.
Je ne vois pas en quoi les Grandes Ecoles pénalisent l'Université dans la recherche. Les écoles d'ingénieurs mènent de nombreux ingénieurs à ensuite faire de la recherche. Je connais peu les stats, mais dans mes relations j'en connais plus d'un qui continue après l'école.
Sinon je fréquente PSS assidument depuis un petit moment. Je suis tombé amoureux de Marseille en venant à L'Ecole Centrale Marseille et j'ai vu l'évolution de cette belle ville (que je ne connaissais pas avant, lyonnais d'origine). Je n'ai qu'une hâte c'est d'y revenir (je vis actuellement à l'étranger)
Fallait il vraiment attendre le plan campus pour que ces sommes soit engagées ? D'ailleurs, la rénovations des bâtiment du site Saint Charles de U1 ont été rénovés, à l'exception notable des salles de TD, mais qui sont dans un état raisonnable, et surtout du grand amphithéâtre qui lui est dans un état structurel beaucoup plus préoccupant, et qui à besoins d'une réfection totale. En revanche, l'état des locaux sur d'autres campus laisse franchement à désirer. Or si faut attendre la mise en place opérationnelle du PRES, c'est à dire maintenant 2012, pour entamer ces travaux, c'est du temps de perdu pas de gagné. En matière de travaux de rénovation, je ne suis pas sur que la mutualisation des coûts soit synonyme d'économie. L'état doit prendre ses responsabilité et allouer les budgets permettant ces travaux sans faire de chantage à la réforme.
On peut imaginer meilleure politique mais je raisonne par rapport à la donne actuelle (ce gouvernement et son plan campus). C'est pour cela que je parlais de pragmatisme dans un premier temps; soit on montait dans le train soit on restait sur le quai avec des financements encore plus maigres à la clé.
C'est un point qui peut tomber sous le sens, pourtant tout n'est pas aussi évident. D'abord de qu'elle visibilité parle t-on ? Celle des classements internationaux ? Il me semble que le crédit que le peut accorder à ces classement est vraiment relatif. D'un côté, j'admets que les université Française doivent pouvoir jouer les gros bras (C'est une question de justice, parce que l'enseignement y est de qualité et que cela doit être valorisé). De l'autre, cela ne constitue pas vraiment une politique pédagogique. Et je rappelle qu'en matière de recherche, il existe une agence, le CNRS, qui est censé fédérer les moyens et donner de la visibilité à la recherche Française.
Ensuite, en ce qui concerne la taille critique, c'est entièrement vrai, sauf que sur ce point, il y a le revers de la médaille. Une grosse entité peut devenir une vrai usine à gaz absolument démente. Surtout si la mutualisation de service aboutit à une trop forte diminution du personnel, notamment administratif. Car certes il n'y aura plus qu'une seule Université, mais toujours autant d'enseignant-chercheurs et d'étudiants...
Pour finir, l'université française souffre de la concurrence du système "classe prépas-grandes écoles", qui pénalise aussi la recherche en bout de chaîne. Or sur ce point, pas de réelle avancées.
Par contre, cette réforme à le devoir de permettre une rationalisation de l'offre en matière d'enseignement. Notamment au niveau de la distribution entre les différent sites.
Je suis assez d'accord avec KaporK (à qui je souhaite la bienvenue au passage
). Il ne faut pas systématiquement opposer les grandes écoles à l'université dont certaines fonctionnent d'ailleurs de la même façon (exemple de Dauphine ou des 3ème cycles souvent très selectifs et productifs de la plupart des universités).
Le souci majeur concerne la formation de masse. Le système universitaire actuel n'est pas suffisamment efficace et même largement hypocrite. Outre le manque de moyens, l'université est ouverte à presque tout le monde sans apporter à nombre d'étudiants une formation réellement adaptée à leur besoin et au monde professionnel.
En devenant plus visibles les facs pourront mieux dialoguer et collaborer avec les acteurs économiques locaux voire internationaux. On peut espérer que leur plus large autonomie favorisera la mise en place de programmes pédagogiques plus en phase avec la réalité du marché du travail et être à peu certain que l'entité unique facilitera le suivi et la réorientation des étudiants au sein d'une structure proposant toutes les disciplines et formations.
Paradoxe, lorsqu'il s'agit des universités, tu emets des doutes sur l'intérêt de créer des mastodontes potentiellement ingérables et pourtant tu proposes un super CNRS ?
Ce n'est pas le seule problème. Il y a aussi des problème culturel entre les différentes université.
