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eiffel-ô a écrit:
http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=7&ref_id=20117
Projections de population à l'horizon 2040 dans les principaux territoires de SCoT prescrits de Midi-Pyrénées
Réponse est "la page n'existe pas "
per tolosa totjorn mai
Moi çà marche 
Mais ce qui est incroyable, c'est que çà marche une fois sur 2. Le site doit présenter un bug.
Ma carte des opérations d'urbanisme sur le Nord-Vendée (12 pages) :
https://maps.google.fr/maps/ms?msid=203 … &msa=0
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+8000hab par an sur l aire urbaine ! Seulement !

pitlapentouffle a écrit:
+8000hab par an sur l aire urbaine ! Seulement !
C'est le SCOT et non l'aire urbaine.
L'interSCOT (presque l'équivalent de l'aire urbaine), c'est actuellement + 18 000 habitants / an. L'insee prévoit en hypothèse moyenne 1 210 100 habitants en 2010 et 1 575 400 en 2040, soit une moyenne de + 12 200 / an.
C'est d'après moi une moyenne assez basse.
Merci urba pour cette rectification.

Le SCOT Grande agglo toulousaine comprenait :
802 408 habitants en 1999
948 581 habitants en 2011
Avec une moyenne de + 12 181 habitants /an le million d'habitants sera atteint en 2016 avec 1 009 500 habitants.
Si ce rythme devait se maintenir, le SCOT central comprendra 1 302 000 habitants en 2040.
La voilà la future jonction vers l'UU de Castelnau d'Estretefonds-Grisolles
ZI la Pointe du Girou sur 23 hectares qui comprendra un Parc de stockage - entrepôt - logistique.
http://map.auat-toulouse.org/AtlasZa/
Regardez la différence des taux de croissance urbaine entre 1968-2009 et 1999-2009!
Edifiant!

On s'aperçoit que sur la dernière période, l'évolution des plus fortes croissances démographiques se déplace sur la 3ème voire 4ème couronne.
On assiste à un étalement spatial de la croissance urbaine.
Bonsoir,
Savez-vous quand démarreront les travaux d'aménagement de la "ZI la Pointe du Girou" ?
Secondement, j'observe que des travaux sont réalisés sur la commune de Fenouillet:
Il me semble que c'est pour l'aménagement de la future Halte TER de Fenouillet dans le cadre de la mise à 4 voies Toulouse > St-Jory ! ...
Ah oui, voici un article: http://www.ladepeche.fr/article/2011/03 … ferti.html
@+
Les travaux en cours sur l'ancien site Soferti (groupe Total) sont je crois de l'ordre de la dépollution des terrains. Je n'ai pas connaissance pour ma part du ou des projets futurs sur cette emprise qui est très intéressante et stratégique.
La puissance publique (métropole via l'EPFL) aurait d'ailleurs intérêt à acquérir ces terrains ainsi que tous ceux qui sont à l'est (locaux industriels en très mauvais état et partiellement inoccupés) jusqu'à la RD820 pour constituer un véritable projet urbain en lien avec le projet de création d'une vraie gare.
Merci pour les précisions ! Dommage, je m'attendais plutôt à la création d'embranchements ferroviaires pour dynamiser le FRET ferroviaire mais rien de cela ...
Ptiloulou a écrit:
Les travaux en cours sur l'ancien site Soferti (groupe Total) sont je crois de l'ordre de la dépollution des terrains. Je n'ai pas connaissance pour ma part du ou des projets futurs sur cette emprise qui est très intéressante et stratégique.
La puissance publique (métropole via l'EPFL) aurait d'ailleurs intérêt à acquérir ces terrains ainsi que tous ceux qui sont à l'est (locaux industriels en très mauvais état et partiellement inoccupés) jusqu'à la RD820 pour constituer un véritable projet urbain en lien avec le projet de création d'une vraie gare.
Il me semble que les travaux de dépollution sont terminés.
Sur la parcelle que mentionne brubru8850, au niveau justement de la halte SNCF actuelle, ils terrassent et j'ai comme l'impression de la construction d'un parking.
