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Pile dans le sujet de la discussion, un exemple de projet de quartier-vélo dans la périphérie de Londres:
London’s mini-Holland
In 2015, residents of Waltham Forest in east London were angry. Hundreds marched on the town in protest over plans to create a ‘mini Holland’ in their neighbourhood.
Waltham was one of three London boroughs – alongside Enfield and Kingston – to pioneer a vision to create a series of cycle-friendly neighbourhoods in London’s outer boroughs. But the £27m project divided residents and politicians from the outset.
The council pressed ahead despite opposition, and five years later the borough is now criss-crossed with segregated cycle lanes, traffic calming measures, pedestrian zones and filtered streets. Children and adults get free cycle training, there are bike sheds on residential streets and land that was once road has been replanted as part of Epping Forest.
Work won’t be completed until next year, but already the benefits are becoming clear. More than 50,000 households enjoy cleaner air and residents are walking and cycling on average 41 minutes more every week than neighbouring boroughs.
Crucially, opposition to the changes has plummeted. When work started, 44 per cent of residents were opposed. Just 1.7 per cent of residents would scrap the scheme now, according to council surveys.
https://inews.co.uk/news/green-cycling- … age-703827
Marseille change... ou pas.
alors c'est aujourdh'ui le résultat de la présentation des nouvelles études de la Métropole de martine?
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Geronimo a écrit:
Bah si tu prends comme exemples des endroits pas connus que tu ne fais même pas l'effort de nommer, on va pas aller loin... En admettant que ce soit vrai que ces pistes soient vides (NB: tu ne peux pas le savoir sans faire un comptage sérieux), il y a plein de raisons qui peuvent l'expliquer
Il s'agit une ville plutôt tranquille et plutôt CSP+, où l'usage du vélo est manifestement surtout familial ou sportif le dimanche, et ce bien avant la crise de la Covid.
Je dis juste quand je passe dans l'avenue près de chez moi où une piste cyclable a été aménagée (et une coronapiste aussi d'ailleurs en doublon
), que j'y vois quasiment jamais un vélo, alors que le trafic automobile est y assez intense ainsi que l'usage des transports en commun. Cette avenue, je l'emprunte régulièrement à pied, et à toute heure. Il y a sans doute plein de raisons à cela effectivement, mais c'est une réalité, ce n'est pas un fake pour reprendre ton expression. Il faut croire que l'usage n'est pas totalement corrélé à une infrastructure dédiée.
Geronimo a écrit:
Ma question c'est à quoi ressemblerait une politique pro-bagnole ? Donne-moi l'exemple d'une grande ville (>100000 habitants) qui serait l'objet d'une telle politique ?
Plus pro-bagnole que Marseille, il y a pas très loin Toulon 
Oui... enfin.... les topographies de Londres ou d'Amsterdam n'ont pas grand chose à voir avec celle de Marseille... Les morphologies d'habitat, des résidents et des bassins d'emplois non plus...
C'est pas parce qu'à Zermatt le canasson joue un rôle prépondérant dans la ville qu'on peut transposer le modèle partout ailleurs.
Bilo a écrit:
Je dis juste quand je passe dans l'avenue près de chez moi où une piste cyclable a été aménagée (et une coronapiste aussi d'ailleurs en doublon
), que j'y vois quasiment jamais un vélo, alors que le trafic automobile est y assez intense ainsi que l'usage des transports en commun. Cette avenue, je l'emprunte régulièrement à pied, et à toute heure. Il y a sans doute plein de raisons à cela effectivement, mais c'est une réalité, ce n'est pas un fake pour reprendre ton expression. Il faut croire que l'usage n'est pas totalement corrélé à une infrastructure dédiée.
Ben c'est évident: si la piste part de nulle part pour arriver nulle part, elle aura beau être super large, parfaitement protégée etc. qu'elle ne sera pas forcément très empruntée, si tout le reste de la ville n'est pas cyclable. C'est l'impression que tu donnes en parlant d'"une" piste cyclable. Une PC isolée ça sert à rien, il faut un réseau qui corresponde aux besoins.
Bilo a écrit:
Plus pro-bagnole que Marseille, il y a pas très loin Toulon
Possible ouais, ça fait longtemps que j'y suis pas allé. Mais note que politiquement c'est (ou c'était) la même chose que Marseille: une certaine droite restée dans les années 80... et ça se généralise assez bien à tout le sud-est, qui est très pro bagnole, très peu cyclable (Nice a quand même fait quelques efforts).
