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Geronimo a écrit:
Micka-bois a écrit:
Cette dernière remarque me fait penser à des propos tenus lors d'une réunion de CIQ de mon quartier (Timone), où un membre expliquait qu'il était impossible de se garer le soir, et que lui avec les trois voitures de son foyer, il ne savait plus quoi faire. Plusieurs personnes ont répondu "ah beh moi aussi!", "Ah ben moi c'est pareil".
Quand j'ai osé évoquer le fait que le problème était justement là, et que si il n'y avait qu'un véhicule par foyer,le problème ne se poserait pas, ils m'ont tous regardé comme si j'étais un abruti.C'est faux. En milieu urbain dense, il n'y a pas la place pour stationner l'équivalent d'une voiture par foyer. Ni en surface, ni en souterrain. D'ailleurs c'est pour cela que la comparaison du nombre de places en surface vs. le nombre de places en souterrain n'est pas pertinente, et ce, quels que soient les tarifs.
J'avais lu un article intéressant sur le fait que les parkings en sous-sol dans les immeubles neufs ont un impact (négatif) direct sur le dimensionnement et l'orientation des logements, mais je ne le retrouve pas.
PS: j'hallucine qu'à la Timone il puisse y avoir des foyers avec trois voitures...
Le fait est que, dans la zone concernée qui n'est pas une zone avec forte densité, il serait possible d'avoir une voiture par foyer sans que cela ne pose de problèmes énormes. Peut être pas souhaitable, mais là il s'agit, de mon point de vue, d'idéologie pure, mais possible.
Par contre je peux t'assurer que dans ma rue par exemple, il y a en moyenne deux véhicules par foyer stationnant sur la voie publique, alors que nous avons tous un garage.
PS : je continue de penser qu'un zonage de la ville devrait être fait, avec possibilité d'avoir ou pas des voitures sans taxe.
Centre et hyper-centre = 0 véhicule
À partir de la première ceinture = 1 véhicule
Tu as le droit d'avoir une voiture en plus que ce qui t'est autorisé, mais tu payes pour ça.
Bilo a écrit:
C'est marrant puisque pour ma part il me semblait que Jerusalem ou moi-même essayions d'avoir une vision plutôt équilibrée, qui n'est pas le statu quo, et qu'il faut donc tenir compte de tout le monde et pas seulement des vélos.
Qui n'est pas le statu quo ? Tu te fous de moi ? Votre première réaction, en ce qui concerne le stationnement sur trottoir, c'est de ne pas le supprimer. C'est quoi vos propositions qui ne seraient pas le statu quo ? J'attends.
Et ici la discussion n'a pas démarré sur les vélos, on parle de protéger les trottoirs, donc de tenir compte des piétons.
Bilo a écrit:
Je pense que nous n'avons pas la même vision de la société, et que nous ne pouvons pas faire sans les habitants. Pour autant, je ne suis pas un libéral, je suis un interventionniste. Toi, tu vas plus loin, tu veux décider pour eux.
15% à Strasbourg, 8% à Bordeaux, part modale majoritaire à Copenhague, Amsterdam, Utrecht... je ne savais pas que toutes ces villes étaient dirigées par des dictateurs locaux.
Bilo a écrit:
[Je m'étonne que toi qui invoque les arguments scientifiques puisse conjecturer une telle hypothèse. Je t'invite à regarder les parts modales en France des villes qui font font beaucoup d'effort pour le vélo, et tu comprendras qu'une telle évolution modale et atteindre un tel chiffre n'aura rien d'évident pour Marseille.
Il n'y a aucune fatalité qui empêcherait d'atteindre ce qui se fait à Strasbourg, Nantes, Bordeaux, et même Paris, qui a gagné un facteur 2 ou 3 en quelques mois de crise covid.
Bilo a écrit:
Sur le fond, en misant sur les véhicules propres, il faudra que tu m'expliques pourquoi ce qui était possible avant en termes de place pour la voiture ne le serait plus avec ce scénario.
Mais c'est dingue de rien comprendre à ce point. Ca n'a JAMAIS été possible. A Paris, ville très dense où le stationnement sauvage est sévèrement réprimé, le taux de motorisation est de 37% ! Et ce, bien que la ville ait été totalement redessinée au 19ème sur la base d'avenues et de trottoirs extrêmement larges, beaucoup plus que dans les villes qui ont gardé leur structure prémoderne comme le centre de Marseille. A Marseille centre, le taux de motorisation est de 48% (https://doc.agam.org/doc_num.php?explnum_id=2576), alors qu'une large fraction de ces voitures est déjà garée sur des emplacements illégaux. Fais respecter les règles, mets les trottoirs aux normes (ce qui implique de supprimer du stationnement), et le taux de motorisation va nécessairement baisser, et/ou les gens devront se garer en périphérie moins dense.
