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artemis a écrit:
Sous une ombrière anglaise ?
Espérons qu'il nous arrange le tout ... Des ombrières c'est généralement démontable et c'est ce qui est installé en dernier 
L'état doit au plus vite financer un plan monumental pour les transports en commun à Marseille et sa métropole. 5 milliards minimum.
excellente nouvelle !
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Vidéo France 3, le projet serait évalué à "seulement" 18 millions, l'intérêt de ce complexe risque de ne pas être dans son attrait architectural.
http://mediterranee.france3.fr/info/pro … 0101906_F3
s'il pouvait refaire toute la place et les allées qui ont sacrément vieillies.
pedro12 a écrit:
s'il pouvait refaire toute la place et les allées qui ont sacrément vieillies.
C'est pas les pires du centre-ville ! Je pense qu'on devrait déjà songer à réhabiliter la place Jean Jaurès (La Plaine) qui a un potentiel gigantesque mais qui malheureusement sert parking géant à ciel ouvert ...
L'état doit au plus vite financer un plan monumental pour les transports en commun à Marseille et sa métropole. 5 milliards minimum.
revolution.joy a écrit:
pedro12 a écrit:
s'il pouvait refaire toute la place et les allées qui ont sacrément vieillies.
C'est pas les pires du centre-ville ! Je pense qu'on devrait déjà songer à réhabiliter la place Jean Jaurès (La Plaine) qui a un potentiel gigantesque mais qui malheureusement sert parking géant à ciel ouvert ...
exact, peut être qu'avec le parking eugène pierre, ça sera d'actualité, ils pourraient aussi redonner son ancien nom à cette place, mais ça c'est une autre histoire.
C'est excellent que la Mairie de secteur s'installe a la place du crédit municipal, ça va certainement aider a diminuer le stationnement anarchique dans les rues avoisinantes, et peut être même a les sécuriser un peu. Pour y avoir vécu longtemps, je sais o combien ces rues ne sont pas reluisantes.
@ginger.phoenix.marseille
L'article suivant se montre plus nuancé sur le calendrier et parle d'un "grand hall libre". Si le multiplexe mange pas mal d'espace public, ce qui paraît inévitable, un lieu dans le style de la halle St-Charles (en miniature bien sûr) représenterait un bon compromis.
Les écrans de retour en haut de la Canebière
Mis à jour le 01.12.10 à 05h14
(...)
Le multiplexe MK2 devrait compter «14 salles et 1 620 fauteuils », indique la mairie, ainsi que «des commerces culturels, de la restauration et un grand hall libre».
(...)
Aucune date n'était encore avancée hier pour la livraison du projet. Contactée, la société MK2 s'est refusée pour le moment à tout commentaire.
(...)
avec 2,5 millions de spectateurs en 2009, les cinémas marseillais affichent un taux de remplissage de 20,2 %, soit un peu moins que Paris (20,9 %), mais plus que Lyon (17,4 %).
20 Minutes - Frédéric legrand
http://www.20minutes.fr/article/631593/ … -canebiere
Massilia veut son quartier latin dans deux ans
Mis à jour le 01.12.10 à 05h14
Un resto U, une résidence de 155 appartements étudiants et une extension de libraire Maupetit. Sur le site de l'ancien cinéma UGC, la mairie veut livrer dès 2012 un imposant programme immobilier pour attirer davantage d'étudiants sur le haut de la Canebière. Un temps envisagée, l'implantation d'un restaurant Hard Rock café semble avoir été abandonnée. Confié au promoteur Kaufman & Broad, le projet devrait prévoir «un dôme central et de nombreuses verrières, permettant de baigner de lumière les jardins et patios intérieurs végétalisés»
(...)