Marseille change... ou pas.
ju2mars a écrit:
Après l'intégration du mur, le projet prévoyait une continuité cyclable et piétonne au niveau des contre-allées Pélissier, c'est à dire entre le mur anti-bruit et les habitations (voir plan ci-dessous)
Pourquoi, dans ce type de configuration, on ne choisit pas de déclasser les contres allées en zone 15/20 ou 30 ou co-circulent les cyclistes et les riverains ? Ca permettrait de diminuer les couts d'aménagement et de faire de l'économie sur l'emprise globale.
Autrement posée, pourquoi est ce que sur Michelet et sur le second Prado les contre allées ne sont pas converties en méga pistes cyclables, partagées raisonnablement avec les voitures, plutôt que d'opter pour faire circuler les vélos sur les trottoirs, avec un casse tête à chaque intersection ou changement de niveau ?
Geronimo a écrit:
Oui, mais tout ça c'est le sens (inévitable) de l'histoire, et même Marseille n'y échappe pas, heureusement. Je cherche toujours l'exemple d'une grande ville qui soit plus pro-bagnole, en 2020, que Marseille. Je ne conteste pas que Marseille 2020 soit moins pro-bagnole que Marseille 1980.
Après, sur quels critères on juge que telle ou telle ville est pro bagnole ?
Honnêtement, je n'ai pas tant l'impression que Marseille soit si pro-voiture ; à la limite elle est plutôt anti-TC, ce qui au final peut sembler lié mais pas forcément. Les pouvoirs publics (qu'ils soient Ville ou Métropole) se sont plutôt montrés, historiquement, à la ramasse sur le développement des TC lourds et des modes doux, c'est incontestable, mais sans se montrer non plus particulièrement pro actifs pour la voiture. 80 ans pour construire une rocade, c'est pas ce que j'appelle être pro-bagnole.
Zurich, Stockholm, ou plus près de nous Strasbourg sont pro-bagnoles, si l'on se base sur le seul critère de la construction d'infras routières. C'est là tout le paradoxe des comparaisons et des éloges que l'on peut avoir sur des villes qui se débarassent de la voiture et se montrent comme des villes cyclables, si l'on fait abstraction de l'Uetliberg, du Södra Länken, du GCO ...
Puis au delà des infras, on a quand même beaucoup de métropoles, en France, qui ont encore dans leur hypercentre une présence de la voiture autrement plus marquée qu'à Marseille, sans oser affronter le problème. Toulon et Nice, évidemment ... mais aussi des villes du Nord où on penserait que la voiture est sortie de l'hypercentre depuis des décennies.
Nancy, en dehors de la place Stanislas, c'est une catastrophe ; la place du Général de Gaulle, devant le majestueux palais du gouverneur, est un parking (on imagine un parking à la place de la fontaine du Palais Longchamp), une présence de la voiture sur des axes de l'hypercentre qui seraient piétonniers à Marseille (rue des Dominicains, Grande Rue, Vaudémont etc...), et le projet de déviation de Malzéville (VEBE) va faire du viaduc Louis Marin un grand déversoir à bagnoles directement dans la ville médiévale.
Brest, sorti de la rue de Siam, y a des bagnoles partout, des places de parking dans chaque rue... C'est le cas aussi des autres villes reconstruites, Le Havre, Lorient... des hypercentres pleins de bagnoles)
Enfin, au titre des villes plus "pro-voitures" politiquement que Marseille, il faut citer un grand nombre de villes, plutôt des villes moyennes mais aussi quelques métropoles qui, lors de leur passage à droite en 2014, ont facilité les modalités de stationnement en réintroduisant du stationnement gratuit, dans l'espoir de faire vivre le commerce en centre-ville. A Marseille, plus vertueux, on a préfèré créer des centres commerciaux à l'extérieur pour amener directement le commerce aux périurbains et limiter la place de la voiture dans l'hypercentre 
Plus sérieusement, on remarquera qu'à chaque fois, en fait de "pro-voitures", il s'agit surtout de villes mal dotées en TC. Et que les métropoles richement dotées en TC (Lyon, Strasbourg ...) peuvent être aussi celles qui construisent des infrastructures routières. Marseille est loin d'être, en 2020, la ville de France la plus défigurée par la voiture (même si la présence importante de la voiture ne signifie pas nécessairement une politique pro-voiture des équipes municipales), grâce à cette "marche de l'histoire" qui vient apaiser son centre ville là où d'autres ont une présence de la voiture plus marquée, et elle est aussi loin d'être celle où l'on construit le plus de routes puisqu'à chaque fois ça prend 80 ans. Disons que si Marseille est pro-bagnole, c'est plutôt par défaut, par status quo, par incompétence et inaction dans les autres domaines du transport, plus que par réel goût pour l'automobile.