Peut être en vue pour l'instant d'agrandir le parking pour les utilisateurs de cette gare.
urbatoulousain31 a écrit:
Regardez la différence des taux de croissance urbaine entre 1968-2009 et 1999-2009!
Edifiant!
http://imagesup.org/images12/1398945220 … mo68-9.jpg
http://imagesup.org/images12/1398945249 … mo99-2.jpg
On s'aperçoit que sur la dernière période, l'évolution des plus fortes croissances démographiques se déplace sur la 3ème voire 4ème couronne.
On assiste à un étalement spatial de la croissance urbaine.
La croissance de l'aire urbaine (1) toulousaine est digne d'un pays émergent!
L’urbanisme toulousain doit nous faire craindre le pire malgré l’existence actuelle d"un pôle urbain encore nettement majoritaire dans son aire urbaine (71% de la population totale), contrairement à d’autres villes françaises , si son évolution démographique entre les deux derniers recensements bornant la décennie 2000 se confirmait par la suite : c’est le plus fort enregistré parmi les 30 plus grandes AU françaises avec une croissance annuelle de 1.72% - dont 2.79% pour la seule couronne périurbaine - entre les recensements de 1999 et 2010. A ce rythme-là l’AU toulousaine passerait de 1.230.000 habitants (2010) à près de 2.500.000 en 2050, et la part du noyau dense de l’AU tomberait alors à 58%...
Une comparaison des aires urbaines, entre celle du sud-ouest français et Los Angeles (la seconde en importance démographique et économique aux Etats Unis), pourrait semblait incongru du fait de la différence de rang, un facteur 10 les séparant. D’autre part la construction récente d’un « central business district » à LA en guise de centralité reconstituée semblerait, inversement, laisser un gap irrattrapable au détriment de la première, l’aire toulousaine pouvant se prévaloir d’une morphologie constituée d’un pôle dense (2) représentant encore entre les 2/3 et les 3/4 du total de la population.
Cependant rien ne peut garantir la poursuite des trajectoires suivies. La « ville millionnaire française » peut constituer le germe d’une future mégapole ou appartenir à une « ceinture de rouille », devenir la victime d’un retournement de fortune, au cas par exemple où le secteur industriel aérospatial viendrait à subir également une réorganisation de la division internationale du travail au profit de la zone asiatique - Chine en tête, et en passe de capitaliser une masse critique de matière grise avec le flux gigantesque d’un million de nouveaux ingénieurs et de doctorants chaque année par son système de formation et avec la diaspora de ses étudiants envoyés à l’étranger, aux USA particulièrement... - ; LA enfin pourrait par exemple souffrir d’une réduction drastique des programmes militaro-industriels fédéraux ou d’un scénario pompéien ou équivalent si la faille de San Andréas rayait la ville de la carte et si la société américaine ne réalisait pas son sursaut patriotique pour la faire renaître de ses ruines, au nom de l’idéologie non interventionniste par exemple...
Et l’idéologie libérale de l’UE poursuit davantage un objectif de concurrence libre et non faussée, inscrit depuis les débuts de la construction des institutions européennes dans les traités, qu’une politique industrielle commune qui transcenderait les chauvinismes d’entreprises nationales leaders dans son secteur...
La cause de tout ça est évidemment la place hégémonique de la bagnole, et pour la situation française l'espoir est très mince de voir un dispositif comme l'interSCoT accoucher d'autre chose que de l’inefficacité aménagiste, le couplage théorique des plans et programmes du logement et du transport s'accommode mal du principe juridique de "compatibilité" des plans (PLU, PLH, PDU...) avec le SCoT... Vue l'urgence si on se réfère à l'aggravation de la situation climatique au fil des rapports successifs du GIEC le principe de conformité devrait s'imposer et les SCoT comporter autre chose que du déclamatoire performatif pour s'engager clairement dans du phasage et du chiffrage de projet pour accélérer la transition des modes de vie.