Entre U1, la "gauchisante", généraliste, plutôt populaire que je trouve assez maltraité, alors que c'est une excellente université, reconnue tant pour ses enseignements (ses licences et Master de science sont bien meilleurs que ceux proposés à Luminy, chose que semble ignorer pas mal d'étudiants, plus soucieux j'imagine, de profiter du cadre verdoyant-et festif- du site) et U2, la droitière (avec sa Fac de droit, l'une des meilleure de France tout de même) notoirement arrogante, il y a toujours eu un léger froid.
Des problème avec des structure "autonome" au sein d'une université: C'est le cas de U3 avec la Fac de médecine et l'école de journalisme (puisqu'on en parle) qui fonctionnent sans vraiment de liaisons avec le reste de l'université. D'ailleurs U3 est une université un peu bizarre et pas vraiment cohérente.
Certes mais je parlais du problème racine. Bien sûr qu'il y en a d'autres. Mais si ça tousse au niveau politique, alors rien n'est possible. Je l'ai déjà dit, suite à la mauvaise gestion du dossier marseillais, la dynamique et les crédits du plan campus ont failli nous passer sous le nez. Ce qui aurait fortement compromis la fusion et retardé le développement des campus marseillais.
Ce manque de volonté politique et de vision globale reste un handicap. Une université puissante pourra d'autant plus faire pression auprès des pouvoirs publics afin d'obtenir des politiques cohérentes et des moyens pour développer la recherche.
C'est pas tant une question d'étudiant (encore que), que d'allocation des budget... Quand l'Etat alloue trois fois plus de crédit à Polytechnique qu'a la plus grande Université de France, Pierre et Marie Curie (Paris VI), comment ne pas croire que la recherche n'est pas pénalisée?
Je m'expliquerai peut être un jour plus en détail sur ce point, mais une question tellement pointue que cela risque de me prendre beaucoup trop de temps...puis ce serais sans doute un dialogue de sourd :Je suis un fervent défenseur de la formation universitaire, selon moi bien plus à même de s'adapter aux enjeux moderne que ce système des grandes écoles.
Réintégrer ces grandes écoles dans le giron des université, c'était un peu la promesse des PRES, or il n'y aucune déclaration ne serait-ce que d'intention de la part des directeur de ces écoles d'aller dans ce sens. C'est pour cela que je suis sceptique vis à vis des PRES. Pas dans le fond mais dans la forme...
En ce qui concerne Polytechique, c'est encore un autre problème puisqu'il dépend du ministère de la défense (et il me semble qu'elle va le rester contrairement aux Ecoles des Mines (dépendant du ministère de l'industrie)).
La recherche a Polytechnique a quand même une grande place. J'ai le chiffre d'un tiers en tête.
Effectivement, le système des grandes écoles est dur à comprendre pour les étrangers. Néanmoins, au vue des relations avec l' étranger (partenariat avec l'étranger, de nombreux élèves/professeurs partant dans d'autres université (si ce n'est tous dans certaines écoles)), les grandes écoles sont néanmoins reconnues par l'étranger (en Europe, en tout cas c'est sur).
Pour ce qui est du rapprochement Université/Ecole, tant que le problème de la sélection dans les université ne sera pas régler, il sera impossible pour les écoles d'accepter une intégration.
Programme chargé pour Aix-Marseille
Créé le 29.09.09 à 07h05 | Mis à jour le 29.09.09 à 07h05 | 20 Minutes
(...)
Constructions
La fac Canebière rouverte, un nouveau bâtiment livré d'ici à la fin de l'année sur le campus Schuman à Aix, plus de 4 000 m2 supplémentaires mis en chantier dès l'an prochain : 2009-2010 s'annonce chargée pour la partie « immeubles ». D'autant que les facs planchent sur la répartition des 500 millions d'euros attribués dans le cadre de l'opération Campus. Consacrés aux pôles de Schuman et de Luminy, ces fonds devraient permettre « de voir surgir des bâtiments à partir de 2013, pour une fin de travaux prévue vers 2015. « Il y a encore beaucoup de travail à faire », estime le recteur d'académie, Jean-Paul de Gaudemar. Parallèlement, les présidents d'universités et le conseil régional travaillent à une nouvelle répartition des fonds du prochain contrat de projet Etat-région. L'idée est de financer des travaux sur les trois autres sites (pôle de l'Etoile, Marseille-centre, la Timone) non retenus dans l'opération Campus.
(...)
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