Je pourrais même, par provocation, poser la question inverse : quelle grande métropole, en Europe, avec le même niveau d'infrastructure routières et TC que Marseille, se montre plus anti-voiture ?
Geronimo a écrit:
En ce qui me concerne, comme beaucoup (j'imagine) de gens de ma génération (disons entre 40 et 50+ ans), j'ai connu un gros "gap" vélo entre l'enfance et l'âge adulte, jusqu'au jour où à force d'offrir des vélos toujours plus chouettes à mes propres enfants et à voir l'évolution des autres villes (Paris en tête), j'ai commencé à me poser des questions. Je pense que c'est l'éducation et la culture qui modèlent notre façon de nous déplacer, personnellement j'ai été éduqué avec l'option "vélo=loisir" et "transport=train/bus". Je suis persuadé que si beaucoup de gens ne se déplacent qu'en voiture c'est parce que personne ne leur a appris qu'on peut faire autrement. Bref, j'ai acheté mon premier vélo d'adulte option loisir en 2018, puis pour le fun j'ai testé un samedi mon trajet domicile-travail (11 km quand même), et je me suis dis chiche. Depuis je le fais tous les jours, et je n'ai qu'un seul regret, ne pas avoir fait ça depuis toujours... Dans tous les cas je peux témoigner que la plupart des reproches qu'on fait au vélo au quotidien sont faux, parce qu'ils émanent de gens qui n'en font pas eux-mêmes.
C'est intéressant cette histoire de "gap", comme tu dis, effectivement le vélo n'a pas été très tendance selon les époques ; cela permet d'envisager avec les nouvelles générations une attente plus forte à ce niveau là. Etant un peu plus jeune, pour ma part je n'ai pas connu ça ni une opposition entre un vélo de loisir et un vélo de transport : par culture (famille "écolo" avant que ça s'appelle comme ça) j'ai toujours fait du vélo en tant que moyen de transport, pour aller au collège, au lycée, puis ensuite durant toutes mes études, puis aujourd'hui pendant ma vie active, selon les villes où j'habitais, notamment entre les différentes collines de St-Etienne, ville autrement plus montagneuse que Marseille et clairement pas pro-vélo ... Pour autant, il n'y a bien que deux territoires dans lesquels je n'ai pas fait du vélo mon mode de locomotion principal :
- le milieu rural, à cause de distances à parcourir trop importantes (et de l'absence de voies dédiées)
- Marseille, pour des raisons de sécurité, avec l'impression de frôler la mort à chaque fois ; je me déplaçais à pied. C'était il y a une dizaine d'années mais les choses n'ont pas particulièrement bougé depuis. Et ça n'est pas le relief que je mets en cause, ça c'est pas un soucis ni pour les sportifs ni pour les autres (aujourd'hui les VAE sont largement les plus vendus), mais bien les comportements, les aménagements et l'absence de réseau cyclable sécurisé sur mon trajet.
Bravo pour tes trajets domicile-travail au demeurant
Tu as réussi à trouver 11 km de voies sécurisées à Marseille ?
Geronimo a écrit:
Oui, mais en parallèle de beaucoup de ces monstres tu trouveras de larges itinéraires cyclables protégés.
Exactement. En parallèle, ou pas forcément d'ailleurs, mais oui, le vélo est un moyen de transport à part entière. Pas un décorum.
C'est là qu'on voit qu'il ne s'agit pas tant d'une opposition entre vélo, TC et voiture, mais plutôt d'une opposition de conception entre une réflexion sur le transport, qui vise à créer des réseaux structurés et efficaces pour les TC, pour les vélos, et pour les voitures, et une réflexion purement esthétique, qui ne voit le vélo comme un loisir ou pour des raisons purement électoralistes ("Comment ? Vous n'êtes pas contents ? Mais on vous a créé une belle piste cyclable devant chez vous, vous ne voudriez pas non plus en plus de ça qu'elle soit utile !") et démago qui viennent créer une concurrence entre les modes.
Geronimo a écrit:
Pour en revenir au BUS, vu la largeur on aurait pu faire une piste cyclable bidirectionnelle (au moins 3m) de chaque côté, avec la même priorité que la route principale, voire une priorité supérieure à certains carrefours stratégiques. Ça aurait été largement justifié à partir du moment où les porteurs du projet parlent d' "axe structurant". On aurait aussi pu prévoir un tram à la place des couloirs de bus, ça aurait été nettement plus intéressant que le doublon Castellane-Sainte-Marguerite et aurait ouvert la possibilité de desservir la Pointe-Rouge avec le tram. Si on avait fait tout ça je n'aurais pas eu d'objection aux voies automobiles sur le même tracé.