Et notez au passage que la part modale de la voiture à Marseille est de l'ordre de 50 à 60%. C'est beaucoup trop, mais ça reste quand même inférieur à l'espace public qui lui est dédié dans la rue. Autrement dit, l'espace qu'on dédie à la voiture n'est pas justifié par les déplacements qu'elle permet !
Marseille change... ou pas.
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Micka-bois a écrit:
Le fait est que, dans la zone concernée qui n'est pas une zone avec forte densité, il serait possible d'avoir une voiture par foyer sans que cela ne pose de problèmes énormes.
Je ne suis pas un expert du quartier La Timone, mais je vois pas trop quelles rues pourraient correspondre à une zone peu dense. Un immeuble semi-récent de 15m de large (sur la rue) peut abriter plusieurs dizaines de logements, tu les mets où les dizaines de voitures sur une longueur de 15m ? A part en sous-sol si l'immeuble a été prévu pour ça, je ne vois pas.
Micka-bois a écrit:
Par contre je peux t'assurer que dans ma rue par exemple, il y a en moyenne deux véhicules par foyer stationnant sur la voie publique, alors que nous avons tous un garage.
Taux de motorisation de 48% dans le centre, de 94% sur toute la ville, et vous vous en avez 200% à 300%. Et on doit accepter ça ?
Micka-bois a écrit:
PS : je continue de penser qu'un zonage de la ville devrait être fait, avec possibilité d'avoir ou pas des voitures sans taxe.
Centre et hyper-centre = 0 véhicule
À partir de la première ceinture = 1 véhicule
Tu as le droit d'avoir une voiture en plus que ce qui t'est autorisé, mais tu payes pour ça.
Ou alors une bonne solution serait de faire comme les Japonais, mais a à partir de la deuxième voiture, dont l'achat ne serait autorisé que si on possède une place privative.
Marseille change... ou pas.
Cette discussion me rappelle qu'à mon installation à Marseille, il y a plus de 20 ans, j'ai halluciné sur la tronche des trottoirs. Pour trouver où me loger, à chaque fois j'ai dû vérifier le critère que l'immeuble donne sur un trottoir de largeur à peu près correcte, et protégé par des poteaux.
Un immeuble bourgeois fraîchement ravalé:
Qui a envie d'habiter là franchement ? A part un yogi bouddhiste, capable de maîtriser ses nerfs en toute circonstance et de rentrer ses courses en sautant à pieds joints, je vois pas.
Marseille change... ou pas.
Bilo a écrit:
Geronimo a écrit:
Cela n'implique pas qu'il existe un droit fondamental au stationnement en surface sur l'espace public. Il n'existe même pas d'obligation légale d'aménager du stationnement en surface.
Non, mais il y a tout de même un "droit à la mobilité" (art. L. 1111-1 et svt du code des transports). Ceci implique que la Ville est obligée de tenir compte dans ses aménagements du fait qu'il existe beaucoup de gens qui utilisent une voiture. Elle ne peut pas l'interdire par exemple sur l'ensemble de son territoire.
Si elle le souhaite, la municipalité peut effectivement décider de ne pas répondre aux besoins de ses habitants (dont la complexité tient au fait qu'ils peuvent être contradictoires), mais je ne vois pas qui y gagne dans l'affaire.
Les besoins des piétons, des gens avec des poussettes, des PMR, des gens qui n'ont pas les moyens d'avoir une voiture, des cyclistes, des enfants qui sortent de l'école,... La municipalité à décidé il y a bien longtemps de ne pas y répondre, et persiste en décidant régulièrement de continuer à ne pas y répondre.
L'espace est une ressource limitée qui est inégalement et injustement répartie. Pour remédier à ça, il n'y a pas de tour de magie, il faut en enlever à certain pour en donner à d'autres. Je conçois que ce soit pénible pour ceux à qui on enlève, je comprend bien que ça va leur compliquer sérieusement la vie alors que pour eux la situation n'est pas problématique, mais ça n'en reste pas moins nécessaire, et ne pas le faire constitue un acte de spoliation.
