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ANDRE a écrit:
ça ressemble au paysage agricole de la région du Bas Rhône, avec les cyprès en moins. De petites exploitations agricoles avec la maison à coté, il n'y a pas mieux pour transformer en urbanisation diffuse.
C'est vrai que le paysage agricole du Bas Languedoc est différent, le bourg agricole rassemble les habitations des exploitants agricoles.Les "mas Provençaux" éparpillés dans les pins et les vignes, c'est récent.
Je donne mon avis, je ne trouve pas ça très économique ni écologique.
Je suis entièrement d'accord avec ce que tu penses. Ce n'est ni économique, ni écologique.
Je fais juste ce constat avec carte et précisions à l'appui pour démontrer ce que j'avance en terme de fusion des UU de Toulouse et Montauban.
Juste en empruntant l'A62 ou la RN20 entre Toulouse et Montauban, on a l'impression qu'il n'y a pas de fusion possible.
Oui, c'est vrai si on s'en tient à ces 2 axes routiers entourés de forêts et de champs.
Il faut aller chercher dans les communes en arrière de ce saxes pour retrouver le tissu urbain diffus et qui s'agglomère en chapelets très fins.
C'est ce constat d'urbanisation diffuse non compacte qui se fait le long des communes que j'ai tracées qui prouve la jonction très prochainement probable (pour 2020 je pense) entre Toulouse et Moissac.
Et effectivement, l'urbanisation diffuse du bas Rhône a permis la fusion des UU d'Avignon avec celles d'Orange, de Cavaillon ...
Pour Toulouse-Montauban-Castelsarrasin c'est un peu la même chose.
Géoportail image satellite 2014
PREMIER SECTEUR : Agglomération montalbanaise.
La Fusion des unités urbaines de Castelsarrasin/Moissac + La Ville dieu du Temple + St Porquier + UU Montauban + Nègrepelisse + UU labastide St Georges
On perçoit bien l'urbanisation en diffus. La dernière image satellite 2014 laisse apparaître toutes les nouvelles constructions. On voit bien l'étalement urbain de l'agglo de Montauban vers Castelsarrasin, vers Nègrepelisse et vers Labastide Saint Georges.
1/ jonction Castelsarrasin / La Ville Dieu du temple + St porquier
2/ jonction La ville Dieu du temple à Montbeton (UU Montauban)
3/ jonction St Etienne de Tulmont (UU Montauban) et Nègrepelisse
4/ jonction Bressols (UU Montauban) à Campsas (UU Labastide Saint Georges)
ERRATUM : veuillez lire Labastide Saint Pierre et non Labastide St Georges (qui est dans l'UU de Lavaur dans le Tarn)
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DEUXIEME SECTEUR (les jonctions entre UU Montauban et UU Toulouse)
jonction Nohic (UU labastide St Georges) et Villemur/Tarn (par lieu dit Le terme et lieu dit Magnanac) 
jonction Villemur lieu dit Magnanac à Villaudric
jonction Villaudric à Bouloc
jonction Bouloc à Vacquiers
jonction Bouloc à Castelnau d'Estretefonds et St Sauveur (UU Toulouse)
Sympa la mise à jour 2014 de Géoportail ! Pour l'instant on avait que des fragments sur Google earth.
A la vue de ces images je crois également que la fusion U.U Toulouse / U.U Montauban / U.U Castelsarrasin sera effective en 2020. On assiste donc à une conurbation diffuse le long de la Garonne.
La région LRMP va posséder deux aires urbaines linéaires dépassant le million d'habitants dans un futur pas si lointain.
Egalement, si l'on observe attentivement, entre Sète/Montpellier/Lunel/Nîmes, c'est moins diffus mais tout de même très avancé... en 2025 ce sera plié.
On aurait alors au sein de la nouvelle région, en 2025, une grande U.U Languedoc Occidental centrée sur Toulouse qui compterait approximativement 1,25 million d'habitants (1,55 pour l'A.U), et une grande U.U Bas Languedoc centrée sur Montpellier qui compterait approximativement 0,9 million d'habitants (1,15 pour l'A.U).
La région va être puissante, à nous de savoir coopérer pour faire fructifier ce potentiel mis en commun...
J'aurais du mal à considérer Montauban ou Castelsarrasin comme des banlieues toulousaines. Même si il y a des liens entre ces villes et Toulouse ils ne sont pas aussi intenses qu'entre une ville centre et sa banlieue, pour moi ça serait juste un accident statistique dû à une règle de l'INSEE.
L' AU de Toulouse va avoir une sacré chute de densité de population avec une superficie X 1.5 pour 130 000 habitants supplémentaires.
luck a écrit:
J'aurais du mal à considérer Montauban ou Castelsarrasin comme des banlieues toulousaines. Même si il y a des liens entre ces villes et Toulouse ils ne sont pas aussi intenses qu'entre une ville centre et sa banlieue, pour moi ça serait juste un accident statistique dû à une règle de l'INSEE.
