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Ben oui quelle chance de devoir payer pour se garer et quelle chance de ne plus se garer près de son lieu de destination. Bref quelle chance de voir encore des avantages disparaître.
Durangaar a écrit:
C'est juste irresponsable et complètement idéologique
[...]
tout ceci est purement idéologique
[...]
mesures liés purement à des conditions idéologiques
Oberservons un peu :
Guins a écrit:
Durangaar a écrit:
- Que mon vélo je vais devoir le garer dans un parking à 500 mètres de mon bistrot favori
Peux-tu STP nous prévenir le jour où tu le feras effectivement, afin que l'on puisse venir assister à la scène? Car personnellement je n'y crois pas.
Durangaar a écrit:
Si je suis en vélo et qu'un groupe de piétons se tape la discute en m'empêchant de passer je demande juste à avoir les mêmes droits à leur demander de s'écarter
Et peux-tu STP aussi nous prévenir le jour où tu resteras effectivement immobilisé pendant plusieurs dizaines de minutes à cause d'un groupe de piétons qui discutent en travers de ton chemin, car je n'y crois pas non plus.
Durangaar a écrit:
@guigns
Je suis d'accord avec vous
Donc tu reconnais qu'en PRATIQUE cela ne changera rien pour le stationnement des vélos (enfin si, ça offre une possibilité supplémentaire), et que les piétons ne t'empêcheront nullement de circuler.
Partant de ce constat, qui est-ce en fait qui s'agite pour des motifs purement idéologiques?
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Ouah, il est super passionnant votre débat.
Très dans l'urbanisme et l'architecture.
J'ai l'impression d'avoir à faire au comptoir d'un café ou l'un parle de lui et l'autre parle de lui aussi!
Si on revenait à un débat plus passionnant ?
Ce qui est certain, c'est que le profil des habitants du centre historique va progressivement se modifier. Moins d'habitants travaillant à l'extérieur, moins d'habitants ayant besoin professionnellement d'une voiture. Et moins de mixité socio-professionnelle, sans doute.
Durangaar a écrit:
La vraie raison : encore une fois tout ceci est purement idéologique. Ces engins ne plaisent pas à certain donc on crée des lois pour les éliminer.
C'est idéologique, dites-vous ? Vous pensez sérieusement que le maire qui roule en scooter, n'aime pas les deux-roues et créée des lois pour les éliminer ?
Par ailleurs, pour quelqu'un qui "n'a rien à faire de la couleur politique" du maire, vous semblez hurler aux décisions "idéologiques" iniques assez régulièrement...
Durangaar a écrit:
[...]Ce que je critique c'est que si une zone est partagée alors il n'y a pas à avoir de priorités. [...] en l'occurrence on introduit une inégalité dans un espace partagé en théorie par tous. Si je suis en vélo et qu'un groupe de piétons se tape la discute en m'empêchant de passer je demande juste à avoir les mêmes droits à leur demander de s'écarter qu'eux ont les mêmes droits de demander à moi de m'écarter.
L'usager le plus vulnérable est prioritaire, toujours. C'est une règle de simple logique pour éviter les accidents. Ça ne veut pas dire pour autant qu'un usager prioritaire peut bloquer la circulation des autres véhicules. La priorité sert à régler la question de "qui doit s'arrêter pour laisser passer l'autre quand deux trajectoires se coupent ?", rien de plus. Là vous confondez tout. Bien sûr que si un groupe de piétons barre la route vous pourrez leur demander de s'écarter. Inutile de jouer à l'idiot.
Durangaar a écrit:
@Guins, je doute qu'il y ait plusieurs milliers de voitures de riverains par jour qui passent par la place du Capitole.
12000 habitants/km² au centre-ville. Ça peut faire beaucoup de riverains.
Durangaar a écrit:
Cette mairie [...] me propose aujourd'hui:
- Que mon vélo je vais devoir le garer dans un parking à 500 mètres de mon bistrot favori (et donc je prendrai le métro ce qui sera bien plus écologique...)
- Que mon parcours en voiture devienne incroyablement plus long
- Qu'à cause de mon mode de transport dans les espaces soit disant partagés je sois considéré comme un sous-citoyen.
