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De plus il y a déjà eu des efforts considérables avec des abonnements en parking souterrain à des tarifs totalement introuvables ailleurs.
Marseille change... ou pas.
Geronimo a écrit:
De plus il y a déjà eu des efforts considérables avec des abonnements en parking souterrain à des tarifs totalement introuvables ailleurs.
Pour autant, tu ne peux pas, du jour au lendemain, interdire ce type de stationnement. Il faut organiser une campagne d'information, avec pourquoi pas des flyers à poser sous les essuies-glaces des véhicules stationnés sur ces emplacements, prévenant de la suppression progressive de cette pratique illégale. C'est pas non plus nécessaire que ça dure des années; au doigt mouillé, 6 mois, ce peut être un délai raisonnable.
"Ne juge pas chaque jour à la récolte que tu fais mais aux graines que tu sèmes" R.L. STEVENSON
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Effectivement, il faut faire ça (la suppression du stationnement à cheval) de façon progressive. Il y a malgré tout des gens qui vivent la et qui ont besoin d'un peu de temps pour s'adapter à la nouvelle donne. Si on supprime du jours au lendemain la moitié des places d'un quartier, ça va être un merdier incroyable qui va finir par dresser les gens contre ces mesures, et tout va s’arrêter.
Sur un quartier comme par exemple le Chapitre , dont on parlais, entre la rue de la Grande armée et le boulevard National il y a une vingtaine de sections de rue sur lesquelles il y a du stationnement à cheval. On en supprime 1 section tous les 15 jours. Ça laisse le temps pour chaque section de refaire bien les peintures, changer les panneaux, etc... Et ça étale la diminution des places disponibles sur 1 an, ce qui reste acceptable comme délais pour les piétons et cyclistes qui attendent cela depuis longtemps, tout en laissant le temps aux automobiliste de s'adapter et de trouver des places dans les parkings du quartier ou se mettre à d'autres moyens de transports.
Par contre, étaler sur 3 ans, ou plus, c'est ridicule, ça reviens à ne pas faire grand chose puis à reculer au final car les élections approchent. Ce genre de mesure va faire râler une tonne de gens de toutes façons. Politiquement, il vaut mieux les faire râler en début de mandat qu'à la fin.
Et techniquement, il n'y a aucune raison d'attendre, il n'y a pas d'études ou de concertation à faire, pas d'appel d'offre, juste à sortir les pots de peinture et appliquer la loi.
@ginger.phoenix.marseille
Maraudeur a écrit:
Pour autant, tu ne peux pas, du jour au lendemain, interdire ce type de stationnement.
C'est DEJA interdit. Je suis pas juriste, mais je pense que si un flic zélé mettait un PV à une voiture garé en stationnement à cheval, l'automobiliste ne pourrait pas faire annuler le PV, même si l'emplacement est marqué autorisé à la peinture.
Maraudeur a écrit:
Il faut organiser une campagne d'information, avec pourquoi pas des flyers à poser sous les essuies-glaces des véhicules stationnés sur ces emplacements, prévenant de la suppression progressive de cette pratique illégale. C'est pas non plus nécessaire que ça dure des années; au doigt mouillé, 6 mois, ce peut être un délai raisonnable.
On est d'accord ! On peut supprimer le marquage dans une rue en une seule nuit (cf. la coronapiste du Prado, plus vite effacée qu'installée...), mais il faut multiplier cette opération par le nombre (très élevé) de rues où ça existe. Donc oui techniquement sur toute la ville ça peut prendre plusieurs semaines voire mois, et pendant ce temps comme tu dis on peut très bien communiquer sur le sujet pour sensibiliser les gens. Je n'ai pas de problèmes avec ça, au contraire.
Mais j'ai entendu plusieurs fois la majorité municipale dire qu'ils allaient étaler ça sur le mandat, et ça colle avec ce que dit ju2mars plus haut. Donc là je dis non, aucune raison de mettre plusieurs années (en plus ça risque d'être électoralement contre-productif, si le sujet est encore sur la table quelques mois avant les prochaines élections). Jusqu'ici ils n'ont rien supprimé du tout, je me trompe ? Et il y a même des endroits où les marquages ont été refaits à neuf juste avant les élections (par la métropole je pense).