20 Minutes
http://www.20minutes.fr/article/631591/ … n-deux-ans
C'est bien beau d'avoir une nouvelle fois l'idée de créer un quartier latin marseillais. Mais il ne suffit pas de bâtir des logements étudiants (éparpillés aux quatre coin du centre) et lieux culturels (pendant que d'autres ferment). Ca risque fort d'accoucher d'une souris sans réflexions sur les liens entre ces équipements avec des espaces publics mieux soignés et adaptés (RJ parlait de la place Jaurès), sur l'animation nocturne nécéssitant des TC en service le soir et là encore des lieux publics mieux pensés, sur la sécurité et j'en passe. Ca reste une vieille idée puisque outre la fac St-Charles, au début des années 90 l'îlot Colbert avait déjà réçu des projets à destination des étudiants (annexe de la fac d'éco, logements, agora), l'endroit faisant peine aujourd'hui.
Entièrement d'accord avec toi. Ce qui manque à Marseille c'est des espaces urbains de qualité (relativement propres) et des TC performants. C'est ce qui rend une ville agréable à vivre.
J'ai fait pas mal de villes en Europe et je n'ai encore jamais vu des rues aussi mal entretenues qu'à Marseille (stationnement anarchique, trottoirs défoncés, saleté....). Ça ne donne vraiment pas envie de se promner en ville.
Ça ne donne vraiment pas envie de se promner en ville.
le pire, c'est qu'il suffirait de peu de choses :
- des cantonniers efficaces et motivés (la crasse attire la crasse)
- une répression rapide des délits automobiles (jamais vu la fourrière en ville...)
- une rénovation concertée et réfléchie (même avec du simple enrobé, ce qui est en train de se faire rue Sainte, c'est mieux que rien).
Visiblement, tout ça n'est pas en magasin ici...
Notre municipalité est dans la gestion, pas de logique à long terme, pas de suivi. C'est pour cela que la municipalité est en difficulté en ce moment. Elle a vendu de la poudre aux yeux, une Marseille virtuelle qui ne résiste pas bien longtemps quand un nouveau venu vient la visiter ou s'y installer. Marseille produit des aigris et des déçus.
Pour créer un lieu de vie nocturne il faut aussi de la présence policière. Je me souviens de Barcelone, la place Reial devient un point de convergence pour les jeunes avant d'investir bars, boites, ... Tous les soirs un véhicule de police vient s'y poster, non pas pour emmerder les jeunes, mais pour rassurer et dissuader certains de foutre la merde. Petit aparté, à Marseille ils utilisent souvent des analogies ridicules de provinciale : le Silo, Olympia sur mer. Le Panier, le Montmartre Marseillais, la Canebière, quartier Latin Marseillais ...
Un grand projet dans la ville : http://www.euromediterranee.fr/
Marseille, (C)apitale Européenne de la culture 2013 : http://www.marseille-provence2013.fr/
@3M: très bien, mais comment expliquer qu'en quinze ans, on en soit toujours là? puisqu'il faut juste du personnel motivé et quelque camions de plus.
Peut être bien parce que nous avons le même maire depuis 15 ans 
Histoire de changer un peu des discours négatifs assez récurrent, je suis un marseillais ni agrai ni déçu bien au contraire, j'espère que d'autres ici partagent ce sentiment.
Oui tu as raison eleven mais je ne fais que le constater, que se soit chez des étudiants étrangers à la ville ou des nouveaux venus. Même chez beaucoup de Marseillais "pur jus" la ville exerce une attraction / répulsion et nombreux sont ceux qui ne désirent qu'une chose, la quitter. C'est triste car cette ville est pleine d'humanité, dans le sens où s'y épanouissent toutes les trajectoires humaines, avec toute la complexité que cela suppose. Mais nous cherchons tous un minimum de "normalité" et la cité souffre de nombreux dysfonctionnements difficiles et usants à vivre au quotidien.
Un grand projet dans la ville : http://www.euromediterranee.fr/
Marseille, (C)apitale Européenne de la culture 2013 : http://www.marseille-provence2013.fr/
Tout-à-fait eleven, je suis également très heureux d'habiter Marseille et j'éprouve beaucoup de plaisir à m'y promener. Je trouve par ailleurs que la comparaison avec d'autres villes tourne de moins en moins à notre désavantage.