(1) Pour une illustration cartographique de l’AU toulousaine au recensement de 1999 (son périmètre a enflé au recensement suivant, davantage de communes satisfaisant à la définition de l’INSEE d’avoir au moins 40% de main-d’œuvre à travailler à l’extérieur de la commune dans le pôle urbain toulousain) voir le lien http://www.insee.fr/fr/themes/document. … rt1sp5.htm
(2) Parmi les 30 plus grandes AU françaises Toulouse est proche de la médiane pour le ratio de population du noyau dense de l’unité urbaine relativement à l’AU avec 71%, l’AU de Rennes ayant le plus mauvais score avec 46%.
Je prends un exemple d'une commune de la 3ème couronne située à 30km de Toulouse dans le 31, dont je viens de prendre connaissance des résultats du recensement 2014 dans le journal municipal (qui sera officialisé le 01/01/2017) : Bessières
1982 : 1841 habitants
1990 : 2009 habitants
1999 : 2222 habitants
2004 : 2600 habitants
2009 : 3172 habitants
2014 : 3771 habitants
Le SCOT impose un PLU pour 5 000 habitants en 2030.
Tous les villages voisins sont dans la même configuration avec des lotissements pavillonnaires et des petits collectifs qui poussent partout.
Cet exemple, pour montrer que même l'Inter-SCOT prévoit de fortes croissances en 3ème couronne et en 4ème couronne.
urbatoulousain31 a écrit:
Je prends un exemple d'une commune de la 3ème couronne située à 30km de Toulouse dans le 31, dont je viens de prendre connaissance des résultats du recensement 2014 dans le journal municipal (qui sera officialisé le 01/01/2017) : Bessières
[...]
Tous les villages voisins sont dans la même configuration avec des lotissements pavillonnaires et des petits collectifs qui poussent partout.
Cet exemple, pour montrer que même l'Inter-SCOT prévoit de fortes croissances en 3ème couronne et en 4ème couronne.
Bon courage aux élus des prochaines décennies pour organiser une offre de transport public dans la couronne périurbaine, et pas sûr non plus que le covoiturage rentre dans les mœurs...
Quant au réseau TER avec l'étoile à 8 branches toulousaine prenons garde que chaque station ne soit pas un relais pour l'étalement urbain en cas de cadencement serré ou de tarification à 1€ comme dans la région LR. On pourrait alors connaître un effet rebond avec une pratique au départ vertueuse, substituer le TER à l'automobile sur un tronçon de la boucle de déplacement domicile/travail. Pour illustrer* cette crainte une série de captures d'écran a été réalisée sur Google Maps et Steet View (prises en août le plus souvent) sur la seule ligne Toulouse-St Gaudens, avec des parkings à plus de 150 places : il est assez peu probable que les clients habitent précisément dans la commune où est implantée la gare... Seule une enquête réalisée par la mairie ou une mise à disposition d'infos commerciales par la région SNCF (assez peu envisageable... ) pourraient nous éclairer là-dessus. Un projet de nouveau quartier à mixités fonctionnelle et sociale autour des stations TER serait naturellement l'idéal...
*http://pdf.lu/k34f
Pour ce secteur Nord-Est de l'Aire Urbaine, ils commencent à organiser des lignes de bus jusqu'au métro (Gramont) mais aussi en attente de la liaison en TER cadencés St-Sulpice-Matabiau EuroSudOuest.
Ces cartes fabriquées avec Philcarto sont magnifiques. Dommage qu'on soit obligé de passer par Adobe Illustrator, très cher...
Oui, ce type de carte met vraiment ici en évidence, les taux de croissance par commune et met aussi en évidence la différence entre les 2 période.
On perçoit bien l'étalement de la croissance sur la dernière période.
En partant des données INSEE par grand quartier (réunion à partir des données IRIS), j'ai essayé de voir les évolutions internes à Toulouse entre 2006 et 2010 (je sais que la comparaison devrait se faire entre 2006 et 2011 mais les données ne sont pas encore disponibles pour 2011 à échelle infracommunale).
Il est notable de voir que les dynamiques sont très différentes d'un quartier à l'autre, en fonction de la construction mais aussi du phénomène de desserrement des ménages. Il n'y a ainsi pas corrélation exacte entre construction et croissance démographique. Ainsi, les quartiers centraux ou il s'est peu construit de logements restent relativement stables en population alors que certains quartiers comme la Roseraie où il y a pourtant eu des constructions voient leur population baisser.