1) Vous avez un truc très pratique qui s'appelle VelôToulouse, ça coute 20€/an, ça marche 24h/24, ça vous évite de risquer votre propre vélo, et vous avez des stations quasiment partout dans l'hypercentre pour poser votre vélo. Par ailleurs, je ne vois pas à quoi vous servira le métro pour aller à votre bistrot près de la place du Capitole une fois votre vélo garé. Ajoutons ensuite que "la vilaine municipalité qui n'aime pas les vélos", en plus d'avoir installé de nouveaux arceaux tout le long de la rue Alsace-Lorraine, prévoit de faire de même rue Pargaminières-Romiguières, ce qui devrait vous permettre de vous rapprocher aisément de votre bar favori.
2) Passer rue Gambetta par Wilson puis Rue du Poids de l'Huile plutôt que rue des puits creusés puis rue Déville, ou plutôt que rue Rémusat puis devant les Arcades, ça rend votre trajet en voiture "incroyablement plus long ?" ou ça "multipliera par 2 ou 3 le temps de parcours". Vous ne seriez pas en train de nous prendre encore une fois pour des buses ?
Si je lis bien, soit les parcours en question étaient internes au centre-ville, et on parle là de gens nuisibles qui prennent leur voiture pour faire moins d'un kilomètre et demi. Soit vous exagérez d'un ordre de grandeur l'impact de la mesure.
@ Guins : au sujet des motos : l'impact pour la société est plus faible que les voitures en termes d'encombrement, mais plus important par passager transporté en termes de pollution. Du reste, j'ai par exemple remarqué récemment l'aménagement de plusieurs emplacements motos avec bornes pour les attacher, rue Gabriel Péri, juste après le Connexion. L'emplacement a été réalisé en même temps que des travaux de mise aux normes PMR (réaménagement de places handicapées et de certains trottoirs). Je ne serais pas surpris de voir d'autres emplacements émerger à la faveur des travaux similaires actuellement en cours un peu partout dans la ville.
Artheval_Pe a écrit:
@ Guins : au sujet des motos : l'impact pour la société est plus faible que les voitures en termes d'encombrement, mais plus important par passager transporté en termes de pollution.
Pas sûr. En effet plus de CO2 par pax*, mais pas de moteur diesel, dont les gaz d'échappement sont classés comme cancérigènes par l'Organisation Mondiale de la Santé.
* Et encore, c'est en partie dû à la "sociologie" des motards. Il faut sans doute considérer que s'ils ne roulaient pas en moto, une part conséquente des motards roule(raie)nt en voiture plus "sportive" (donc plus polluante) que la moyenne.
C'est aussi dû au fait qu'il n'y a pas de bonus-malus écologique sur les motos.
Artheval_Pe a écrit:
Du reste, j'ai par exemple remarqué récemment l'aménagement de plusieurs emplacements motos avec bornes pour les attacher, rue Gabriel Péri, juste après le Connexion. L'emplacement a été réalisé en même temps que des travaux de mise aux normes PMR (réaménagement de places handicapées et de certains trottoirs). Je ne serais pas surpris de voir d'autres emplacements émerger à la faveur des travaux similaires actuellement en cours un peu partout dans la ville.
Merci pour l'info, je n'avais pas vu cet aménagement, c'est une bonne nouvelle.
@urbatoulousain31
La circulation et le stationnement font partie de l'urbanisation et de l'architecture
@SG31
Je ne peux être plus d'accord.
@Guins
Vélos : si ça ne change rien, comment la mairie peut-elle justifier ces centaines de places vélos gratuites, mais payées par le contribuable à Vinci, dans le parking du Capitole ?
Bien sûr que ça changera pour le stationnement des vélos et cela a déjà commencé. Exemple : essayez de vous garer en vélo devant le Monoprix. Ce n'est pas les 5 pauvres arceaux qui aident. Alors certes il n'y a pas loin où aller (pour l'instant) mais bientôt pour aller chercher ses courses au Monoprix va falloir garer son vélo parking du Capitole en sous sol... vous ne devez pas souvent prendre le vélo pour penser que c'est pareil.