The trouble with the world is that the stupid are cocksure and the intelligent are full of doubt.
Bertrand Russell
Tout dépend de ses besoins, de ses attentes, de ses moyens...
En l'occurrence on parlait des étudiants. Force est de constater qu'ils se montrent peu satisfaits. Une petite liste non exhaustive de leurs griefs: formations encore éclatées entre plusieurs sites éloignés, faiblesse des TC dans ce contexte et à défaut, une difficulté de circulation en voiture, en vélo, à pied. Je poursuis avec le sentiment d'insécurité générale faute de présence policière, à celle des campus/cités U isolés. Et enfin, que dire de la vie nocturne assez morne, du centre ville chaotique à tous les niveaux, du dynamisme culturel limité pour une métropole de cette dimension, du manque de débouchés local une fois le diplôme en poche...
Alors certes, on peut relever des points positifs tel que le soleil, la mer, l'offre commerçante importante, la population jeune et cosmopolite, une ville parmi les moins chères selon le quartier et le domaine (logement, nourriture, habillement) si l'on n'est pas trop regardant, le niveau de certaines filières très actives dans la recherche... On peut également noter les améliorations récentes à l'image de la montée en puissance des écoles de commerce, la présence de l'ensemble des cursus universitaires classiques de premier cycle - il y a peu, les bacheliers marseillais ne pouvaient même pas rester étudier dans leur ville s'ils désiraient se spécialiser dans des disciplines autres que scientifiques - ou encore de la réalisation d'équipements et structures attendus depuis des lustres (la bibliothèque régionale, la multiplication des programmes de logements étudiants)...
Mais il est ridicule de "vendre" un projet de quartier latin sans que les politiques aient une vision globale des choses et un volontarisme comme un Frêche a pu l'avoir, pour faire de Marseille une cité agréable à vivre, dynamique sur les plans culturels et économiques, pas seulement à destination d'une minorité mais de la grande majorité de sa population. La ville renverra alors une autre image en France voire à l'étranger. Parce qu'à moins d'être un apprenti footballeur, à ce jour, peu de jeunes citeraient Marseille dans le top 10 des villes françaises où ils aimeraient étudier. A la décharge des élus, il est difficile de contrebalancer la prédominance historique du campus aixois.
Dernièrement c'étaient les hôteliers des grandes chaînes internationales (ils sont bien placés pour comparer les métropoles) qui évoquaient les retours négatifs de leur clientèle en regrettant le manque de véritables politiques de fond pour asseoir Marseille en vraie place touristique. Le saupoudrage, les efforts parfois louables mais irréguliers, c'est tout juste bon à contenter les croisiéristes qui passent 4 heures en ville dont 2 dans un car et une dans les boutiques...
eleven a écrit:
Histoire de changer un peu des discours négatifs assez récurrent, je suis un marseillais ni agrai ni déçu bien au contraire, j'espère que d'autres ici partagent ce sentiment.
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Pace e Salute
pastis a écrit:
Tout dépend de ses besoins, de ses attentes, de ses moyens...
En l'occurrence on parlait des étudiants. Force est de constater qu'ils se montrent peu satisfaits. Une petite liste non exhaustive de leurs griefs: formations encore éclatées entre plusieurs sites éloignés, faiblesse des TC dans ce contexte et à défaut, une difficulté de circulation en voiture, en vélo, à pied. Je poursuis avec le sentiment d'insécurité générale faute de présence policière, à celle des campus/cités U isolés. Et enfin, que dire de la vie nocturne assez morne, du centre ville chaotique à tous les niveaux, du dynamisme culturel limité pour une métropole de cette dimension, du manque de débouchés local une fois le diplôme en poche...