Certes, mais ce sera une continuité urbaine diffuse comme il en existe entre Lyon et Villefranche sur Saône, comme il en existe entre Marseille et Miramas, comme il en existe entre Avignon et Cavaillon ou orange ... etc etc
La réalité "urbaine" dépasse souvent la réalité du vécu urbain.
ANDRE a écrit:
L' AU de Toulouse va avoir une sacré chute de densité de population avec une superficie X 1.5 pour 130 000 habitants supplémentaires.
Tout à fait, pour presque 200 000 habitants de plus au final (population 2012)
urbatoulousain31 a écrit:
luck a écrit:
J'aurais du mal à considérer Montauban ou Castelsarrasin comme des banlieues toulousaines. Même si il y a des liens entre ces villes et Toulouse ils ne sont pas aussi intenses qu'entre une ville centre et sa banlieue, pour moi ça serait juste un accident statistique dû à une règle de l'INSEE.
Certes, mais ce sera une continuité urbaine diffuse comme il en existe entre Lyon et Villefranche sur Saône, comme il en existe entre Marseille et Miramas, comme il en existe entre Avignon et Cavaillon ou orange ... etc etc
La réalité "urbaine" dépasse souvent la réalité du vécu urbain.
Une réalité certes. On peut se demander tout de même si les communes périurbaines connaissent les PLU ?
Au final, en reprenant les 3 AU (Castelsarrasin, Montauban, Toulouse) et le résidu de communes qui leur sont multipolarisées :
1999 : 1 162 000
2011 : 1 421 000
2020 : 1 612 000
et là c'est toujours sur la base des AU 2010.
Ca questionne vraiment la pertinence de la notion d'UU, celle d'Avignon/Orange/Carpentras/Cavaillon/... me parait ( sans bien connaitre cette région ) justement complètement artificielle. Peut être qu'ajouter d'autres critères plutôt sociologiques permettrait de corriger ça. Ca me rappelle les débats sur les villes décrites comme binationales ou peuvent se constater une continuité du bâti de part et d'autre de la frontière sans pour autant qu'il y ait suffisamment d'échanges pour pouvoir parler d'agglomération unique.
luck a écrit:
Ca questionne vraiment la pertinence de la notion d'UU, celle d'Avignon/Orange/Carpentras/Cavaillon/... me parait ( sans bien connaitre cette région ) justement complètement artificielle. Peut être qu'ajouter d'autres critères plutôt sociologiques permettrait de corriger ça. Ca me rappelle les débats sur les villes décrites comme binationales ou peuvent se constater une continuité du bâti de part et d'autre de la frontière sans pour autant qu'il y ait suffisamment d'échanges pour pouvoir parler d'agglomération unique.
En terme géographique, une agglomération multipolaire (donc disposant de plusieurs centres relativement indépendants) est qualifiée de CONURBATION, mais c'est toujours une unité urbaine, qui n'a que seul fondement le critère morphologique d'occupation des sols.
Ceci dit les banlieues toulousaines ont bien poussé et sont de plus en plus intégrées en un ensemble compact. Ce qui n'était pas le cas jusqu'à il y a quasi 20 ans.
BANLIEUE OUEST
La première couronne devient compacte. 63 000 habitants sur ces 2 communes
La deuxième couronne également. 80 000 habitants en 3 communes
Stoker : Oui mais ce qui me pose problème c'est le fait que la seule unité repose sur la continuité du bâti alors que pour moi une ville c'est aussi une "société", donc si certaines parties du territoire d'une agglomération vivent de manières autonomes j'ai envie de les considérer comme des villes distinctes. Après je comprend que c'est très flou et que peu importe les critères ils seront toujours arbitraires.
Il me semble que l'on reste tout de même encore loin d'une fusion effective des UU entre Castelsarrazin/Moissac et Toulouse en passant par Montauban, même si le bâti diffus émaille effectivement ce territoire qui a connu une déprise agricole régulière et ancienne, notamment parce qu'il était (et est encore en partie) constitué de zones maraîchères, arboricoles ou viticoles.
Néanmoins, aujourd'hui les documents d'urbanisme tendent vers des règles beaucoup plus strictes, notamment pour limiter l'habitat diffus ou extensif. On n'est certes pas à l'abri de la construction de ci de là d'une maison supplémentaire, mais je serais surpris qu'avant très longtemps l'ensemble des espaces intersticiels non encore bâtis le deviennent. Les développements urbains seront probablement plus compacts, denses et accolés aux bourgs.
A court terme, j'ai plus de certitudes sur l'adjonction de certaines communes du frontonnais à l'UU de Toulouse (l'UU de Castelnau d'Estretefonds, Bouloc et peut-être par extension, Vacquiers et Villeneuve-lès-Bouloc, mais au-delà, je pense qu'on est sur du long terme.