@Archeval_Pe
-Idéologie : Si ce n'est pas idéologique c'est plus grave, c'est de l'incompétence. Je confirme je suis apolitique et d'ailleurs je n'ai pas le droit de vote. Seuls les actes m'importent.
- Priorité piéton : sauf qu'en espace "partagé" les trajectoires comme vous dites se coupent en permanence. Bien sûr qu'il ne sagit pas en voiture de foncer sur les piétons. Je n'afficherais juste pas cette "priorité" pour ne parler que de partage.
- Vélos : un vélotoulouse ne remplacera jamais le vélo personnel pour tout un tas de raisons évidentes. Par contre vous m'avez donné une idée : si je n'ai plus d'endroits où accrocher mon vélo je l'accrocherai à un vélotoulouse
- Circulation : sauf qu'avant de passer par Wilson faudra passer obligatoirement par les boulevards
et là c'est la catastrophe. Auparavant les riverains passaient par Brienne/Valade/Deville. Pour avoir connu ce trajet je confirme que passer par les boulevards multipliera par 3 le temps de trajet pour tous ceux qui travaillent notamment dans l'ouest Toulousain (une pacotille quoi
) et qui prennent la voiture car la zone industrielle est vaste et disséminée. Comme le soulignait SG31, oui ça aura un impact sur la mixité et ce sera même le principal impact car les riverains qui prennent encore la voiture le sont beaucoup par obligation bien entendu. Ils rouleront donc plus et participeront plus aux embouteillages. Et de toute manière ils passeront par le Capitole (devant le Bibent). L'interdiction totale de passer devant les arcades pour tous les sans exception riverains est juste incompréhensible. Il n'y a que des points négatifs pour aucun point positif. Mais je pense que les techniciens de la mairie n'ont pas eu conscience du problème par méconnaissance de certaines particularités. Comme l'ont dit diverses associations de quartier avant de décider unilatéralement la mairie aurait dû consulter les riverains. C'était la moindre des choses pour une municipalité qui se prétend participative.
Durangaar a écrit:
Vélos : si ça ne change rien, comment la mairie peut-elle justifier ces centaines de places vélos gratuites, mais payées par le contribuable à Vinci, dans le parking du Capitole ?
Comme déjà écrit, et même déjà souligné, c'est une possibilité supplémentaire de stationnement. Cela a un coût, comme tout service offert aux habitants.
Durangaar a écrit:
essayez de vous garer en vélo devant le Monoprix. Ce n'est pas les 5 pauvres arceaux qui aident.
Je ne saurais que vous recommander d'adhérer à l'association Vélo Toulouse, de prendre des photos lorsque les arceaux sont pleins et de les envoyer à l'association et à la mairie. En plus Toulouse accueillera en 2014 le congrès national de la Fédération des Usagers de la Bicyclette, donc c'est une période propice pour faire valoir des revendications.
Durangaar a écrit:
bientôt pour aller chercher ses courses au Monoprix va falloir garer son vélo parking du Capitole en sous sol
Appelez-moi le jour où vous constaterez qu'il n'y a pas de solution plus rapide, car je n'y crois pas.
http://www.ladepeche.fr/article/2013/06 … ideau.html
no comment. Ce sont eux les mieux placés pour se rendre compte de l'état du centre ville, et non des emplois jeunes payés à compter les piétons.
On en peut pas mettre "no comment" puis néanmoins commenter derrière...
Auparavant les riverains passaient par Brienne/Valade/Deville.
C'était donc vous qui essayiez de me tuer ?
Plus sérieusement : ces axes ne sont pas faits pour accueillir une telle circulation automobile. C'est pourtant simple : la rue Deville n'a pas des trottoirs assez larges alors même qu'elle est à sens unique. Chaque fois que je l'emprunte à pied, je manque de me faire écraser par les voitures car je suis obligé de descendre sur la chaussée pour laisser passer les poussettes ou les couples de piétons que je croise.
En l'état en fait il faudrait construire un tunnel automobile sous la ville pour maintenir cet itinéraire. Est-ce que le rapport coût/avantages le justifie ? Je ne pense pas. D'autant que vous exagérez énormément l'encombrement des boulevards. Oui, ça implique de subir quelques feux tricolores supplémentaires, mais sauf cas exceptionnel, ce n'est pas là qu'on rencontre des embouteillages massifs.