C'est vrai, et l'exemple des murs anti-bruits posté plus haut peut faire penser qu'un jour, avec ce type d'aménagement, l'on en vienne à récupérer les voies bus pour absorber le flux voiture et qu'on transforme les contre-allées en voies bus (ou tram, ce qui serait un moindre mal ?)
Mais sur le principe oui on aurait pu faire des voies cyclables plus larges, bidirectionnelles, avec un meilleur partage de l'espace. Avec ces contre-allées, on a 6 demi-trottoirs pas très agréables dont 4 envahis de bagnoles, là on on pourrait en avoir seulement 4 dont 2 vrais, larges, et donner plus de place au vélo.
bv13 a écrit:
ju2mars a écrit:
Après l'intégration du mur, le projet prévoyait une continuité cyclable et piétonne au niveau des contre-allées Pélissier, c'est à dire entre le mur anti-bruit et les habitations (voir plan ci-dessous)
Pourquoi, dans ce type de configuration, on ne choisit pas de déclasser les contres allées en zone 15/20 ou 30 ou co-circulent les cyclistes et les riverains ? Ca permettrait de diminuer les couts d'aménagement et de faire de l'économie sur l'emprise globale.
Une zone 30 ne peut pas être considérée comme un aménagement cyclable. A la limite ça peut être un pis-aller pour une rue ancienne et étroite, ce qui n'est pas le cas du BUS.
Une zone de rencontre (limitation à 20 km/h, priorité aux piétons et cyclistes) est bien mieux (en théorie) pour la sécurité, mais en pratique très peu d'automobilistes connaissent/respectent la zone de rencontre. D'autre part une contre-allée aménagée en zone de rencontre ne peut être considérée comme un aménagement cyclable express/structurant (ou alors il faut que ce soit ponctuel, si c'est quelques centaines de mètres sur plusieurs kilomètres).
bv13 a écrit:
Autrement posée, pourquoi est ce que sur Michelet et sur le second Prado les contre allées ne sont pas converties en méga pistes cyclables, partagées raisonnablement avec les voitures, plutôt que d'opter pour faire circuler les vélos sur les trottoirs, avec un casse tête à chaque intersection ou changement de niveau ?
Sur Michelet et Prado les contre-allées sont limitées à 30, ce qui n'empêche pas les automobilistes roulant à 20 de te klaxonner si tu as le malheur de pédaler au milieu de la voie à la même vitesse qu'eux.
Il est évident que Prado 1, 2 et Michelet doivent être complètement requalifiés (on atteint 2x5 voies dédiées aux voitures, 2x1 voie aux bus, et des pseudo PC sur trottoir !!). Il y a plein d'aménagements possibles sur une telle largeur, à voir ce qui serait le mieux en fonction des usages. En attendant on aurait pu faire une coronapiste à la place d'une file de stationnement en contre-allée, mais la métropole n'a pas voulu.
D'une manière générale (cf. les associations cyclistes), pour évaluer la sécurisation d'une piste cyclable, posez-vous la question suivante: est-ce que vous laisseriez votre enfant du niveau collège se rendre seul à l'école à vélo ? Si la réponse est non alors c'est que l'itinéraire n'est pas sécurisé correctement.
Marseille change... ou pas.
Geronimo a écrit:
Bilo a écrit:
Plus pro-bagnole que Marseille, il y a pas très loin Toulon
Possible ouais, ça fait longtemps que j'y suis pas allé. Mais note que politiquement c'est (ou c'était) la même chose que Marseille: une certaine droite restée dans les années 80... et ça se généralise assez bien à tout le sud-est, qui est très pro bagnole, très peu cyclable (Nice a quand même fait quelques efforts).
Nice a bien rattrapé son retard, sur la mandature Peyrat et Estrosi, et continue sur la lancée des projets de TC, nouvelles lignes de tram, BHNS, etc....
Marseille a un bon réseau, mais trop centré sur le coeur de métropole, l'extension du réseau de TCSP en périphérie est le gros talon d'achille des transports de Marseille, mais elle peut rattraper son retard aussi, à condition d'avoir de la volonté politique !