Concernant le droit à la mobilité, ce n'est pas parce-qu'on a le droit de se déplacer en voiture que l'état à la responsabilité de prendre en charge la mise en application de ce droit. On a le droit de pratiquer une religion, c'est un droit fondamental qui concerne une part importante de la population, mais ce n'est pas à l'état d'assurer à chacun un lieu de culte. La liberté d'expression est également un droit fondamental, mais l'état n'a aucun devoir de fournir à chacun une plateforme et une audience. Il ne faut pas confondre un droit, et un dû. Sinon, pourquoi pas demander à l'état de nous fournir des voitures ? On y a droit après tout...
@ginger.phoenix.marseille
Geronimo a écrit:
Mais c'est dingue de rien comprendre à ce point.
Je crois qu'effectivement nous ne nous comprenons pas. Nous disons simplement qu'il faut prendre le temps de discuter avec les riverains, d'analyser chaque rue, de ne pas y aller tête baissée en disant de toute façon vous n'êtes que des méchants automobilistes, de rechercher les solutions alternatives (stationnement en ouvrage souterrain). Nous sommes tous favorables à l'amélioration des espaces publics et à avoir des trottoirs dignes de ce nom.
Il y en a qui rêvent du grand soir et d'autres qui pensent qu'on ne peut avancer qu'étape par étape.
Et pour moi, la 1ère étape ça consiste à mettre des prunes pour stationnement gênant, à force ça pourra faire réfléchir certains automobilistes (abandon d'un véhicule, déménagement, recherche d'un garage).
Ton réaménagement de places situées en "zone grise" pourra d'autant mieux se concevoir si on refait l'ensemble de la voie à ce moment là, ce qui a un coût. Ça prendra forcément plus de temps que la lutte contre le stationnement gênant.
Quand à penser qu'à Marseille on peut atteindre 10 % de part modale du vélo sans " aucun effort socio-culturel (parce qu'il y a déjà largement plus de 10% de personnes qui se déplaceraient à vélo s'ils avaient accès à des infrastructures de qualité partout dans la ville), et avec un coût technique et budgétaire parfaitement minime ", je persiste à dire qu'il faudrait au contraire un très gros effort vu la configuration peu large de beaucoup de voies, la qualité des enrobés, la densité du trafic, l'aspect culturel, et qu'il ne suffit pas de dire y'a qu'à faut qu'à. Et la question du stationnement du vélo se pose aussi inévitablement pour le vélo (vu le nombre de vols...).
Aurelien De Pekin a écrit:
Les besoins des piétons, des gens avec des poussettes, des PMR, des gens qui n'ont pas les moyens d'avoir une voiture, des cyclistes, des enfants qui sortent de l'école,... La municipalité à décidé il y a bien longtemps de ne pas y répondre, et persiste en décidant régulièrement de continuer à ne pas y répondre.
L'espace est une ressource limitée qui est inégalement et injustement répartie. Pour remédier à ça, il n'y a pas de tour de magie, il faut en enlever à certain pour en donner à d'autres. Je conçois que ce soit pénible pour ceux à qui on enlève, je comprend bien que ça va leur compliquer sérieusement la vie alors que pour eux la situation n'est pas problématique, mais ça n'en reste pas moins nécessaire, et ne pas le faire constitue un acte de spoliation.
Je suis d'accord, mis à part que c'est déjà problématique pour tout le monde, se garer dans le centre de Marseille relève du sacerdoce.
Aurelien De Pekin a écrit:
Concernant le droit à la mobilité, ce n'est pas parce-qu'on a le droit de se déplacer en voiture que l'état à la responsabilité de prendre en charge la mise en application de ce droit.
Non mais du coup une municipalité n'a pas le droit de l'entraver sauf pour de bonnes raisons, c'est pour cela que j'y faisais référence. Certaines (peu nombreuses) seraient sinon sans doute bien tentées d'interdire carrément la voiture.
Bilo a écrit:
Je crois qu'effectivement nous ne nous comprenons pas.
Bien au contraire, je comprends parfaitement que tu as un point de vue hyper conservateur sur la voiture, digne des années 60-70. Je me fais chi*r à chercher des arguments objectifs et chiffrés, que tu n'essayes même pas de contester, auxquels tu réponds avec des éléments de langage totalement creux "la voiture c'est la liberté", "certains rêvent du grand soir". Le niveau zéro du débat.
Bilo a écrit:
Nous disons simplement qu'il faut prendre le temps de discuter avec les riverains, d'analyser chaque rue, de ne pas y aller tête baissée en disant de toute façon vous n'êtes que des méchants automobilistes, de rechercher les solutions alternatives (stationnement en ouvrage souterrain). Nous sommes tous favorables à l'amélioration des espaces publics et à avoir des trottoirs dignes de ce nom.