Alors certes, on peut relever des points positifs tel que le soleil, la mer, l'offre commerçante importante, la population jeune et cosmopolite, une ville parmi les moins chères selon le quartier et le domaine (logement, nourriture, habillement) si l'on n'est pas trop regardant, le niveau de certaines filières très actives dans la recherche... On peut également noter les améliorations récentes à l'image de la montée en puissance des écoles de commerce, la présence de l'ensemble des cursus universitaires classiques de premier cycle - il y a peu, les bacheliers marseillais ne pouvaient même pas rester étudier dans leur ville s'ils désiraient se spécialiser dans des disciplines autres que scientifiques - ou encore de la réalisation d'équipements et structures attendus depuis des lustres (la bibliothèque régionale, la multiplication des programmes de logements étudiants)...
Mais il est ridicule de "vendre" un projet de quartier latin sans que les politiques aient une vision globale des choses et un volontarisme comme un Frêche a pu l'avoir, pour faire de Marseille une cité agréable à vivre, dynamique sur les plans culturels et économiques, pas seulement à destination d'une minorité mais de la grande majorité de sa population. La ville renverra alors une autre image en France voire à l'étranger. Parce qu'à moins d'être un apprenti footballeur, à ce jour, peu de jeunes citeraient Marseille dans le top 10 des villes françaises où ils aimeraient étudier. A la décharge des élus, il est difficile de contrebalancer la prédominance historique du campus aixois.
Dernièrement c'étaient les hôteliers des grandes chaînes internationales (ils sont bien placés pour comparer les métropoles) qui évoquaient les retours négatifs de leur clientèle en regrettant le manque de véritables politiques de fond pour asseoir Marseille en vraie place touristique. Le saupoudrage, les efforts parfois louables mais irréguliers, c'est tout juste bon à contenter les croisiéristes qui passent 4 heures en ville dont 2 dans un car et une dans les boutiques...
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J'adore ma ville pour ses qualités intrinsèques et naturelles mais je concède volontiers ( je voyage beaucoup ) que c'est l'une des pires en terme de gestion du développement d'autres qualités voulues et choisies.
On est incapable, élus comme citoyens d'être exigeants et de tous tirer dans le même sens pour une nette amélioration dans de nombreux domaines.
Des choses sont faites mais toujours à moitié.
Des projets sont évoqués chaque jour mais mettent 15 ans à se concrétiser là où d'autres villes françaises ( ne parlons même pas des villes internationales ) le font en 5 ans.
Ailleurs, ça ne se passe pas ainsi et les investissements consentis ne ressemblent pas à de pures pertes 10 ans après ...
Mais nos politiques de tous bords sont très forts pour croire ( ou nous faire croire !! ) qu'à chaque avancée, c'est un rattrapage vers les autres métropoles.
Que néni !!! Sans peut-être trop perdre de terrain, on en regagne plus depuis au moins 5 ans ...
Tous les projets et chantiers ont été stoppé ces 5 dernières années là où toutes les autres métropoles ont continué leur développement.
Dieu merci, nous avons obtenu CEC2013, sinon, aurions-nous eu une requalification du Vx-Port, le CRM et MUCEM, Les terrasses du Port, une partie d'Euromed Center pour 2013, l'intercontinental ... ???
Y'a qu'ici ( et à Nice grâce à Brice
) pour croire qu'ont peut surfer une vague pendant 10 ans sans effort !
Il me fait bien rire l'élu ( aucune idée de son nom ) dans la vidéo sur F3 ( montrée ici plus haut ) de dire que les investisseurs croient encore en notre ville et qu'il faut donc que les marseillais y croient aussi ...
On y croit tous encore ici sur ce forum mais c'est pas parce que Karmitz vient s'installer que c'est la big croissance LOL.
En cette époque d'après choux gras pour la ville ( Années après 2000 - TGV - France 98 - Explosion du tourisme urbain ....... ), on devrait plutôt entendre dire nos élus " les investisseurs continuent d'affluer en masse " et non se gargariser d'un investissement à 18 M€ et du retour d'un cinéma ... sur la plus grosse artère du centre-ville ... Houaou !!!!