Sans surprise, les quartiers qui ont connu une forte dynamique de construction durant la période 2005-2010 (grosso modo), voient leur population augmenter nettement. Cette construction ne s'est d'ailleurs pas réalisée qu'en ZAC :
Les plus fortes hausses concernent Croix-Daurade (qui englobe Borderouge ), Lalande (énormément de construction sur les routes de Fronton et de Launaguet), Casselardit (qui englobe le secteur du zénith), Montaudran (avec la ZAC du même nom mais aussi la Marcaissonne), les Sept-Deniers (idem avec sa ZAC maintenant terminée), Rangueil Université (avec notamment bcp de constructions autour du CHR, en montant vers Pouvourville).
Au regard des constructions réalisées depuis 2010, on peut supposer que la plupart de ces quartiers ont d'ailleurs poursuivi leur dynamique positive.
En sens inverse, sans surprise là aussi, les quartiers en renouvellement urbain (ANRU) qui font l'objet de nombreux programmes de démolition (avant reconstruction et probable repeuplement) ont vu leur population baisser fortement : Bagatelle, Bellefontaine et Reynerie en premier lieu (c'est beaucoup moins vrai à La Faourette (plus avancé dans le projet de reconstruction) et à Empalot (projet moins avancé à l'inverse et moins de démolitions prévues).
Au-delà de ces confirmations, on voit d'autres quartiers où la chute de population est sévère (pas ou peu de constructions et certainement un phénomène de desserrement des ménages très fort, voire peut-être de la vacance de logement). Il s'agit aussi souvent de quartiers péricentraux qui étaient plutôt à population familiale. C'est notamment le cas des Pradettes, de Guilhemery (secteur de l'avenue de la Gloire - Bonhoure), de Saouzelong-Rangueil, de Saint-Michel, La Cépière ou encore Marengo-Jolimont.
Au total, 37 quartiers sur 60 voient leur population baisser. La dynamique de construction qu'il y a n'est pas suffisante pour assurer une stabilité globale de la population, avec globalement une tendance stable en centre ville, en baisse sur les quartiers péricentraux et en hausse sur les quartiers les plus excentrés ou les opportunités de construction ont été les plus nombreuses.
Si on prend par grand secteur :
Sont stables :
centre ville : 69500 habitants (- 300h entre 2006 et 2010),
rive gauche (entre Garonne et périphérique) : 67300 h (stable),
Sont en baisse :
Ouest du périphérique et de l'A64 : 61800 h (- 2900 h)
Est (du canal du midi du Faubourg Bonnefoy à La terrasse) : 83000 h (-2000h)
Sont en hausse :
Sud-est (Garonne à Montaudran) : 86000 h (+2600h)
Nord (où tous les quartiers sont en hausse) : 74300h (+ 6800h).
Le mieux pour votre lecture aurait été une carte, mais c'est un autre boulot !
Justement, à ce sujet , tititlse sur SSC a repris les chiffres par îlot IRIS pour déterminer la population de chaque secteur toulousain.
le secteur 1 c'est 69 429 habitants sur 6,35km² avec 22 îlots IRIS. Densité 10 934 hbts/km².
le secteur 2 c'est 66 223 habitants sur 9,18 km² avec 26 îlots IRIS. Densité 7 214 hbts/km².
le secteur 3 c'est 74 325 habitants sur 25,23 km² avec 22 îlots IRIS. Densité 2 946 hbts/km².
le secteur 4 c'est 82 953 habitants sur 14,44 km² avec 30 îlots IRIS. Densité 5 745 hbts/km².
le secteur 5 c'est 86 054 habitants sur 26,91 km² avec 30 îlots IRIS. Densité 3 198 hbts/km².
le secteur 6 c'est 62 823 habitants sur 36,19 km² avec 23 îlots IRIS. Densité 1 736 hbts/km².
Sujet à développer sur la partie Toulouse divisée en secteurs, ou arrondissements.
Carte des PC autorisés en 2013 localisés à l'adresse dans l'AU de Toulouse
Bon déjà, on a là les PC de l'année 2013 uniquement.
