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Je propose d'ouvrir ce thread pour débattre des divers documents d'urbanisme de l'agglomération.
On peut désormais accéder en ligne au POS de Marseille (pas encore de PLU!) sur le site de MPM
http://www.marseille-provence.com/MIS06b_PLUpdf.htm
Quand on voit ça, on se rend compte que Marseille est à la rue. Pour comparaison, je vous propose d'aller voir le PLU de Grenoble, particulièrement abouti ftp://ftpville.ville-grenoble.fr/Accueil.pdf
Pour avoir vécu de nombreuses années à Grenoble, je confirme qu'il y a un monde entre les deux villes en ce qui concerne l'urbanisme, les TCSP, la rigueur de gestion et la vision d'avenir (et la propreté, même si ce n'est pas ici le sujet).
Qui pense peu se trompe beaucoup
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Didou78 a écrit:
Pour avoir vécu de nombreuses années à Grenoble, je confirme qu'il y a un monde entre les deux villes en ce qui concerne l'urbanisme, les TCSP, la rigueur de gestion et la vision d'avenir (et la propreté, même si ce n'est pas ici le sujet).
Et bien retourne à Grenoble ...
Un grand projet dans la ville : http://www.euromediterranee.fr/
Marseille, (C)apitale Européenne de la culture 2013 : http://www.marseille-provence2013.fr/
Merci du conseil 3M... Faut pas se vexer comme ça dès que quelqu'un met le doigt là où ça fait mal en ce qui concerne Marseille !
De mon côté ce constat ne m'empêche pas d'aimer Marseille plus que Grenoble, sans pour autant me voiler la face en ce qui concerne les qualités, les atouts et les défauts de chacune des 2 villes.
Et à mon tour je peux te conseiller d'aller faire un tour à Grenoble pour constater de visu ce que peut donner un centre ville propre, piétonnier avec des TCSP performants qui te permettront d'éviter les bouchons et de laisser ta voiture dans un parking relais avec un ticket journée de tram en échange du parking.
Peut-être alors penseras-tu que le centre ville de Marseille n'a rien a envié à celui de Grenoble en la matière. Mais tu me permettras de penser le contraire et de continuer pour autant à aimer profondément Marseille.
Ah oui, dernière chose : pourrais-tu être un peu plus courtois et moins abrupt à l'avenir, ça me permettra de continuer d'en faire de même.
Qui pense peu se trompe beaucoup
Qui aime bien, châtie bien. Mais on parfois l'impression qu'il n'est pas possible de critiquer, que si on émet des critiques c'est qu'on déteste la ville. Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur disait Beaumarchais.
Le PLU du Grand Lyon : http://plu.grandlyon.com/plu.php ( juste pour comparer )
Retrouvez mes photos de Tokyo, Kyoto, Osaka, Seoul, Hong-Kong, Singapour, Macau, Canton et bien d'autres villes asiatiques sur mon blog : http://objectif.seoul.over-blog.com/#
Bonne visite !
Là où Grenoble peut servir de bon exemple, c'est sur leur approche environnementale, et bien sur le développement des TCSP (bientôt une 5 ligne de tramway, et une renouvellement important du parc du tramway (au point d'avoir bientôt trop de rames))
Désolé pour le côté abrupt, mais j'en ai ras le bol de l'auto flagellation. Quand je lis que la sélection de Marseille pour 2013 est dû à une équipe Parisienne (parce que les Marseillais sont incompétents), je dis que la ville a été sélectionné avant tout pour la complexités des problématiques, des espoirs qu'elle renferme. Un conseil, lisez "Marseille, ou la mauvaise réputation" d'Olivier Boura aux éditions Arléa.
Un grand projet dans la ville : http://www.euromediterranee.fr/
Marseille, (C)apitale Européenne de la culture 2013 : http://www.marseille-provence2013.fr/
Personne n'a dit que Marseille capitale européenne de la culture est due à une équipe parisienne parce que les Marseillais sont incompétents. D'ailleurs, l'équipe qui a obtenu la sélection comportait nombre de Marseillais, mais c'est dans le recrutement qui vient d'être fait que les Parisiens sont en nombre. Ce qu'on dit, ou je vais me restreindre à ma propre opinion, ce que JE dis donc c'est qu'à Marseille, on en est encore au vieilles combines de clientélisme et de copinage qui font qu'on case les copains sans réfléchir à leur compétences. La ville n'est pas peuplée d'incompétents, mais les postes sont souvent distribués en fonction des affinités des uns et des autres, en retour de services rendus ou dans l'attente d'un service futur et rarement au regard de la compétence de la personne. Et pour le coup, pour que les choses soient claires, je mettais Gaudin et Guérini dans le même sac, deux dignes enfants de Deferre (quoique Guérini, semble tout de même réserver les postes à responsabilités à des gus qu'il ne connait pas forcément comme en attestent le recrutement du Dircab et du DGS de Caselli, il réserve le clientélisme aux étages inférieurs de la hiérarchie). Des talents dans la ville il y en a, pas de problème, mais notre mode de fonctionnement fait que ce n'est pas la compétence qui conduit à occuper des postes à responsabilités. Je ne pense pas que Latarjet prenne les Marseillais pour des incultes incompétents, par contre je crois qu'il a très bien saisi la façon dont les choses se passent ici et qu'il est allé chercher à Paris ses collaborateurs, justement pour ne pas se faire phagocyter par les uns ou par les autres.