Sur la question de la voiture, je pense que le Printemps Marseillais est très divisé en interne, avec grossièrement d'un côté les vieux de la vieille qui utilisent l'argument social pour ne pas trop taper sur la voiture, et les jeunes souvent issus de la société civile qui veulent aller beaucoup plus vite. Selon moi non seulement il faut rattraper le retard (abyssal) de Marseille en la matière, mais aller encore plus loin pour marquer les esprits et provoquer un changement de paradigme.
@aurelien: oui d'accord, disons qu'une année c'est vraiment la borne supérieure à ne pas dépasser pour le faire, et on est déjà à 7 mois après l'élection de la nouvelle majorité... En tout cas si d'ici fin 2021 on a rien vu sur le terrain, je dirais que c'est voué à l'échec (sauf si quelqu'un trouve la motivation d'utiliser la voie juridique, ce qui reste tout à fait plausible).
Marseille change... ou pas.
Les quartiers du Chapitre, Belsunce, Noailles, qui sont très bien desservis par les transports en commun et proches de la gare pour sortir de Marseille, sont les plus favorables pour supprimer des places de stationnement sur voirie. Si on ne le fait pas là sur ce mandat, on ne le fait nulle part dans la ville.
Une bonne moitié sont des voitures ventouses, la rotation des places est relativement lente.
Et s'il faut absolument phaser, alors commençons par les rues à proximité des écoles qui sont empruntées par des centaines d'enfants et de familles tous les jours. À moins de 50m de l'école des Abeilles, il y a du stationnement à cheval sur trottoir dans les rues Flégier, Chevillon, Rotonde... et même sur Abeilles, juste à côté de l'école (espace de livraison pour la cantine, qui sert de parking permanent à 4 ou 5 voitures).
Personnellement, en étant très pressé sur le sujet je considère que 6 mois - un an de transition c’est quasiment du jour au lendemain à l’échelle de l’inertie politique de cette ville.
Donc quand je dis que j’attends un changement rapide, j’entends en 6 mois à deux ans grand max en priorisant effectivement les alentours d’écoles, puis quartiers bien desservis en tram/métro puis on étend vers l’extérieur.
S’ils nous sortent un planning sur deux mandats ils n’auront plus compter sur ma voix pour le second mandat.
Édit : et quand je dis 6 mois - deux ans, j’inclus les 6 mois qui viennent de s’écouler où absolument RIEN ne s’est passé sur le sujet. Et oui il y a le covid19, et justement, ce serait bien de pouvoir se croiser sur les trottoirs sans être collés serrés avec les autres piétons, esquichés entre les façades et les voitures.
Aurelien De Pekin a écrit:
Il y a malgré tout des gens qui vivent la et qui ont besoin d'un peu de temps pour s'adapter à la nouvelle donne.
.... On en supprime 1 section tous les 15 jours. Ça laisse le temps pour chaque section de refaire bien les peintures, changer les panneaux, etc... Et ça étale la diminution des places disponibles sur 1 an, ce qui reste acceptable comme délais pour les piétons et cyclistes qui attendent cela depuis longtemps, tout en laissant le temps aux automobiliste de s'adapter et de trouver des places dans les parkings du quartier ou se mettre à d'autres moyens de transports.
C'est une excellente idée pour faire fuir immédiatement ceux qui le pourront.
La conséquence ne sera pas une gentrification du quartier mais une purge de classe qui sera immédiatement remplacée par la classe "en dessous", parce que soyons honnêtes, ce quartier, en l'état, il n'excite pas grand monde...
Un an pour changer de mode de transport vie, ce n'est pas évident : celui qui a (encore) une voiture en a normalement l'utilité (au prix qu'elle coûte à l'année...), il tient aussi à la liberté qu'elle procure.
Des parkings, dans le coin, il n'y en a pas ou alors à des tarifs exorbitants : quoi qu'il en soit, il n'y en aura pas pour tout le monde, et les prix vont donc exploser... Dans ces conditions, je vous mets au défi de trouver en moins d'un mois quelque chose...