Marseille 2012 ... 2013 ... et 2016.
+4
Excellente analyse, Jal.
Il faut aussi reconnaitre que nous revenons de loin, toutefois, et que des progrès ont été observés. Marseille va mieux qu'il y a 15 ans, mais moins bien qu'il y a 5 ans, hélas.
En effet, tous les efforts de ces dernières années se heurtent à un obstacle majeur : la médiocrité (le mot est faible) de la classe politique locale (c'est valable, voire pire dans les villes voisines, hélas). Les (rares) personnalités les plus brillantes ont été écartées et marginalisées systématiquement (comme Sanmarco, Pezet, Medvedovski - à Aix - à droite je ne vois pas de personnalités brillantes
, allez, Teissier, quand même ...), ou sont tenues de côté, dans des rôles secondaires (comme Jean Viard, préposé aux poubelles).
La principale plaie, bien entendu, est le clientélisme. Voir à ce sujet http://www.conventioncitoyenne.com/docu … elisme.pdf
Mais ce n'est pas la seule : des régions peuvent être gangrénées par la corruption et le clientélisme, mais très bien s'en sortir et se développer (la communauté valencienne, par exemple, ou Nice sous Médecin).
Ici, nous cumulons fonctionnement moyenâgeux ET médiocrité intrinsèque du personnel. Les politiciens ne sont pas des élus du peuple, mais des délégués des groupes de pression et des intérêts privés majeurs mais aussi mineurs (fonctionnaires, artisans, petits privilégiés), qui ont pour mission de "tout changer pour que rien ne change", comme disait Giuseppe Tommasi, prince de Lampedusa, dans le "Guépard".
Mais les conséquences sont graves : inertie, manque de vision d'avenir (au delà des échéances électorales immédiates), médiocrité des choix, pire, frilosité permanente, défaut total d'ambition et de prise de risque, provincialisme exacerbé (la détestation de Paris - qui pourrait être tout à fait justifiée par la perpétuation du traitement jacobin - est surtout la manifestation d'un complexe d'infériorité) et désintérêt croissant de la population pour la chose publique.
Pire, pour l'esprit civique (dont la propreté et la délinquance automobile ne sont que des symptômes), au profit d'un renfermement, d'un communautarisme exacerbé, revendiqué et agressif (qu'il soit le fait des maghrébins, des juifs, des arméniens ou des "gaulois" ou d'autres, on a l'impression qu'il n'y a plus de marseillais, sauf les jours de match).
Et ça, c'est le plus grave.
Cela remet en cause le principe même de démocratie. Et empêche, à court terme, toute rénovation politique de la gouvernance de cette ville et de son agglomération. Alors qu'il y a urgence.
Seuls les milieux économiques font preuve d'un minimum de vision et d'intelligence, car plus en phase avec l'évolution du monde. Mais ils ne peuvent rien contre ce troupeau d'éléphants qui bouche notre horizon.
C'est triste de voir comment des atouts aussi évidents, uniques en Méditerranée, sont irrémédiablement gâchés par la faute d'une poignée de nuisibles.
Je partage en grande partie l'analyse de Jal et d'ericparis11 mais j'y ajouterais que les Marseillais ont aussi les élus qu'ils méritent et que cette "minorité de nuisibles", ce sont les citoyens par leur vote ou leur absence de vote qui les ont mis là où ils sont. On peut toujours dire que la politique c'est pour les autres, se cacher derrière un apolitisme de façade, mais en démocratie le vote décide de presque tout et la politique s'occupe de vous, quoi qu'il arrive.
Quelle proportion des électeurs marseillais a réellement lu les programmes des candidats aux dernières municipales ? Est-on condamné à choisir entre deux versions d'un même système mis en place par Defferre il y a des décennies ? Si ce n'est Gaudin ça ne peut être que Guérini ?