La bonne dernière est Toulon, avoir un boulevard en centre ville, avec 2x3 voies, c'est digne de l'époque des années 70 et 80, et dire que le maire ne veut absolument pas le tramway, et traîne des pieds pour le BHNS sous dimensionné
Avatar : Rame CAF Urbos 3 sur le pont Battant à Besançon du réseau Ginko
Lien du site internet sur la chronologie des TCSP en France sauf Paris :
https://chronologie-tcsp-france.fr/
Πυθέας a écrit:
Puis au delà des infras, on a quand même beaucoup de métropoles, en France, qui ont encore dans leur hypercentre une présence de la voiture autrement plus marquée qu'à Marseille, sans oser affronter le problème. Toulon et Nice, évidemment ... mais aussi des villes du Nord où on penserait que la voiture est sortie de l'hypercentre depuis des décennies.
Nancy, en dehors de la place Stanislas, c'est une catastrophe ; la place du Général de Gaulle, devant le majestueux palais du gouverneur, est un parking (on imagine un parking à la place de la fontaine du Palais Longchamp), une présence de la voiture sur des axes de l'hypercentre qui seraient piétonniers à Marseille (rue des Dominicains, Grande Rue, Vaudémont etc...), et le projet de déviation de Malzéville (VEBE) va faire du viaduc Louis Marin un grand déversoir à bagnoles directement dans la ville médiévale.
Brest, sorti de la rue de Siam, y a des bagnoles partout, des places de parking dans chaque rue... C'est le cas aussi des autres villes reconstruites, Le Havre, Lorient... des hypercentres pleins de bagnoles)
Pour Nice je ne suis pas d'accord, j'y suis allé quelques jours l'année dernière en touriste, et j'ai trouvé la voiture bien moins envahissante: les trottoirs sont corrects, les PC peu nombreuses mais mieux faites, la vieille ville me paraît bien plus étendue et apaisée que ce qu'on trouve à Marseille. Je rappelle que jusqu'en 2019 la seule rue piétonne à Marseille était la rue Saint-Fé... Heureusement c'est en train de changer.
Brest, Le Havre, c'est pas vraiment comparable, les rues sont très larges (la reconstruction a anticipé les besoins), la voiture est certes omniprésente mais les trottoirs sont larges et il est agréable de s'y promener. J'aime bien ces deux villes, et j'ai trouvé Le Havre bien moins bruyante que Marseille.
Πυθέας a écrit:
Je pourrais même, par provocation, poser la question inverse : quelle grande métropole, en Europe, avec le même niveau d'infrastructure routières et TC que Marseille, se montre plus anti-voiture ?
Le vélo et les TC ça va un peu ensemble quand même, les villes qui ont 20 ou 30 ans de retard sur les TC ont aussi 20 ou 30 ans de retard sur le vélo. Donc ce sont des villes où la bagnole est reine, je suis d'accord que ça n'est pas pro-bagnole au sens américain, mais ça reste des endroits où se déplacer autrement qu'en voiture est un défi, ce qui n'est pas normal.
Πυθέας a écrit:
Bravo pour tes trajets domicile-travail au demeurant
Tu as réussi à trouver 11 km de voies sécurisées à Marseille ?
"sécurisé" non, mais "pas trop dangereux", oui. En fait à Marseille on a des grands axes pas ou mal aménagés pour les vélos, et des rues étroites non aménagées mais souvent en sens unique, et où la vitesse est de fait limitée. Une fois que tu as pris l'habitude de faire attention aux intersections et sorties de stationnement, tu t'en sors à peu près. Ce qui est difficile à vélo à Marseille c'est de circuler quand on ne connaît pas, mais une fois que t'as optimisé ton itinéraire entre A et B (en sécurité et en temps de parcours) c'est acceptable. Un exemple, pour faire Vieux-Port - Saint-Charles je ne fais pas Canebière-Athènes, mais je prends les petites rues de Belsunce. Par contre je n'arrive toujours pas à me promener au hasard à vélo à Marseille, alors que je l'ai fait dans d'autres villes. Pour faire ça il faut vraiment des PC sur tous les itinéraires principaux, et les panneaux qui vont avec.
Marseille change... ou pas.
Geronimo a écrit:
ju2mars a écrit:
Le mur anti-bruit n'est pas le principal responsable.
Après l'intégration du mur, le projet prévoyait une continuité cyclable et piétonne au niveau des contre-allées Pélissier, c'est à dire entre le mur anti-bruit et les habitations (voir plan ci-dessous). Suites aux pressions des habitants, soutenues par le maire de secteur, pour la conservation des places de stationnement sur toute la longueur des contre-allées, la Métropole s'est résignée à ne pas aménager les contre-allées. Par conséquent, les piétons et vélos ont été vulgairement reportés de l'autre côté du mur côté route. Cette configuration n'a pas été étudiée à l'origine, ce qui provoque une situation complètement inadaptée sur 300 m.