Bref, pas mal de collègues, pourtant très ouverts et modernes dans leur concept du vivre ensemble en ville, sont en train de réfléchir à "autre chose"... ça fait 20 ans qu'ils essaient de me convaincre que je n'ai pas fait le bon choix avec mes 70km quotidiens... mais je sens bien que le discours est en train de s'éroder et que les convictions commencent à vaciller entre le sentiment d'insécurité (je parle de "sentiment", pas d'insécurité avérée), la paupérisation tentaculaire qui gagne les quartiers périphériques et se rapproche d'eux, le besoin d'espace mis au jour par la crise sanitaire, la dépréciation de leur bien (intimement liée à ce qui précède) et la peur de louper le cap du "bon moment pour vendre"... pour quelques uns, la suppression de la possibilité de garer un véhicule serait la goutte d'eau...
La liberté que la voiture procure, il faut bien se rendre compte que cela aura un coût qui ne fera que croître, l'exemple dont nous parlons du stationnement n'est qu'un exemple parmi beaucoup d'autres de comportements qu'il va falloir changer...
"Ne juge pas chaque jour à la récolte que tu fais mais aux graines que tu sèmes" R.L. STEVENSON
Maraudeur a écrit:
La liberté que la voiture procure, il faut bien se rendre compte que cela aura un coût qui ne fera que croître, l'exemple dont nous parlons du stationnement n'est qu'un exemple parmi beaucoup d'autres de comportements qu'il va falloir changer...
Personne ne dit le contraire... mais pour convaincre, on peut aussi réfléchir à un autre modèle que celui de Pol-Pot... 
Quant à la question du coût, si on n'est pas convaincu par les moyens de substitution (relisez Pagnol... si votre vision des déplacements nous ramène au Château de ma Mère, vous ne convaincrez personne) vous allez pousser les citadins de choix à devenir des banlieusards contraints : il leur sera plus facile de venir à Marseille en bus (le train c'est bien... encore faut-il être certain qu'il y en ait à l'aller comme au retour...) et de continuer de sortir le weekend avec leur bagnole... ce qui aura pour conséquence d'à la fois contribuer à la désertification des commerces urbains et à la paupérisation de la ville...
PoetPoet a écrit:
C'est une excellente idée pour faire fuir immédiatement ceux qui le pourront.
La conséquence ne sera pas une gentrification du quartier mais une purge de classe qui sera immédiatement remplacée par la classe "en dessous", parce que soyons honnêtes, ce quartier, en l'état, il n'excite pas grand monde...
Ah tiens, je croyais que se déplacer à vélo était un truc de bobo déconnecté des réalités de la France d'en bas, faudrait savoir, je n'arrive plus à suivre les éléments de langage de la droite bagnolarde.
PoetPoet a écrit:
Un an pour changer de mode de transport vie, ce n'est pas évident : celui qui a (encore) une voiture en a normalement l'utilité (au prix qu'elle coûte à l'année...), il tient aussi à la liberté qu'elle procure.
lol
PoetPoet a écrit:
Des parkings, dans le coin, il n'y en a pas ou alors à des tarifs exorbitants : quoi qu'il en soit, il n'y en aura pas pour tout le monde, et les prix vont donc exploser... Dans ces conditions, je vous mets au défi de trouver en moins d'un moins quelque chose...
Parking Gambetta, à 350m de la place Labadié (c'est 349m de trop, je sais), abonnement résident à 700€/an pour 7j/7, 365€/an pour nuits et week-end.
Marseille change... ou pas.
Geronimo a écrit:
PoetPoet a écrit:
C'est une excellente idée pour faire fuir immédiatement ceux qui le pourront.
La conséquence ne sera pas une gentrification du quartier mais une purge de classe qui sera immédiatement remplacée par la classe "en dessous", parce que soyons honnêtes, ce quartier, en l'état, il n'excite pas grand monde...Ah tiens, je croyais que se déplacer à vélo était un truc de bobo déconnecté des réalités de la France d'en bas, faudrait savoir, je n'arrive plus à suivre les éléments de langage de la droite bagnolarde.
Tiens je commençais à croire (à force de me pointer du doigt) que j'étais le seul à vouloir toujours tout ramener à la politique binaire gauche/droite...
et si tu prenais un peu de recul ? je n'ai jamais pensé que la totalité de tes écrits étaient bons pour la benne : essaye de changer d'angle de lecture sur les miens... 
Un peu de recul sur un point de vue [clairement à droite ET clairement bagnolard] aussi éloigné des réalités de 2021, franchement, c'est au-dessus de mes forces.
Marseille change... ou pas.
Geronimo a écrit:
PoetPoet a écrit:
Des parkings, dans le coin, il n'y en a pas ...