Il y en a qui rêvent du grand soir et d'autres qui pensent qu'on ne peut avancer qu'étape par étape.
Et pour moi, la 1ère étape ça consiste à mettre des prunes pour stationnement gênant, à force ça pourra faire réfléchir certains automobilistes (abandon d'un véhicule, déménagement, recherche d'un garage).
Ah OK, donc pour toi ta proposition qui n'est pas le statu quo, c'est la répression du stationnement sauvage ? lol
Bilo a écrit:
Ton réaménagement de places situées en "zone grise" pourra d'autant mieux se concevoir si on refait l'ensemble de la voie à ce moment là, ce qui a un coût.
Ca n'est pas une zone grise, mais noire: c'est ILLEGAL. Je peux encore le répéter plusieurs fois, j'ai du temps en ce moment
Bilo a écrit:
Quand à penser qu'à Marseille on peut atteindre 10 % de part modale du vélo sans " aucun effort socio-culturel (parce qu'il y a déjà largement plus de 10% de personnes qui se déplaceraient à vélo s'ils avaient accès à des infrastructures de qualité partout dans la ville), et avec un coût technique et budgétaire parfaitement minime ", je persiste à dire qu'il faudrait au contraire un très gros effort vu la configuration peu large de beaucoup de voies, la qualité des enrobés, la densité du trafic, l'aspect culturel, et qu'il ne suffit pas de dire y'a qu'à faut qu'à. Et la question du stationnement du vélo se pose aussi inévitablement pour le vélo (vu le nombre de vols...).
Sur l'aspect socio-culturel, j'admets que c'est en partie mon ressenti subjectif qu'il est difficile d'appuyer par des arguments chiffrés. Mais note qu'on sait qu'il est possible d'augmenter très vite la part modale du vélo, même dans des villes où il y a plein de bagnoles. Et les sondages sont hyper favorables au vélo:
70 % des sondés du territoire métropolitain adhèrent à la limitation de la place de la voiture en ville et au développement d’une politique cyclable plus ambitieuse.
https://madeinmarseille.net/75117-sonda … imat-ifop/
Il suffit qu'un septième des sondés ayant répondu positivement fassent le pas dans la vie réelle pour atteindre une part modale dans le haut de la fourchette française. Zéro effort. Il n'existe aucun aménagement urbain qui soit plus "rentable", quelle que soit la définition qu'on donne à rentable.
Le reste que tu listes c'est des choses techniques, et tu as tout faux. La crise a démontré qu'on peut développer plusieurs dizaines de kilomètres de pistes en quelques mois seulement (sachant qu'à Marseille, on part d'un niveau inférieur à 100, difficile de donner un chiffre précis tellement ça dépend de ce qu'on appelle piste cyclable...). Alors certes c'est fait à l'arrache, c'est pas beau, c'est pas optimal, mais ça permet d'expérimenter les itinéraires et l'évolution des différents trafics, avant d'aménager définitivement.
Et des aménagements plus pérennes, ça n'est pas long ni coûteux non plus. L'exemple de Séville (tout le monde sait que les Andalous sont aussi disciplinés que les Suisses allemands ou les Norvégiens, n'est-ce pas ?...):
Les politiciens, y voyant une occasion de satisfaire la population et de récolter des votes, ont donc décidé de faire construire 80 km de piste cyclable avant les prochaines élections, tenues seulement 18 mois plus tard.
[...]
Cela ne veut pas dire que le projet n’a pas été controversé ; tout le monde n’allait pas voir d’un bon œil 5000 places de parking disparaître (même si Calvo admet qu’ils n’ont pas dévoilé cette donnée à ce moment-là).
[...]
« Le coût de la totalité du réseau s’élève à 32 millions d’euros. Combien de kilomètres d’autoroute cela représente-t-il ? Peut-être cinq ou six ? »
Il continue: « Ce n’est pas une infrastructure chère. Nous avons une ligne de métro qui a coûté 800 millions d’euros. Elle sert pour 44 000 trajets par jour, alors que le vélo représente 67 000 trajets par jour. »
[...]
Les 80 km sont passés à 180 km et continuent de s’étendre. Un nouveau plan directeur approuvé en 2017 vise à améliorer l’intermodalité, les options sécurisées de parking et la qualité (pas nécessairement la quantité) du réseau. L’objectif est d’augmenter la mobilité totale – piétons exclus – des 9 % actuels (67 000 trajets par jour) à 15 % (115 000 trajets quotidiens).