Pour Royer-Perreaut et ses amis, la priorité est d'abord donnée à la voiture individuelle...Merci pour l'info, c'est révélateur et surtout totalement illégal, le stationnement doit passer en dernière option, seulement s'il y a de la place pour le reste.
J'ai bien compris les images, sur cet aménagement totalement neuf, les gens se garent à cheval sur le trottoir des contre-allées ?... Et après on prétend que l'espace occupé par la voiture n'est pas un problème en dehors du centre-ville ? (...)
Les contre-allées n'ont pas été aménagées.
Geronimo a écrit:
jesuralem a écrit:
Pour ta remarque sur le mur anti-bruit, on peut penser qu'a force de bourrer le mou aux riverains en parlant d'autoroute il y ont cru et on fait pression pour avoir un mur anti bruit... bref, l’œuf ou la poule quoi...
En plus maintenant avec un espace bien bétonné et avec un mur sur le coté qui rassure, les conducteurs sont logiquement encore plus tentés de rouler vite...La métropole n'était pas obligée de faire un mur anti-bruit si ça n'était pas nécessaire. (...)
Il s'agissait de l'une des réserves de la commission d'enquête. D'ailleurs ce problème n'est pas entièrement résolu puisque 280 bâtiments présents le long du BUS, dont 117 au niveau de la première section, devraient bénéficier de travaux d'isolation acoustique de façade après diagnostic. La Métropole va prochainement assister l'ensemble des propriétaires.
« N’importe qui, de n’importe quelle couleur, peut descendre d’un bateau et se fondre dans le flot des autres hommes. Marseille appartient à ceux qui l’habitent. » (J.C Izzo)
Je ne suis qu'à moitié les débats sur le BUS mais perso je trouve que plus que le jardin de la Mathilde, c'est les jardins familiaux Joseph Aiguier qu'il faudrait sauver,
ça serait possible d'amoindrir son impact et de sauver ces jardins potagers (surface plus importante que la mathilde) en menant le BUS directement à Mazargues, au nord un tracé semble réservé (proposition tracé bleu)!
Un tracé bd de la Gaye et Chemin St Joseph pourrait permettre de ne pas empiéter sur les espaces verts, mais ça ferait perdre en optimisation et en efficacité l'infrastructure...
Marseille championne du doublon métro/tram... Pour un des réseaux les moins extensifs de France...
Marseille 13 km sur 19,2 soit 68% de doulon (stations de tram à - de 500m d'une station de métro).
Lille 5 km sur 17,5 soit 29% de doublon. Lyon 4 km sur 66 soit 6% de doublon. Toulouse 0 km sur sur 17 soit 0% de doublon.
Ca correspond bien à la proposition de mon post du 05-10-2020 07:31:14 . Avec la photo incluse dans le message c'est forcément plus parlant.
Ju2Mars avait répondu que le foncier au niveau de chateau sec était réservé pour un parking relais, et la partie sud-ouest vient d'être annoncée par la mairie de secteur pour faire une forêt urbaine, coupant un peu l'herbe sous les pieds de cette solution.
D'où ma proposition suivante de réimplanter les jardins familiaux Joseph Aiguier au niveau de la partie sud-ouest de ton tracé bleu (entre chateau sec et l'obélisque)
Mais clairement, je reste d'avis que cette proposition est vraiment bonne, et coutera moins cher à la société à la fois financièrement et socialement.
Je pense également que le projet mal conçu et survendu de forêt urbaine (et son cheminement doux volontairement sinueux, car le vélo c'est toujours pour la promenade) sont une façon d'empêcher le trajet alternatif du BUS par cette emprise qui était réservée à la voirie.
C'est une façon de s'assurer des voix pour les prochaines élections de la part de l'électorat des résidences 13 Habitat présidé par ô surprise, le maire de secteur du 9-10.
Même si le BUS gardait son tracé, il faudrait pourtant réaliser une vraie rue sur cette emprise pour permettre d'aller de Michelet à Joseph Aiguier.
Les flux motorisés, vélo et piétons passent actuellement tous par l'avenue Desautel qui n'est absolument pas assez large pour être aux normes sur toute sa longueur, ni dimensionnée pour accueillir ces flux.
J'espère que la municipalité réfléchit un peu plus loin que l'horizon que lui montre le maire de secteur...