Il serait intéressant d'avoir une carte équivalente regroupant 2010-2011-2012-2013 pour voir l'évolution depuis la dernière délimitation des unités urbaines 2010.
Perso j'ai regardé sur cette carte les lieux de jonction urbaine :
St Jory - Castelnau d'Estretefonds
Daux/Aussonne - Merville
Plaisance/La Salvetat - Fonsorbes/Fontenilles
Léguevin - Pujaudran
Ensuite l'ai regardé la couronne périurbaine et je constate qu'il y a tout de même une certaine continuité d'étalement des constructions de maisons individuelles.
jo09 a écrit:
moi perso je trouve que Toulouse a beaucoup de chance contrairement a d 'autres villes et a beaucoup d ' atout dans ses mains pour passer a une autre dimension .
Hm... passer à une autre dimension... j'ai bien peur que ça soit difficile justement. Comme pour les pays en développement qui sont souvent victimes du "piège du revenu intermédiaire" (stagnation du PIB par habitant une fois qu'il atteint les 10.000-20.000 dollars, avec incapacité à monter en gamme), pour les villes aussi, il y a souvent un phénomène de plateau démographique après qu'elles aient atteint un certain seuil. Il semble particulièrement difficile de passer de 1 à 2 millions d'habitants notamment. Moriconi-Ebrard en parle bien dans son bouquin De Babylone à Tokyo. Le seuil de 2 millions d'habitants est ce qui a distingué les villes du monde industriel des villes pré-industrielles. C'est Londres la première dans l'histoire de l'humanité qui a réussi à franchir ce seuil, et Paris la seconde.
En province, plus comparable à Toulouse, je note un tel phénomène de plateau pour Marseille, dont la croissance, après plusieurs décennies de boom, s'est mise à ne plus augmenter que modestement depuis les années 1970 (il est loin le temps où on voyait l'agglomération marseillaise atteindre les 3 millions d'habitants et rivaliser avec Barcelone !).
Au 1er janvier 2011, l'aire urbaine de Toulouse (5.381 km²) a atteint 1.250.251 habitants. La croissance de la population n'a été que de +1,34% par an entre 2006 et 2011, soit le plus faible taux de croissance depuis les années 70. Passer à une autre dimension, pour Toulouse, ça serait atteindre les 2 millions d'habitants. Là oui, ça ferait entrer Toulouse dans une autre dimension. Mais j'ai de sérieux doutes, désormais, sur la possibilité de Toulouse à les atteindre. Je me demande si on ne va pas plutôt assister à un Marseille bis, soit une croissance faible durablement après plusieurs décennies de boom.
On peut comparer avec Munich et Hambourg, deux autres villes de province pour lesquelles je possède des séries historiques très précises. La province de Barcelone (7.728 km²) avait 1.250.000 habitants en 1916. Elle a atteint les 2 millions d'habitants en 1943, soit en seulement 27 ans, malgré la Guerre civile espagnole qui a fait chuter la croissance de population. Le taux de croissance moyen de la province de Barcelone a été de +1,76% par an pendant ces 27 ans, encore une fois ce malgré la Guerre civile.
L'aire urbaine de Munich (4.697 km²) avait 1.250.000 habitants en 1946. Elle a atteint les 2 millions d'habitants dès 1970, soit en seulement 24 ans, ce qui représente un taux de croissance moyen de +1,98% par an.
Pour que Toulouse joue dans la cour des grands comme Munich et Barcelone, l'aire urbaine devrait atteindre les 2 millions d'habitants vers 2035-2038, ce qui correspondrait à l'évolution historique de ces deux villes qui ont mis entre 24 et 27 ans pour passer de 1,25 à 2 millions d'habitants. Vu le taux de croissance des dernières années, on en est loin !
Munich a bénéficié d'une forte immigration étrangère pendant la période du boom économique allemand d'après-guerre. Nous, du fait d'un conservatisme économique qui bride l'économie française et le marché du travail, et du fait de 30 ans de lepénisation des esprits qui ont érigé l'immigration en repoussoir, on se prive de la manne de millions d'immigrés qui pourraient enrichir notre pays, et, dans le cas de Toulouse, lui permettre de booster sa croissance.