[...]
« La mentalité de la population sévillane a changé, explique Calvo. Les vélos sont partout. Des milliers de personnes s’en servent désormais comme moyen de transport. Construire le réseau a démontré que si vous faites quelque chose, les gens répondent. Cela a également montré que ce n’est pas un énorme problème de prendre de l’espace aux voitures pour l’utiliser afin d’améliorer les autres options de mobilité. »
https://www.uci.org/fr/news/2019/plan-a … eloppement
et hop, encore un exemple documenté, à propos duquel je ne recevrai pas d'argument pro-voiture qui repose sur autre chose que des expressions dépourvues de sens.
Bilo a écrit:
Non mais du coup une municipalité n'a pas le droit de l'entraver sauf pour de bonnes raisons, c'est pour cela que j'y faisais référence. Certaines (peu nombreuses) seraient sinon sans doute bien tentées d'interdire carrément la voiture.
ça tombe bien, ça n'est pas le sujet du départ.
Marseille change... ou pas.
Bilo a écrit:
Je suis d'accord, mis à part que c'est déjà problématique pour tout le monde, se garer dans le centre de Marseille relève du sacerdoce.
Se déplacer en ville à pied, à vélo, en fauteuil roulant, en famille,... relève du sacerdoce.
Se garer à 10 minutes à pied de chez soi si il n'y a pas de place en bas, ce n'est pas non plus une galère incroyable.
Bilo a écrit:
Non mais du coup une municipalité n'a pas le droit de l'entraver sauf pour de bonnes raisons, c'est pour cela que j'y faisais référence. Certaines (peu nombreuses) seraient sinon sans doute bien tentées d'interdire carrément la voiture.
Diminuer le stationnement n'est pas une entrave au droit à la mobilité, c'est juste un inconvénient. On peux très bien déposer ses courses en bas de chez soi sur une place de livraison puis aller se garer ailleurs (voire même revenir en vélo depuis le parking après avoir déposé la voiture
)
On pourrais même argumenter qu'en promouvant les moyens de transports autre que la voiture, pour pousser ceux qui ont le choix à l'abandonner, on diminuerais le nombre de véhicule en circulation et donc on améliorerais la fluidité du trafic et le stationnement pour ceux qui n'ont vraiment pas le choix (il y en a, je sais, il faut aussi les prendre en compte).
@ginger.phoenix.marseille
Oui sur le dernier point, c'est aussi un argument bien documenté qu'on a répété plusieurs fois, il suffit de faire baisser un peu le nombre de voitures pour faire baisser beaucoup les embouteillages.
S'il y a 10% des gens qui veulent se déplacer à vélo, donnez leur les moyens de le faire, ça sera tout bénef pour tout le monde.
Marseille change... ou pas.
Geronimo a écrit:
Je me fais chi*r à chercher des arguments objectifs et chiffrés, que tu n'essayes même pas de contester, auxquels tu réponds avec des éléments de langage totalement creux "la voiture c'est la liberté", "certains rêvent du grand soir". Le niveau zéro du débat.
Si tu veux du chiffre, le vélo c'est 1,2 % des déplacements métropolitains en 2017. A partir de là, il y a deux possibilités :
- ça sert rien de mettre de l'argent dans le vélo, parce que ça concerne peu de déplacements ;
- il y a peu de déplacements en vélo, il faudrait essayer d'en avoir plus (s'il y a du potentiel).
Donc un chiffre ne tant que tel ne veut rien dire. La question est de savoir à quels besoins on répond. Il n'y a pas toujours besoin de chiffres pour exposer des idées.
Geronimo a écrit:
Ah OK, donc pour toi ta proposition qui n'est pas le statu quo, c'est la répression du stationnement sauvage ?
Non, c'est la première étape indispensable. L'amélioration des espaces publics tout le monde (ou presque) est pour aussi. La place de la voiture est à discuter rue par rue.
Geronimo a écrit:
Ça n'est pas une zone grise, mais noire: c'est ILLEGAL. Je peux encore le répéter plusieurs fois, j'ai du temps en ce moment
Je n'ai aucune tolérance pour l'illégalité, sauf quand c'est manifestement stupide (par exemple, interdire d'aller faire un footing quand il n'y a personne le soir durant les horaires du couvre-feu...). Donc je ne vois aucune difficulté à revenir dans le droit chemin.