Dans ce domaine aussi le bas blesse lorsque l'on compare avec d'autres métropoles. Pour avoir habité à Grenoble pendant des années puis un temps à Lyon, j'étais littéralement effondré en revenant à Marseille lorsque j'ai vu la popularité de Gaudin et les discours que j'entendais. à la fois si heureux d'être là et tellement choqué par l'écart entre le discours et la réalit. Un écart tellement grand que je ne comprenais pas comment nombre de Marseillais pouvaient encore se laisser abuser. Oui des progrès avaient été faits depuis les années 90, au plus fort de la crise. Comment le nier ? Oui le bilan de Gaudin contenait nombre d'éléments positifs, à commencer par une image à nouveau positive.
Mais en ce début des années 2000, comment ne pas voir que les discours restaient d'une telle médiocrité, la réalité entachée de telles lacunes (propreté, incivisme, absence de politique de TCSP, manque de vision à moyen terme, problèmes de gouvernance, incapacité à fédérer et à favoriser l'émergence d'une métropole, dépendance pavlovienne vis-à-vis de Paris etc.) qu'il semblait impossible que cela ne débouche pas sur une sanction électorale.
Et bien les Marseillais ont décidé de remettre de l'argent dans la machine. Comment dès lors s'étonner qu'elle continue de fonctionner comme elle le fait depuis le début ? Ne serait-ce que la qualité de certaines personnes de l'entourage de Guérini, à l'image de Jean Viard de Boulesteix ou de Zéribi dans le domaine des transports, m'avaient de mon côté décidé à dépasser mon aversion pour Guérini et à franchir le pas au deuxième tour. Je n'ai même pas eu l'occasion de voir si la déception ou la bonne surprise auraient été au rendez-vous.
Avec Gaudin je ne m'attendais à rien d'autre que ce que l'on nous sert actuellement. Et Guérini, en entérinant un pacte d'immobilisme avec Gaudin après la prise de MPM par la gauche ne m'a pas fait changer d'avis sur son compte. Dès lors je me raccroche à mon amour pour ma ville, aux moments agréables que son site et son caractère si particuliers et attachants procurent, mais malheureusement sans illusion sur un changement réellement positif dans les domaines cités plus hauts avant les prochaines échéances électorales. Et quand j'entend que Gaudin ne s'interdit rien et que Guérini et ses casseroles pourraient de nouveau être de la partie, je prie pour que les électeurs prêtent enfin attention à d'autres candidats, moins "enracinés" "emblématiques" ou "populaires", mais porteurs de projets parfois tellement plus crédibles et réfléchis.
Qui pense peu se trompe beaucoup
Je ne comprends pas pa exemple qu'on trouve facilement 50 briques pour construire la patinoire de la Capelette et qu'on ne mette pas un rond pour retaper certaines artères du centre ville. Certaines d'entre elle sont vraiment indignes d'une ville française (Bd d'Athènes, Cours Lieutaud, rue de Rome, rue Paradis.....)
Parce que la municipalité espère qu'à travers quelques mesures d'impulsions (développement des modes de transports doux, hausse des impôts locaux, aides financières aux particuliers pour la rénovation de l'habitat ...), on aboutira progressivement vers une recomposition sociale du centre ville, une "gentrification" où dans un premier temps les classes moyennes prendront la place des populations défavorisées, puis par la suite les classes moyennes supérieures etc. avec pour corollaire plus d'attractivité commerciale, moins d'insécurité etc.
osin13 a écrit:
Je ne comprends pas pa exemple qu'on trouve facilement 50 briques pour construire la patinoire de la Capelette et qu'on ne mette pas un rond pour retaper certaines artères du centre ville. Certaines d'entre elle sont vraiment indignes d'une ville française (Bd d'Athènes, Cours Lieutaud, rue de Rome, rue Paradis.....)
Comme quoi tout celà reste très subjectif, personnellement bien que je ne suis pas contre une rénovation de ces arteres, je ne vois pas en quoi le bd d'Athenes, le Cours Lieutaud, la rue de Rome et la rue Paradis sont indignes..
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