Parking Gambetta, à 350m de la place Labadié (c'est 349m de trop, je sais), abonnement résident à 700€/an pour 7j/7, 365€/an pour nuits et week-end.
C'est pas parce qu'il y a un panneau avec des tarifs qu'il y a des places disponibles... d'autant que les fondations du cinéma ont supprimé des places...
Quant à la liberté que procure l'automobile:
https://www.automobile-club.org/espace- … liste-2019
très chère liberté, en effet.
Marseille change... ou pas.
PoetPoet a écrit:
C'est pas parce qu'il y a un panneau avec des tarifs qu'il y a des places disponibles... d'autant que les fondations du cinéma ont supprimé des places...
Et alors, il n'y a pas non plus de places disponibles sur les trottoirs, d'après la loi valable dans toute la France.
Aie au moins le courage d'assumer ta position, et milite pour qu'on introduise dans la loi le droit de se garer sur les trottoirs...
Marseille change... ou pas.
J'abandonne... tu gagnes par forfait ton concours de quéquette... 
PoetPoet a écrit:
J'abandonne... tu gagnes par forfait ton concours de quéquette...
C'est idiot... Si toute discussion doit se résumer à un affrontement d'ego, il vaut mieux fermer le forum...
"Ne juge pas chaque jour à la récolte que tu fais mais aux graines que tu sèmes" R.L. STEVENSON
Je pense avancer des arguments largement plus solides que les tiens. Donne-nous un seul exemple d'un quartier qui se serait paupérisé parce qu'on aurait supprimé le stationnement en surface (ce qui, je rappelle, n'est même pas la question ici, on ne parle que de supprimer le marquage d'une pratique devenue illégale).
C'est comme les commerçants qui affichent le chiffon rouge de la réduction de leur activité quand on réduit la place de la voiture, alors que toutes les études démontrent l'inverse. On en a un exemple local spectaculaire, avec en quelques mois autour de l'Opéra piétonnisé des bars et restos fashion (on aime ou pas, peu importe) qui ont remplacé les bars à putes et autres endroits douteux...
Marseille change... ou pas.
PoetPoet a écrit:
Aurelien De Pekin a écrit:
Il y a malgré tout des gens qui vivent la et qui ont besoin d'un peu de temps pour s'adapter à la nouvelle donne.
.... On en supprime 1 section tous les 15 jours. Ça laisse le temps pour chaque section de refaire bien les peintures, changer les panneaux, etc... Et ça étale la diminution des places disponibles sur 1 an, ce qui reste acceptable comme délais pour les piétons et cyclistes qui attendent cela depuis longtemps, tout en laissant le temps aux automobiliste de s'adapter et de trouver des places dans les parkings du quartier ou se mettre à d'autres moyens de transports.C'est une excellente idée pour faire fuir immédiatement ceux qui le pourront.
La conséquence ne sera pas une gentrification du quartier mais une purge de classe qui sera immédiatement remplacée par la classe "en dessous", parce que soyons honnêtes, ce quartier, en l'état, il n'excite pas grand monde...
Un an pour changer de mode de transport vie, ce n'est pas évident : celui qui a (encore) une voiture en a normalement l'utilité (au prix qu'elle coûte à l'année...), il tient aussi à la liberté qu'elle procure.
Des parkings, dans le coin, il n'y en a pas ou alors à des tarifs exorbitants : quoi qu'il en soit, il n'y en aura pas pour tout le monde, et les prix vont donc exploser... Dans ces conditions, je vous mets au défi de trouver en moins d'un mois quelque chose...
Bref, pas mal de collègues, pourtant très ouverts et modernes dans leur concept du vivre ensemble en ville, sont en train de réfléchir à "autre chose"... ça fait 20 ans qu'ils essaient de me convaincre que je n'ai pas fait le bon choix avec mes 70km quotidiens... mais je sens bien que le discours est en train de s'éroder et que les convictions commencent à vaciller entre le sentiment d'insécurité (je parle de "sentiment", pas d'insécurité avérée), la paupérisation tentaculaire qui gagne les quartiers périphériques et se rapproche d'eux, le besoin d'espace mis au jour par la crise sanitaire, la dépréciation de leur bien (intimement liée à ce qui précède) et la peur de louper le cap du "bon moment pour vendre"... pour quelques uns, la suppression de la possibilité de garer un véhicule serait la goutte d'eau...