Quant à cette brave fleuriste, peut-être faudrait-il isoler ce qui relève de l'évolution du centre-ville des effets du contexte macroéconomique global...
Je n'exagère pas l'encombrement des boulevards pour les avoir testé.
Pratiquement aucune rue du cente ville n'est assez ou suffisament large pour les anti tout. Et pourtant pendant des siècles ça n'a jamais empêché tout un tas de véhicules de circuler. Moi aussi j'y ai tiré une poussette et je faisais tout simplement attention. Je ne demande pas à l'état de me construire des passerelles des infrastructures des voies réservées, une protection contre les meteorites etc. Non je prend mes responsabilités et je fais attention. Regarder à droite et à gauche quand on descend d'un trottoir c'est normal, ce n'est pas une gêne. Marre des fondamentalistes qui veulent tout interdire car ils ont 0.01% de chance de se faire renverser. Faut arrêter le délire de tout interdire et tout réglementer. Ce sera quoi la prochaine étape ? moi par exemple ça me gêne le bruit des avions ? on fait quoi on ferme l'aéroport ? on ferme aussi la gare ? on pourrait aussi fermer les crèches car elles font du bruit ? on pourrait aussi fermer les boulangerie en centre ville car leurs fours polluent beaucoup. Qu'est-ce qu'on pourrait interdire d'autre pour notre "bien être" ?
... Donc si tu ne fais pas partie des antis-tout, pourquoi es-tu anti détours ? Ou anti-gène pour la voiture, mais pas anti-gènes pour les autres modes ?
Si nous devons dans le sens du bien commun (et non des intérêts particuliers) procéder à une analyse à la fois contextuelle, empirique et globale du fonctionnement des espaces publics du centre-ville de façon à ce que tous les usagers puissent, dans la mesure du possible, accéder de façon fluide, sécure et au plus près à chaque lieu où ils pourraient devoir se rendre quel que soit leur moyen de locomotion, alors nous devons donc réfléchir à (re)mettre en place un principe d'espace partagé multiséculaire comme tu le mentionnes.
Or donc, les espaces publics du centre-ville sont de facto fortement contraints car leur conception remonte la plupart du temps à une époque où la plupart des modes ayant droits au chapitre aujourd'hui (vélo, poussette, 4x4...) n'existaient pas, mais où d'autres (carioles, carosses, tombereau...) se frayaient un chemin parmi les rues encombrées - sans pour autant du reste pouvoir aller partout - la rue de l'Ouest restera inaccessible en cabriolet, que celui-ci soit mû par des chevaux-vapeur ou crus. De tout temps donc, le chaos ambiant (pour rester poli) a dû s'organiser de façon plus ou moins civilisé (cf. les bornes monolithiques, ancêtres des potelets, qui ponctuent encore certaines rues pour protéger les manants passants des chauffards nobles personnages à l'abri dans leur diligent coupés).
Il s'agit bien d'arriver à un compromis acceptable par tous, y compris par les automobilistes qui depuis 60 ans se sont arrogés la chaussée en l'appelant voirie et en rejetant les autres modes sur des espaces résiduels, non ? Et qui maintenant estiment que cette part de l'espace public est une propriété, un avantage acquis, et non une concession. C'est bien la même logique assez peu altruiste que celle du propriétaire d'un bien immobilier qui estime qu'il est propriétaire non seulement de la fenêtre, mais aussi de la vue...
Bref, si, justement, chacun doit faire des efforts pour que tout le monde puisse circuler, ça veut bien dire que les contraintes qui en résultent doivent être équitablement réparties, aujourd'hui comme avant. L'argument du temps et du confort ne tiennent pas, pour quiconque.
Architecte et urbaniste, bref, citoyen !