Ce que reproche dans ton raisonnement c'est le côté couperet, l'absence de prise en compte des besoins des usagers concernés et de coconstruction des solutions, qui oui prend du temps. Ça peut être brutal pour les personnes concernées, qui ne sont pas dans l'illégalité en utilisant des stationnements proposés par la Ville.
Dit autrement, ce n'est pas très opérant, tu vas juste réussir à braquer les gens et à bloquer tout le processus.
Geronimo a écrit:
Les sondages sont hyper favorables au vélo
La réalité des pratiques est manifestement autre (cf. le 1,2 %).
Geronimo a écrit:
La crise a démontré qu'on peut développer plusieurs dizaines de kilomètres de pistes en quelques mois seulement
Je ne sais pas à Marseille mais ce n'est pas pour cela en Ile-de-France qu'il y a plus d'usagers vélos qu'avant (cf. 7 e graphique dans https://www.institutparisregion.fr/mobi … rance.html ), ce qui ne veut pas dire qu'elles ont été totalement inutiles, sans doute que ça a rassuré certains néophytes.
Geronimo a écrit:
Et des aménagements plus pérennes, ça n'est pas long ni coûteux non plus.
En théorie, ils ne doivent être nécessaires que là où il y a beaucoup de flux, vu que la voie est de base mixte. On ne fait pas un couloir bus pour un bus par heure.
En pratique, à Marseille, vu l'état des rues (qualité de l'enrobé et profil en travers), c'est souvent nécessaire de tout refaire, et alors c'est un peu long et coûteux, il ne faut pas nier tout le travail qu'il y a à faire, tu es d'habitude le premier à t'en faire l'écho.
Geronimo a écrit:
L'exemple de Séville (tout le monde sait que les Andalous sont aussi disciplinés que les Suisses allemands ou les Norvégiens, n'est-ce pas ?...)
La configuration viaire n'est pas la même qu'à Marseille, il y a le centre ancien aux rues étroites puis des quartiers modernes bien ordonnés, et pas de colline. Mais tant mieux pour eux s'ils se bougent. A titre personnel, une ville avec plein de vélos comme Amsterdam ou Copenhague n'est pas mon modèle préféré, (en tant que piéton) à un certain niveau de trafic je trouve qu'ils deviennent gênant, comme quoi tous les goûts sont dans la nature...
Aurelien De Pekin a écrit:
Se garer à 10 minutes à pied de chez soi si il n'y a pas de place en bas, ce n'est pas non plus une galère incroyable.
A titre personnel si, tourner dans un quartier sans trouver de place, devoir faire des créneaux compliqués, me retrouver coincé dans des bouchons, gérer les sens uniques, ce n'est pas mon truc. Personnellement à pied je me sens plus agile. Après peut-être que par habitude on s'y fait.
Mais bon le résultat n'est globalement satisfaisant pour personne dans le centre. C'est peut-être aussi pour cela que la répression contre le stationnement sauvage n'était pas féroce, et que du coup certains disent que l'automobile est favorisée, alors qu'on ne peut pas dire que les routes bénéficient d'énormément d'investissements en ville. A part le BUS 
Aurelien De Pekin a écrit:
On pourrais même argumenter qu'en promouvant les moyens de transports autre que la voiture, pour pousser ceux qui ont le choix à l'abandonner, on diminuerais le nombre de véhicule en circulation et donc on améliorerais la fluidité du trafic et le stationnement pour ceux qui n'ont vraiment pas le choix (il y en a, je sais, il faut aussi les prendre en compte).
La puissance publique met déjà énormément de moyens dans les autres modes, notamment dans les transports en commun. Mais c'est difficile de diminuer la part modale de la voiture. On est obligé de restreindre son usage pour favoriser les autres modes, donc ça ne résoud pas la question de sa fluidité, sauf si cette restriction consiste à réserver l'accès automobile de certains quartiers à leurs seuls habitants, mais philosophiquement on change de monde.
Geronimo, je sais combien le sujet te tient à cœur, et suis globalement d'accord avec toi sur le fond, par contre l'agressivité de certains de tes messages, y compris envers des types modérés, peut desservir la cause ! L'on disait récemment sur le sujet de l'hyperloop que le type devait apprendre à bosser sa diplomatie s'il voulait ne pas braquer immédiatement les milliers de sceptiques qu'il croiserait sur sa route, là c'est un peu pareil.