Le nouveau PLUI vient d'être adopté et vous souhaitez une nouvelle procédure de mise en compatibilité pour rebasculer cet emplacement en réserve voirie ? Admettons, mais il faudra passer par la case enquête publique avec toutes les conséquences que l'on imagine déjà...
« N’importe qui, de n’importe quelle couleur, peut descendre d’un bateau et se fondre dans le flot des autres hommes. Marseille appartient à ceux qui l’habitent. » (J.C Izzo)
on en sait plus sur la nouvelle presentation de la metropole?
ju2mars a écrit:
Geronimo a écrit:
jesuralem a écrit:
Pour ta remarque sur le mur anti-bruit, on peut penser qu'a force de bourrer le mou aux riverains en parlant d'autoroute il y ont cru et on fait pression pour avoir un mur anti bruit... bref, l’œuf ou la poule quoi...
En plus maintenant avec un espace bien bétonné et avec un mur sur le coté qui rassure, les conducteurs sont logiquement encore plus tentés de rouler vite...La métropole n'était pas obligée de faire un mur anti-bruit si ça n'était pas nécessaire. (...)
Il s'agissait de l'une des réserves de la commission d'enquête. D'ailleurs ce problème n'est pas entièrement résolu puisque 280 bâtiments présents le long du BUS, dont 117 au niveau de la première section, devraient bénéficier de travaux d'isolation acoustique de façade après diagnostic. La Métropole va prochainement assister l'ensemble des propriétaires.
Donc on parle bien d'une autoroute urbaine. Le long d'une rue classique mais fréquentée, des fenêtres modernes suffisent à filtrer le bruit de la circulation sans avoir besoin d'intervenir sur la façade en elle-même.
Marseille change... ou pas.
Geronimo a écrit:
Donc on parle bien d'une autoroute urbaine. Le long d'une rue classique mais fréquentée, des fenêtres modernes suffisent à filtrer le bruit de la circulation sans avoir besoin d'intervenir sur la façade en elle-même.
Pour tout projet routier, l'exposition au bruit engendré par celui-ci doit être limitée ou sinon corrigée (articles R. 571-44 et suivants du code de l'environnement). Ce type de mesures n'a donc en fait rien d'exceptionnel.
Techniquement il ne s'agit pas d'une autoroute urbaine (= échangeurs à niveau) comme l'A507 (L2).
Si tel était le cas, et qu'elle était réalisée en tranchée (à cause des échangeurs), paradoxalement ça ferait moins de bruit, mais ça serait beaucoup plus cher et avec un effet de coupure (plus une interdiction de circulation au vélo sur la voie, ça va mieux en le disant).
J'aime bien la question de routine de Fantasia
fantasia a écrit:
on en sait plus sur la nouvelle presentation de la metropole?
Ca finira bien par apparaitre ça ou là
https://www.facebook.com/marseillealaloupe
https://www.facebook.com/groups/539032542943109
https://www.facebook.com/profile.php?id=100008168777538
https://www.facebook.com/collectifcanbus
https://www.facebook.com/CIQ-Hauts-de-M … 9334954353
https://marsactu.fr/
https://madeinmarseille.net/
... vraiment désolé si j'en oublie
Bilo a écrit:
Geronimo a écrit:
Donc on parle bien d'une autoroute urbaine. Le long d'une rue classique mais fréquentée, des fenêtres modernes suffisent à filtrer le bruit de la circulation sans avoir besoin d'intervenir sur la façade en elle-même.
Pour tout projet routier, l'exposition au bruit engendré par celui-ci doit être limitée ou sinon corrigée (articles R. 571-44 et suivants du code de l'environnement). Ce type de mesures n'a donc en fait rien d'exceptionnel.
Des exemples récents, à Marseille ou ailleurs, de "boulevards" en ville, limités à 50 km/h, qui auraient nécessité un mur antibruit et un traitement renforcé des façades riveraines ?
Bilo a écrit:
Techniquement il ne s'agit pas d'une autoroute urbaine (= échangeurs à niveau) comme l'A507 (L2).
Si tel était le cas, et qu'elle était réalisée en tranchée (à cause des échangeurs), paradoxalement ça ferait moins de bruit, mais ça serait beaucoup plus cher et avec un effet de coupure (plus une interdiction de circulation au vélo sur la voie, ça va mieux en le disant).
C'est pas comme si on avait expliqué cent fois que "autoroute urbaine" est une expression utilisée pour mettre l'accent sur les nuisances engendrées par ce machin.