Quand on a voulu réduire le stationnement sur la Plaine, pleins de gens ont crié à la gentrification, selon une théorie qui (en simplifiant) dit que la diminution de la place de la voiture favorise les riches et rend la vie impossible aux pauvres.
Ici, tu nous dis que diminuer la place de la voiture fera fuir les classes moyennes et fera venir les pauvres.
Je crois que riche comme pauvre, les accros de la voiture ont toujours comme argument que la diminution de la place de la voiture nie aux occupants actuels et qu'ils seront remplacés par d'autres.
La voiture, ça gentrifie ou ça paupérise un quartier ? Pour moi, ni l'un ni l'autre, ça fait effectivement fuir certains qui ne peuvent (ne veulent) pas vivre sans, ça en force d'autres à s'adapter (ceux qui veulent à tout prix vivre dans le centre, même si il faut sacrifier leur voiture pour ça), et ça fait venir ceux qui souhaitent vivre dans un environnement ou l'espace est partagé de façon plus équitable.
@ginger.phoenix.marseille
A un moment il faut aussi être raisonnable, je suis à fond pour la diminution de la place de la voiture en surface et principalement pour le stationnement dont la valeur ajoutée est quand même très limitée, mais ca ne peut se faire qu'avec au moins une de deux alternatives :
- un réseau de TC fiable et desservant correctement l'ensemble de la ville.
- ou une proposition de stationnement alternative en ouvrages.
A ce stade, la ville ne propose aucun des deux dans la grande majorité des quartiers. le réseau de TC est quasiment indigent et les quelques parkings sont a des années lumières de pouvoir accueillir ne serait-ce que 10% du stationnement en surface de leurs alentours.
A partir de la, la suppression du stationnement en surface ne peut être vécue que comme une nuisance par la grande majorité de la population.
J'avoue que j'ai pas vu venir la pirouette de l'ami Poet, lui qui explique souvent - à raison selon moi - que Marseille doit attirer des contribuables imposables, le voilà qui nous prend à contrepied, en annonçant que l'un des leviers majeurs de gentrification en matière d'aménagement, va faire fuir les riches - alors-même que l'on parle de secteurs où le riche n'est plus l'espèce dominante depuis longtemps, et que ses derniers représentants dans le coin ont d'ailleurs possiblement pour certains des box, donc non-concernés.
jesuralem a écrit:
A partir de la, la suppression du stationnement en surface ne peut être vécue que comme une nuisance par la grande majorité de la population.
Bon déjà il n'est pas question de supprimer le stationnement en surface, mais de supprimer les emplacements contraires à la loi - ceux entièrement sur chaussée ne sont pas concernés donc, ça en laisse pas mal. Rue du Coq par exemple t'as en gros un côté réglementaire et l'autre à cheval, parce que l'on a tenu à avoir deux files de stationnement sur une rue pourtant étroite - une mise en conformité laisserait donc toujours la moitié du stationnement.
Ensuite certes ce sera vécu comme une nuisance par certains qui ne peuvent pas se passer de leur bagnole (ce n'est pas un jugement de valeur), et à l'inverse ça attirera des gens qui aiment se promener en famille dans leur quartier autrement qu'à la queue-leu-leu. Pas sûr que les finances publiques ou l'économie locale y perde au change !
Je connais dans mon cercle social très élargi plusieurs foyers assez aisés qui se sont récemment installés de plein gré autour de l'opéra, alors que ça ne leur aurait jamais traversé l'esprit il y a seulement deux ou trois ans - et si des gens bossent dans l'immobilier ici, peut-être nous indiqueront-ils les tendances des prix sur ce secteur nouvellement privé de voitures.
A l'inverse je connais deux foyers installés vers Longchamp / Bernardy, deux couples de cadres, qui ont chacun une voiture en surface dans le quartier mais sont les premiers à reconnaitre que c'est une insulte au bon sens que d'occuper cet espace 7j/7 24h/24 alors qu'ils ne sortent la voiture que pour les vacances, ou parfois le week-end, et militent malgré leur intérêt personnel pourrait-on dire pour des trottoirs décents, quitte à devoir un jour laisser la Peugeot à la Rose ou la Fourragère.