M'est également avis qu'à partir du moment où l'on parle d'un stationnement à cheval, donc illégal, il n'y a pas à tergiverser des années, même un an me paraît trop - l'on balance des panneaux d'information sur les rues concernées :"le stationnement à cheval de cette rue disparaitra dans un mois", et basta, resteront encore toutes les places en surface légales, ce qui en fait encore un sacré nombre dans le centre-ville. L'on imaginerait pas une telle mansuétude avec plein d'autres choses manifestement illégales.
Les types qui habitaient le quartier de l'opéra ne sont pas morts le jour où les bornes sont entrées en service, pas plus que le Panier a explosé une fois sa circulation principale réservée aux seuls résidents. Quand on perd son permis la vie ne s'arrête pas pour autant, alors elle ne s'arrêtera sûrement pas le jour où il faudra se garer un peu plus loin et/ou sur un parking-relais hors de la ville.
Circuler est en effet un droit fondamental, se garer sur un trottoir au détriment des handicapés, des couples, des enfants, d'à peu près tout le reste du monde en fait, n'en est pas un. Cela fera en effet chier au début les quelques dizaines de propriétaires de voitures stationnées sur tel ou tel trottoir, tandis que cela facilitera le quotidien de centaines de riverains, le calcul coûts-bénéfices est vite réalisé. Et encore une fois, si certains doivent partir pour préserver leur insatiable désir d'avoir la bagnole au pied de l'immeuble, rendue impossible par un aménagement plus vertueux, pas sûr que les finances publiques y perdent au change avec son remplaçant : tous les addicts à l'auto devant la porte ne sont pas riches, et tous ceux qui y préfèrent des espaces publics sereins ne sont pas pauvres.
Je dois être un cas particulier, je n'ai pas de voiture mais dispose dans mon immeuble d'une place de parking en sous sol que je vais sous louer....
C'est vrai que quand on débarque à Marseille, si on ne connaît pas trop les spécificités et usages locaux, le stationnement à cheval, ça demande un certain entraînement quand on est piéton.
Les foyers (sans doute des couples avec enfants) si ils ont 3 bagnoles, quand ils envisagent de s'installer au centre ville, on peut supposer qu'ils ont bien réfléchi à la problématique du stationnement... 
Galinat a écrit:
Les foyers (sans doute des couples avec enfants) si ils ont 3 bagnoles, quand ils envisagent de s'installer au centre ville, on peut supposer qu'ils ont bien réfléchi à la problématique du stationnement...
Oui bien sur, mais si du jour au lendemain tu supprimes 50% du stationnement autour de chez eux, ils n'y avaient peut être pas réfléchi en ces termes :).
Et pourtant je l'ai déjà dit plein de fois ici, a mon sens le stationnement en surface est une aberration, il y a tellement mieux à faire avec cet espace... Mais le supprimer sans proposer d'alternative, même payante, c'est quand même très violent.
Alors certes on peut penser que ça ferait partir certains profils et que ca en attirerait d'autres, peut être même plus intéressants pour le centre ville, mais bon décider de déménager ça ne se fait pas en 10 minutes.
En revanche passer de 3 voitures (!) à 2 quand tu habites en centre-ville, ça peut se faire très rapidement !

Lafcadio a écrit:
pastis a écrit:
D’ailleurs au Japon il n’y a quasi pas de pistes cyclables malgré une forte utilisation du vélo.
Oui, et ça peut être très pénible car les vélos roulent sur les trottoirs, avec parfois un sentiment de priorité.
Et roulent parfois très vite ! Mais à Marseille on a la même chose avec les scooters et les trottinettes en plus, alors j'accepterais avec joie la situation japonaise...
Geronimo a écrit:
Quant à la liberté que procure l'automobile:
https://www.automobile-club.org/assets/ … T_2019.jpg
https://www.automobile-club.org/espace- … liste-2019
très chère liberté, en effet.
En Citiz, pour quelqu'un qui habite en centre ville, aller faire des courses à la Valentine ou à Grand Littoral, ou emmener les petits le samedi au club de voile à l'Estaque, ça coûte 15€ A/R; aller chercher quelqu'un à l’aéroport, ou aller chercher un meuble à Ikéa Vitrolle, c'est 25€; prendre une voiture pour la journée pour emmener la famille à la Ciotat, à la Sainte Baume ou à la Couronne, c'est 45€
Si je vais au supermarché 1 fois par semaine, que j’emmène les enfants au sport tous les week-ends, que je vais à Vitrolles 1 fois par mois et que 1 week-end sur 2 on va se balader en famille à 30 bornes du centre, la voiture elle me coûte 3000€ par an, et j'ai pas à payer le parking.