Marseille change... ou pas.
ju2mars a écrit:
Le nouveau PLUI vient d'être adopté et vous souhaitez une nouvelle procédure de mise en compatibilité pour rebasculer cet emplacement en réserve voirie ? Admettons, mais il faudra passer par la case enquête publique avec toutes les conséquences que l'on imagine déjà...
On a une nouvelle majorité municipale, à mon sens elle peut et doit remettre le nez dans le PLUI et ses conséquences, sur ce dossier comme sur d'autres.
D'un point de vue politique, ce serait absurde de se laisser lier les mains pour toute la mandature par ce qui a été construit en partie, et avalisé, par la majorité précédente qui n'avait pas la même conception de l'urbanisme.
Geronimo a écrit:
Des exemples récents, à Marseille ou ailleurs, de "boulevards" en ville, limités à 50 km/h, qui auraient nécessité un mur antibruit et un traitement renforcé des façades riveraines ?
Des créations de routes en zone urbaine, ça n'arrive pas souvent.
Et on peut voir aussi le verre à moitié plein : pour une fois, on fait très attention à ce type de problématique.
Geronimo a écrit:
C'est pas comme si on avait expliqué cent fois que "autoroute urbaine" est une expression utilisée pour mettre l'accent sur les nuisances engendrées par ce machin.
En fait il y a deux interprétations possibles à l'utilisation (impropre) de ce terme :
- la description d'une route où il y aurait un flux incessant de voitures ;
- la disqualification du projet en jouant sur les mots et les peurs, qui voudrait d'une autoroute à côté de chez soi ?
Je ne te ferai pas ce procès.
Bilo a écrit:
Des créations de routes en zone urbaine, ça n'arrive pas souvent.
Tu vois, tu utilises toi-même une terminologie qui n'est pas celle des porteurs du projet.
Bilo a écrit:
Geronimo a écrit:
C'est pas comme si on avait expliqué cent fois que "autoroute urbaine" est une expression utilisée pour mettre l'accent sur les nuisances engendrées par ce machin.
En fait il y a deux interprétations possibles à l'utilisation (impropre) de ce terme :
- la description d'une route où il y aurait un flux incessant de voitures ;
- la disqualification du projet en jouant sur les mots et les peurs, qui voudrait d'une autoroute à côté de chez soi ?
Je ne te ferai pas ce procès.
On l'a déjà dit plusieurs fois, cette expression fait référence à l'emprise énorme du BUS, et aux nuisances ( destruction d'espaces verts, augmentation du trafic motorisé, coupure physique entre les deux côtés, pollution atmosphérique et sonore, incitation aux dépassements de la vitesse autorisée). Ces élements sont incontestables. Mais également, cette expression est utilisée pour contrer la communication de la métropole et des partisans du projet, qui prétendent "c'est une opportunité pour favoriser les mobilités douces", et je suis certain que tu l'as parfaitement compris.
Marseille change... ou pas.
S'il y a augmentation du trafic motorisé, c'est parce qu'il y a augmentation de la population.
Toutes choses égales par ailleurs, le B.U.S fait gagner de la distance et du temps aux automobilistes qui l'utilisent, donc il y aura plutôt diminution du trafic motorisé auto global (en temps passé en mobilité , ou en km parcourus) voire un report sur des modes alternatifs, vélo ou transport en commun, dès lors qu'ils deviendront possibles, ou mixtes, à travers les parkings relais.
En revanche, il est vrai qu'il va concentrer ce trafic à travers des espaces qui étaient préservés jusque là, tout en permettant à d'autres espaces de respirer à nouveau. Ce n'est pas directement lié, mais quand je vois le cours Lieutaud ou d'autres requalifications du centre ville ça fait vraiment plaisir.
Plus proche, dans le 9-10, les nouvelles constructions densifient, mais permettent également une montée en gamme de l'environnement de certains quartiers qui profite au plus grand nombre.
Alors oui, il y a la question bruit / pollution, et là la réponse me parait être la transition énergétique. Un jour pas si lointain on pourra peut être même déconstruire ces murs anti bruit.
bv13 a écrit:
Toutes choses égales par ailleurs, le B.U.S fait gagner de la distance et du temps aux automobilistes qui l'utilisent, donc il y aura plutôt diminution du trafic motorisé auto global (en temps passé en mobilité , ou en km parcourus) voire un report sur des modes alternatifs, vélo ou transport en commun, dès lors qu'ils deviendront possibles, ou mixtes, à travers les parkings relais.
Non: https://fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxe_de_Braess
Marseille change... ou pas.
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