La route n'est pas un avantage acquis. La route/la voie est une fonction. La route a toujours existé et a toujours été emprunté par des piétons ou divers modes de transport. Les trottoirs, caniveaux etc. ont servi à organiser au mieux ces voies pour que chacun y trouve son compte. Jusque là les piétons ne s'étaient pas plaints. Mais dans une société qui a érigé les principes de précaution et le tout sécuritaire en principe quasi religieux leurs fondamentalistes ne veulent plus voir une seule voiture sur ces voies. Alors qui chasse qui ? qui s'en donne la propriété exclusive ? qui interdit les accès ? sanctionne ? oblige à de long détours et fait payer très cher sa seule présence ?
- et enfin pour quels résultats ? un centre apaisé où le tiers des habitants sont en pétard comme l'ont montré les réunions à la mairie sur ce sujet ? un centre encerclé de bouchons 18H/24H où les conducteurs ne peuvent que s'énerver ? un centre transformé au choix en Luna Park ou grande surface Leclerc et qui ferme ses portes à 20H ?. J'ai habité des villes "en avance" sur le sujet : quand on visite on trouve cela super. Quand on y vit c'est l'enfer, sauf si vous êtes un inactif. Quant à la sécurité, la pollution atmosphérique ou sonore là encore les bilans sont plus que mitigés. Mais c'est surtout les centre ville qui ont changé et pas en bien : centre commercial le jour, lieu de débauche le soir. Quand vous empêchez le soir les familles de venir en centre ville vous fermez des bons restaurants qui sont aussitôt remplacés par des bars tapas et autre. Je ne suis pas aussi intelligent qu'un urbaniste mais j'ai vécu dans une dizaine de villes en France et à l'étranger. Toulouse et son "bordel" avait un charme indéniable. Maintenant avec ses jardins en pot et son architecture "mise en vitrine", ses marquages dans le sol gris, ses énormes espaces dégagés de circulation qui ont perdu toute "chaleur" etc. cela a autant d'authenticité que les reconstitutions de villes Européennes à Las Vegas...
Un tiers des 70 000 habitants du centre-ville ? Soit une bonne vieille manif et/ou pétition de 25 000 personnes ? Où ça, où ça ?
Allez, sachons raison garder, seuls les mécontents s'expriment, c'est le principe de la concertation... Et désolé Durangaar, mais tous tes arguments sont à double tranchants et peuvent être retournés contre ton opinion. Donc méfie-toi, car à trop brosser un tableau noir, tu décrédibilise ton point de vue qui, s'il était constructif, serait audible alors que là, il est juste caricatural. Je dis ça pour ce forum mais aussi pour que tu puisses te faire entendre des politiques et des techniciens.
Architecte et urbaniste, bref, citoyen !
Je suis conscient de paraître extrême, j'essaierai de travailler ce côté là...
Partout sur le forum on entend les idées des minorités très actives qui participent d'habitude aux consultations de la mairie (écolos, associations des unijambistes etc...). Et pourtant on fait comme si ils représentaient la majorité. Tout est fait pour eux. Mais quand ce sont des automobilistes qui osent enfin s'exprimer, alors non, ils ne représentent personne.
Mais pour être plus précis concernant ce tiers des habitants en pétard, il ne sagit "que" des proches riverains invités lors de la première réunion à la mairie sur ce sujet. Bref, les principaux concernés.
Durangaar a écrit:
Tout est fait pour eux.
Non, en 2013 l'automobile occupe encore l'écrasante majorité de l'espace public.
Et en impacte une proportion encore plus importante.
Durangaar a écrit:
Mais pour être plus précis concernant ce tiers des habitants en pétard, il ne sagit "que" des proches riverains invités lors de la première réunion à la mairie sur ce sujet. Bref, les principaux concernés.
Non, pas principaux. Ils ne "comptent" qu'à hauteur de leur présence sur les espaces extérieurs concernés (voiries, places, terrasses de cafés, jardins publics...).
Si par exemple y a 1000 riverains qui passent en moyenne 15 minutes par jour dans l'espace extérieur concerné, sur un total de 100 000 personnes (automobilistes, piétons, cyclistes) qui passent en moyenne 40 minutes dans ces espaces extérieurs, alors ces riverains ne représentent que 3,75% des usages de ces espaces extérieurs impactés par la politique de circulation automobile qui y est appliquée.
Les rues n'appartiennent pas qu'à ceux qui y possèdent un logement.