On va quand même pas faire croire que mettre en règle le stationnement dans l'hyper-centre va faire fuir les gros bourgeois pourvoyeurs d'impôts colossaux qui aujourd'hui vivent à Belsunce, Noailles ou au Chapitre grâce aux larges opportunités de stationnement pour leurs Cayenne !

On supprime le stationnement pour avoir du stationnement encore plus anarchique dans les rues alentours... et comme dit précédemment, peu être que le centre ville est bien desservie, mais le reste ? les TC bougent pas... si c'est leur axe nord/sud de tram tant plébiscité qui va métamorphoser nos déplacements, ils se fourrent le doigt dans le nez... une miette..
Sinon sur le fond je suis d'accord, la voiture n'a plus rien a faire en ville (et on ne peu pas nier que la voiture est en régression en centre ville, Canebiere par exemple).
Il faut garder des airs de livraisons chronométrées a 15 min... pour livrer un gros truc, petit déménagement... et ça y'a pas du tout globalement.
jesuralem a écrit:
A partir de la, la suppression du stationnement en surface ne peut être vécue que comme une nuisance par la grande majorité de la population.
donc merci d'écrire à ton député pour lui demander de modifier la loi et d'autoriser le stationnement sur trottoir
Marseille change... ou pas.
jesuralem a écrit:
A un moment il faut aussi être raisonnable, je suis à fond pour la diminution de la place de la voiture en surface et principalement pour le stationnement dont la valeur ajoutée est quand même très limitée, mais ca ne peut se faire qu'avec au moins une de deux alternatives :
- un réseau de TC fiable et desservant correctement l'ensemble de la ville.
- ou une proposition de stationnement alternative en ouvrages.
A ce stade, la ville ne propose aucun des deux dans la grande majorité des quartiers. le réseau de TC est quasiment indigent et les quelques parkings sont a des années lumières de pouvoir accueillir ne serait-ce que 10% du stationnement en surface de leurs alentours.
A partir de la, la suppression du stationnement en surface ne peut être vécue que comme une nuisance par la grande majorité de la population.
Il y a de nombreuses personnes pour lesquelles, en l'absence d'alternative la voiture est aujourd'hui le seul moyen de faire, et pour eux, ton argument est tout à fait recevable.
Mais il y a aussi une grande quantité de personnes, qui aujourd'hui ont une voiture, alors qu'ils n'en ont pas vraiment la nécessité, juste parce-que c'est pratique ou qu'ils en ont l'habitude. J'en discute souvent avec des automobilistes, et je constate qu'il reste encore énormément de gens qui sont fermement attachés à leurs habitudes alors que l'alternative existe déjà. Une habitante de la Joliette qui souhaite faire ses courses au carrefour Bonneveine, alors qu'il y a le même supermarché à coté de chez elle, un habitant de la rue de la république qui prends la voiture 2 fois par jours en heure de pointe pour accompagner ses enfants à St Joseph alors que le tram y va direct, celui qui veux absolument être garé dans sa rue alors qu'il ne prends la voiture que le week-end,... Je comprend le confort et la liberté que ça apporte à ces gens d'avoir une voiture, et qu'elle soit garée proche de chez eux, mais ce confort et cette liberté ont un prix que les autres, ceux qui n'ont pas de voiture, payent.
On a dans le passé offert trop de place à la voiture, au détriment des non-automobilistes, il y a aujourd'hui des lois qui tentent de remédier à cette injustice, il faut les respecter, et pour ça, tout le monde doit apprendre à se servir moins de la voiture. Il n'y a pas encore d'alternative pour tout, mais il y en a pour beaucoup d'usages, surtout en centre-ville. Si déjà les gens qui n'utilisent leur voiture qu'une ou deux fois par semaine passaient à la location, ça diminuerais sacrément le besoin de stationnement.
@ginger.phoenix.marseille
Mars13004 a écrit:
Il faut garder des airs de livraisons chronométrées a 15 min... pour livrer un gros truc, petit déménagement... et ça y'a pas du tout globalement.
A ce sujet j'aimerais voir un bilan des places 20' rue Paradis. J'ai l'impression que les compteurs sont constamment bloqués (c'était le cas pas plus tard qu'aujourd'hui), les places squattées par des voitures ventouse, et les livraisons se font à cheval sur le trottoir pavé de l'autre côté (et à n'importe quelle heure).
Marseille change... ou pas.
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