Si en plus de ça, tous les jours je fais 10km aller, et 10km retour pour aller bosser, la voiture me coûte 3000€ de plus. Ce qui reste en dessous de ce que coûte la possession d'une voiture.
Même en étant accro à la voiture, en posséder une n'est ni nécessaire ni intéressant financièrement. Et comme une citiz est utilisée par pleins de gens, elle est rarement garée (mais elle a un emplacement dédié, je n'ai même pas à chercher une place). Je peux avoir un utilitaire pour quand je vais à Ikea, un monospace pour emmener la famille en vadrouille, et une petite citadine pour aller bosser. Je n'ai pas d'action chez les loueurs de voiture et je sais que le service est loin d'être sans faille, mais il faut reconnaître que pour quelqu'un qui réfléchi à se débarrasser de sa voiture (parce-qu’il y a soudainement 2 fois moins de place de stationnements dans sa rue par exemple), il existe une alternative qui fonctionne et ne coûte pas plus chère.
@ginger.phoenix.marseille
Je me demande depuis longtemps quel est le profil des utilisateurs réguliers des services d'auto partage à Marseille.
Citiz n'est connu que des initiés, quand à TOTEM (et ses Twizy) ils ne s'adressent qu'à une petite niche pour un usage en solo strictement urbain.
Je connais peu d'utilisateurs réguliers, mais ceux qui le sont n'imaginent plus jamais posséder une voiture.
Ce sont gens qui n'ont pas décidé de se séparer de leur voiture par sens écologique ou civique mais par pragmatisme.
@ginger.phoenix.marseille
Cela pourrait faire l’objet d’un thread séparé « mobilité partagée », mais je serais preneur de + de retour d’expérience, ce type de service m’intéresse.
Y-a-t-il déjà eu des situations où aucun véhicule n’était disponible (forte demande en week-end, vacances etc... par exemple)?
Ou alors comme on peut le voir avec le Vélo ou les twizzy, l’application indique une disponibilité mais en fait le vélo/twizzy est un ravan inutilisable ?
Ça se gare où ?
J’ai l’impression que dans d’autres villes il est possible de louer sans abonnement, y-a-t-il la possibilité de ne pas prendre d’abonnement? Je n’aime pas être prisonnier d’un abonnement et préfère payer à l’usage, quitte à payer plus cher.
passe_taga a écrit:
Cela pourrait faire l’objet d’un thread séparé « mobilité partagée », mais je serais preneur de + de retour d’expérience, ce type de service m’intéresse.
Y-a-t-il déjà eu des situations où aucun véhicule n’était disponible (forte demande en week-end, vacances etc... par exemple)?
Ou alors comme on peut le voir avec le Vélo ou les twizzy, l’application indique une disponibilité mais en fait le vélo/twizzy est un ravan inutilisable ?
Ça se gare où ?
J’ai l’impression que dans d’autres villes il est possible de louer sans abonnement, y-a-t-il la possibilité de ne pas prendre d’abonnement? Je n’aime pas être prisonnier d’un abonnement et préfère payer à l’usage, quitte à payer plus cher.
Il faut un abonnement, à 8€ ou 12€ par mois. Je ne crois pas qu'il y ai de période d'engagement.
Pendant que tu l'utilises, tu la gares où tu veux, sinon, ça se gare sur une station dédiée, il y en a pour le moment 70 dans le centre de Marseille. Ce n'est vraiment utile que si il y a une station dans ton quartier, car il faut y retourner la voiture après utilisation. Dans les 7 premiers arrondissements, il y en a presque partout, ailleurs, pas encore. Il est possible de leur demander d'installer une station près de chez toi, si il y a de la demande dans ton quartier, la mairie est plutôt volontaire pour donner des emplacements.
À noter, contrairement à Autolib, c'est une initiative citoyenne qui fonctionne sous forme de coopérative.
Citiz Provence
@ginger.phoenix.marseille
Pour une escapade d'un week-end en région, genre Verdon, Camargue ou autre, c'est moins cher de prendre Citiz (abo+utilisation) ou une location classique ? Je me rends pas bien compte des prix de chacun, ayant plutôt l'habitude... d'emprunter les voitures des copains contre rétribution.

Rue Perrin Solliers (perpendiculaire à Lieutaud). Stationnement à cheval côté pair.
"Ils" (j'aimerais bien savoir qui, exactement...) ont fait des travaux défonçant tout le côté pair, et ont rétabli le stationnement à cheval en l'état:

ou comment rater une occasion de se mettre en conformité avec la loi...
Marseille change... ou pas.
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