Le ville n'appartient pas à ses habitants ça fait plaisir à entendre. Vous confirmez bien que la tendance est de faire du centre une sorte de Luna Park pour l'agglomération. Merci de cette confirmation, ça commence à avoir des airs de soupe aux choux.
La caractéristique d'un centre ville est justement de ne pas être qu'une zone de logement, ni de n'être qu'une zone de commerce ou d'emploi, non plus qu'une zone de circulation.
Il y a donc des compromis et des arbitrages à faire entres les différents usages de l'espace public, et les différente personnes en présences (riverains, employés, commerçants, clients, piétons/cyclistes/automobilistes de passage). Les habitants ne sont donc évidement pas les seuls à avoir leur mot à dire.
Dans cette multitude de gens qui ont leur mot à dire il y a pourtant clairement ceux qui sont écoutés et ceux qui ne le sont pas. Une solution c'est quand il y a un compromis, pas quand un groupe en éjecte un autre. Pas grave, je ne suis pas Français, je vous regarderai tout interdire pendant que d'autre trouveront des solutions via l'innovation. Dommage pour l'industrie Française, dommage tout cet assistanat, ces déresponsabilisations, tous ces petits conforts que vous utilisez pour toujours plus réglementer. Jamais je n'ai vu autant de panneaux, de marquages au sol etc. C'est à vomir. On ne se déplace plus on se fait guider. Même en vélo maintenant je dois désormais suivre des parcours délimités. Triste, et je comprend la jeunesse qui a besoin d'alcool pour fuir tous ces interdits. A leur âge j'exploserai.
Vous serez bien aimable de vous garder de parler au nom de la jeunesse. On sait s'exprimer nous-mêmes, merci bien.
Durangaar a écrit:
un centre transformé au choix en Luna Park ou grande surface Leclerc et qui ferme ses portes à 20H ?. J'ai habité des villes "en avance" sur le sujet : quand on visite on trouve cela super. Quand on y vit c'est l'enfer, sauf si vous êtes un inactif. [...] Mais c'est surtout les centre ville qui ont changé et pas en bien : centre commercial le jour, lieu de débauche le soir. Quand vous empêchez le soir les familles de venir en centre ville vous fermez des bons restaurants qui sont aussitôt remplacés par des bars tapas et autre.
J'habite au centre-ville, je suis un actif (étudiant ET salarié), et désolé, mais je ne suis pas d'accord avec vous. Depuis qu'elle est devenue piétonne, la Rue Alsace-Lorraine est beaucoup plus agréable, beaucoup plus fréquentée, et mieux que ça, c'est devenu un lieu de vie où les gens flânent, s'arrêtent, vivent (ça n'a rien d'un Luna Park). Et la rue n'en est devenue que mieux sur tous les plans par rapport à la situation auparavant, où, piétons pressés, nous étions forcés de nous bousculer sur des trottoirs encombrés peu agréables. C'était une rue où nous n'avions pas le temps de nous attarder et où on ne se rendait que par nécessité. Alors certes il y manque encore des bars ou des restaurants sympas, mais là n'est pas la faute à la piétonisation. Dans le reste du centre-ville, on ne manque pas de bons restaurants, ni de bars tapas, les deux se côtoyant agréablement. (Qu'est-ce que vous avez contre les bars tapas, d'ailleurs ?). Et personne n'empêche les familles de venir au centre-ville le soir, et d'ailleurs elles le font.
La réalité du centre-ville de Toulouse, c'est précisément qu'il y a beaucoup d'actifs : d'étudiants (L'Université Toulouse 1 a gagné 4000 étudiants de plus en 5 ans), de salariés, qui y vivent et y travaillent, toute la journée, et qui de plus en plus en parcourent les rues à pied. La réalité c'est qu'à ces cohortes d'utilisateurs fonctionnels du centre-ville s'ajoutent aussi des habitants de toute l'agglomération, en pleine croissance, qui le fréquentent aussi, et qui s'y déplacent à pied, notamment grâce au métro. Et le fait est que cette masse humaine déborde des trottoirs où elle était cantonnée, parce que ceux-ci étaient taillés pour une autre époque, les années 1960, 1970 où l'on croyait que l'avenir était au tout voiture, et où on ne laissait aux autres usagers qu'une place marginale. Une époque où Toulouse n'était pas aussi peuplée, où le centre-ville était moins accessible, notamment à la jeunesse, qui, sans voiture, ne pouvait s'y rendre aisément.