Et merci pour toutes ces explications et infos urbatoulousain 
http://www.ladepeche.fr/article/2015/02 … aphie.html
Comptant 1,26 million d'habitants aujourd'hui notamment grâce à l'influence de Toulouse, la quatrième ville de France, le département aura vu sa population augmenter de 1,2 % entre 2006 et 2011. Mais cette tendance ralentit quand on la compare à la croissance entre 1982 et 2011, qui était de 1,5 %. Un ralentissement attribué à un apport migratoire plus faible depuis 2006. La Haute-Garonne demeure le département le plus attractif dans la région depuis 1982 avec un apport migratoire de 1 %. Mais sur la période récente, ce dernier est passé à 0,6 %.
En savoir plus sur http://www.ladepeche.fr/article/2015/02 … QMJqzOe.99
jo09 a écrit:
http://www.ladepeche.fr/article/2015/02/20/2052585-les-gagnants-et-les-perdants-de-la-demographie.html
Comptant 1,26 million d'habitants aujourd'hui notamment grâce à l'influence de Toulouse, la quatrième ville de France, le département aura vu sa population augmenter de 1,2 % entre 2006 et 2011. Mais cette tendance ralentit quand on la compare à la croissance entre 1982 et 2011, qui était de 1,5 %. Un ralentissement attribué à un apport migratoire plus faible depuis 2006. La Haute-Garonne demeure le département le plus attractif dans la région depuis 1982 avec un apport migratoire de 1 %. Mais sur la période récente, ce dernier est passé à 0,6 %.
En savoir plus sur http://www.ladepeche.fr/article/2015/02 … QMJqzOe.99
C'est pas illogique cette décélération de la population du 31. On a connu des années fastes qui étaient liés en partie au formidable envol de Airbus depuis les années 90 avec des programmes comme l'A320, l'A380, l'A350 et l'A320neo qui on générait un appel d'air de main d’œuvre sans précédent! Maintenant, il va falloir que l'on s'habitue à vivre avec une population qui s’accroît moins vite. Au fond, c'est peut être pas une mauvaise nouvelle car cela va permettre aux collectivités de rattraper le retard au niveau des équipements collectifs. De nombreux villages autour de Toulouse n'ont pas eu le temps de les construire pour satisfaire les néo-Toulousains (crèches, Ecoles, collèges, piscines, salles associatives, etc...).
Je tiens à repréciser certaines choses car les commentaires de certains m'exaspèrent notamment le message précédent totalement en dehors de la plaque (dans la manière d'aborder la globalité de la croissance).
Je rejoins en partie le problème de trop de croissance avec les équipements qui doivent suivre dans certaines communes, mais là est un débat plus localisé et pas tendanciel général.
Donc :
Haute-Garonne 1982 : 824 501 habitants
Haute-Garonne 2011 : 1 260 226 habitants
Moyenne de croissance : 15 025 / an
Haute-Garonne 2006 : 1 186 338 habitants
Haute-Garonne 2011 : 1 260 226 habitants
Moyenne de croissance : 14 778 / an
A 250 habitants près, la décélération est tout de même minime. Je parlerais plutôt de stabilité de croissance.
La décélération est à mettre au niveau de la croissance relative (en%). passant de 1,5% à 1,2% / an.
Mais là, c'est logique, c'est plus facile d'avoir un taux plus élevé avec 825 000 habitants qu'avec 1 260 000 en ayant une croissance en nombre absolu équivalente.
Mais :
Haute Garonne 2007 : 1 202 920 habitants
Haute Garonne 2012 : 1 279 349 habitants
Moyenne de croissance : 15 286 / an
La moyenne de croissance 2007-2012 est légèrement supérieure à la moyenne 1982-2011.
Il est vrai que l'apport migratoire ralentit, mais en même temps le solde naturel (naissances - décés) s'accélère.
Le 31 avait à peine un solde naturel positif de + 4000 dans les années 80-90, alors que ce solde naturel est de + 7700 aujourd'hui.
Donc Bigorre, pour remettre les choses en place, on n'assiste pas à une décélération actuelle de croissance en Haute-Garonne mais à une accélération spatiale en 3ème et 4ème couronne profitant surtout au Tarn et Garonne, au Gers, au Tarn et à l'Ariège.
http://www.insee.fr/fr/themes/document. … 158#inter3
D'ailleurs l'analyse insee est axée sur le taux de croissance en valeur relative :
exemple :
Alors que la Haute-Garonne est le département le plus attractif de la région sur les trente dernières années (+ 1,0 %), l’apport migratoire devient moindre sur la période récente (+ 0,6 %) que celui du Gers, de l’Ariège, du Lot, du Tarn et surtout du Tarn-et-Garonne (+ 1,3 %).
C'est donc "relatif" et c'est normal qu'avec des apports toujours de même ordre en terme de valeur absolue, le taux en valeur relative baisse puisque la population est plus importante.
issue de la carte sur la croissance démographique 2006-2011
On voit bien se dessiner les corridors de croissance urbaine toulousaine qui profitent au Tarn, au Tarn et Garonne, à l'Aude, à l'Ariège et au Gers.
L'étalement spatial de Toulouse permet aux départements voisins de connaitre des taux de croissance plus élevés.
Du jamais vu dans ces départements depuis 2 siècles (suite à l'exode rural).
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