Barcelone a aussi bénéficié d'une forte immigration, mais qui était nationale, et même si Toulouse attire en France, les flux de migrants domestiques chez nous ne sont pas comparables à ceux qu'ils ont pu être en Espagne dans les années 1920-1930. L'exode rural est terminé, et toutes les régions françaises ont des niveaux de vie assez comparables. Donc Toulouse ne peut pas compter dessus comme Barcelone a pu y compter.
Au-delà de ces causes nationales, il y aussi des causes locales qui me font fortement douter de la capacité de Toulouse à passer à une autre dimension. D'abord nos élus locaux sont incapables de penser la croissance démographique. Regardez les très grands efforts en infrastructure qu'ont engagé les dirigeants des régions de Munich et Barcelone pendant ces 24-27 ans (1916-1943 pour Barcelone, 1946-1970 pour Munich). A part une 3è ligne de métro que j'attends de voir pour croire, on n'a pas prévu grand chose niveau infrastructures pour permettre à l'aire urbaine d'atteindre les 2 millions d'habitants (si tant est même que les dirigeants locaux arrivent à imaginer un tel chiffre de population, qui doit leur paraître un peu fantasmagorique, tant il est vrai qu'en France, plutôt que de prévoir large, on préfère toujours courir après la réalité et tenter de rattraper après coup ce qu'on n'a pas planifié en amont). Je pense notamment aux transports routiers, parce que désolé, mais avec 2 millions d'habitants, il faudrait bien plus que le nombre de routes et autoroutes actuelles dans l'aire urbaine pour permettre à tout ce monde de circuler.
Sans parler de l'étalement urbain incontrôlé, et du manque de densification (même si on fait quelques timides efforts dans la commune de Toulouse), qui rendront vite une aire urbaine de 2 millions d'habitants invivable (alors que Munich, qui a pourtant aujourd'hui 2,6 millions d'habitants dans son aire urbaine, est très vivable, parce qu'on a depuis longtemps urbanisé de manière rationnelle et dense).
Après, au-delà de ces simples problèmes "logistiques", il y a tout simplement le développement économique de la ville qui me fait douter qu'on atteigne jamais les 2 millions d'habitants (les gens, au final, ne viendront que s'il y a du boulot). On a comme toujours trop tendance à se reposer sur Airbus et l'aéronautique/spatial. Munich et Barcelone ont su autrement diversifier leurs bases économiques. Dans un monde fait de symboles et de communication, je trouve notamment pas très professionnel que la ville n'ait toujours pas développé un grand quartier d'affaires, comme Lyon à La Part-Dieu, et n'ait toujours pas de grands symboles architecturaux modernes (le clocher de Saint-Sernin, c'est superbe, mais des gratte-ciels modernes, on attends toujours !). Pourtant il y a l'endroit tout désigné pour ça au bout des allées Jean Jaurès, près de la gare. De quoi faire une belle Part-Dieu moderne et sans dalle si tant est qu'on ait un maire audacieux et ambitieux. Mais ça, je crois qu'ont peut toujours rêver.
Donc, plutôt que de passer à une autre dimension, j'ai bien peur que la croissance toulousaine continue à se tasser, et qu'on s'oriente plutôt vers une aire urbaine qui tendra vers les 1,5 millions d'habitants sans aller au-delà, soit plus ou moins le scénario marseillais.
Pour les comparaisons hors de France, concernant les infrastructures, faut oublier pas que contrairement à l'Espagne et l'Allemagne, en France les régions sont autonomes pour les dépenses mais dépendent de l'état pour les recettes, enfin hors Paris ou la l'état met la main à la poche.
Munich a été détruite presqu'entièrement vers la fin de la 2è guerre mondiale, comma la plupart des villes allemandes, donc on a pu rationnalisé, puisqu'il n'y avait en gros plus rien, ce n'est pas le cas de Toulouse.
Sinon pour un "Toulousain", vous faites plutôt des analyses à distance, et un peu péremptoires.
per tolosa totjorn mai
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