Ce changement des usages, c'est ça qui appelle à repenser le centre-ville. Est-ce qu'on doit continuer à laisser une minorité d'automobilistes utiliser la majorité de l'espace, seulement au nom de leur confort, parce qu'ils ont la flemme de marcher, ou parce qu'un détour leur est insupportable ? Est-ce que les automobilistes sont incapables d'utiliser un parc-relais pour se rendre au centre-ville en métro ? Non : la répartition de l'espace limité d'un centre-ville doit être pensée en fonction des usages. Et il y a des axes (rue Deville, rue Pargaminières, etc.) où la circulation automobile est indésirable.
Soyons honnêtes : quels sont les endroits les plus agréables de Toulouse ? Est-ce que c'est la Rue des Filatiers et la Rue Saint-Rome, piétonnes ? Ou le Boulevard des Minimes ? Vous parlez de lieux de débauche ? Quel pire lieu de débauche à Toulouse que le Boulevard le long du canal du midi, du Boulevard de l'Embouchure au Boulevard de la Gare ? Car c'est bien là que l'on croise prostituées et punks à chiens défoncés, et non dans les rues piétonnes du centre-ville. Et pourtant il est peu de meilleurs endroits pour la circulation automobile.
Durangaar a écrit:
Je n'exagère pas l'encombrement des boulevards pour les avoir testé.
Vous confondez boulevards fréquentés et embouteillages. Il se trouve que je passe à Jean-Jaurès tout le temps, à toutes heures du jour et de la nuit, en semaine comme le week-end, en heures de pointe comme en heures creuses. Et le fait est que la circulation y est fluide et qu'on ne trouve pas sur les boulevards de réels embouteillages. Il y a bien des endroits où ça coince à Toulouse (autour des travaux du Tram Garonne par exemple, ça c'est un fait), mais les boulevards en venant du Nord ou de l'Est, certainement pas.
Enfin, à titre personnel, je ne suis pas anti-tout, loin de là. Et même ici je ne pense pas figurer parmi la radicalité irresponsable. Je pense que la rue Lafayette peut très bien accueillir un flux automobile dans un sens, que la rue des Lois aurait bien besoin d'être refaite et de voir son stationnement supprimé, mais qu'elle est assez large pour être aménagée en préservant une vraie voie de circulation automobile dédie. Je pense qu'on peut très bien ne pas toucher au plan de circulation en dehors de l'hypercentre délimité par les boulevards, et se contenter, au cas par cas, d'élargir les trottoirs éventuellement en supprimant un peu de stationnement, etc. Bref, je ne suis pas un fanatique du tout piéton.
Belle plume Artheval_Pe!
Durangaar a écrit:
Pas grave, je ne suis pas Français, je vous regarderai
[...]
besoin d'alcool
[...]
fuir
Gérard Dépardieu, c'est toi qui postes dans ce forum?
Artheval_Pe a écrit:
Quel pire lieu de débauche à Toulouse que le Boulevard le long du canal du midi, du Boulevard de l'Embouchure au Boulevard de la Gare ? Car c'est bien là que l'on croise prostituées et punks à chiens défoncés, et non dans les rues piétonnes du centre-ville. Et pourtant il est peu de meilleurs endroits pour la circulation automobile.
Excellent anéantissement de l'idée farfelue et absurde selon laquelle "pas ou peu de voitures = insécurité".
À ce sujet je pense que le tram Canal devrait avoir entre autres pour effet d'améliorer la situation dans ces lieux. Bien sur ça ne fera que déplacer en partie le problème dans un autre quartier ou une autre ville, ce n'est pas le tram qui va supprimer le raccolage ou les alcooliques et junkies, mais au moins ce sera moins aux abords immédiats d'un patrimoine mondial et du principal pôle d'échange de millions d'habitants, ce qui sera déjà un progrès.
Quel débat d'urbanisme. On se régale!
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