Ce qui est en train de se passer à la mairie est l'illustration parfaite de ce mode de fonctionnement. On place Muselier à la tête d'une mission Marseille 2013 : quelle est la légitimité de Muselier à occuper ce poste ? Quels sont ses faits d'arme dans la culture pour diriger une telle mission ? Est-ce que cette nomination n'est pas simplement un hochet pour l'occuper lui qui n'a plus rien à Marseille, est-ce que ce n'est pas également pour se faire pardonner du coup de poignard qu'il a réçu au printemps dernier et est-ce que ce n'est pas, enfin, une tentative de mettre la main sur Marseille Provence CEC 2013, à des fins purement politiques pour l'échéance 2014 ? Invité du Forum La Provence/ LCM, quand on lui a demandé de citer trois projets symboliques de Marseille Provence CEC 2013 il a tout de même été capable de citer la construction d'un ... boulodrome... C'est tout simplement affligeant. A côté de ça, Gaudin qui essaye de recaser Botey (qui peut citer une réalisation de Botey ?) et le même Muselier qui se permet de critiquer Latarjet (à qui ont doit 95% de notre victoire) et qui lance son guichet unique à la mairie (ça ne fera jamais que deux guichets uniques)... Oui désolé mais il y a largement de quoi critiquer. C'est ce genre de faits qui font la réputation de Marseille et non pas ceux qui les critiquent.
@3M : déjà lu, ce qui ne m'empêche pas de persister dans mon analyse et dans le même temps de défendre Marseille bec et ongle lorsque justement les remarques sont infondées (ce qui me vaut d'être considéré par mes amis grenoblois comme trop chauvin !).
Qui pense peu se trompe beaucoup
Merci Bakou pour les précisions. Entièrement d'accord.
Qui pense peu se trompe beaucoup
Bakou a écrit:
Invité du Forum La Provence/ LCM, quand on lui a demandé de citer trois projets symboliques de Marseille Provence CEC 2013 il a tout de même été capable de citer la construction d'un ... boulodrome...
C'est tout simplement affligeant.
qui peut citer une réalisation de Botey ?
Hard comme question.... Bon, je pense que je vais Botey en touche moi .
Non allez, je me lance. Le boulodrome de la Treille ?
En l’occurrence Le SCOT et les discussions générales concernant les zones d'activité industrielles, logistiques et commerciales (hors petit commerce)
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Bonjour,
Je voulais vous poser une question : Que pensez vous des villages automobiles ?
Les villages automobiles dans la ville est un thème qui me semble important pour l'urbanisme de Marseille de part leur activité qui nécessite l'occupation d'espaces importants.
Personnellement, je suis favorable aux villages automobiles, mais plutôt soit intégrés dans des immeubles (comme les nombreux concessionnaires sur l'avenue du Prado) ou bien plutôt en périphérie de la ville (Valentine etc).
C'est une question importante, car l'installation de villages automobiles dans des quartiers en renouveau urbain, tel que la Capelette, occupe une place importante, alors que la rénovation urbaine va nécessiter des espaces supplémentaires importants pour la construction de logements, bureaux, parcs et autres infrastructures.
Connaissez vous des exemples de villages automobiles qui ont été déplacés pour la réalisation de projets à Marseille ou bien dans d'autres villes de France ? Il me semble que c'est réalisable mais cela m'étonnerait qu'il soit facile de convaincre les concessionnaires de le faire, ils doivent surement recevoir des compensations (dédommagement financier ? relocation offerte sur un autre terrain ?)
Et vous qu'en pensez vous ? Etes vous pour les villages automobiles dans la ville tels qu'ils sont actuellement ou bien aimeriez vous plutôt qu'ils soient mieux intégrés dans des immeubles et/ou installés en périphérie de la ville ?
Vos avis et éventuels retours d'expérience sur le déplacement de villages automobiles m'intéresse beaucoup !
à bientôt
Cordialement Adrien
Bienvenue sur le forum smartis. Il était peut-être préférable de ne pas créer un sujet pour évoquer cette problématique, le fil Marseille métropole - Discussion générale pouvant suffire
Reste que la question est pertinente. Le village automobile de la Capelette a souvent été cité ici parmi les aberrations puisque la municipalité prévoyait depuis longtemps le réaménagement résidentiel de ce quartier en friches et sa forte densification. Cependant, dans le cadre d'une Zac, il n'est pas si compliqué d'obtenir le départ des concessionnaires. Leurs investissements n'ont généralement pas été très importants et eux-même pourraient trouver un fort intérêt à vendre des parcelles devenues très convoitées par les promoteurs en se disant aussi que l'installation en périphérie comporte des avantages (accès routiers facilités, meilleure visibilité près d'un grand centre commerciale).
Je ne vois pas d'exemple de village déplacé à Marseille. En revanche il est bien sûr arrivé que des garages déménagent vers la périphérie ou soient mieux intégrés à leur environnement. Sur Euromed on peut prendre l'exemple d'un concessionnaire Citroën dont le bâtiment s'étalait sur tout un îlot près de l'église St-Martin d'Arenc. Il a été transféré en périphérie au milieu des années 1990. Et sur le même périmètre, il y a le cas du garage BMW sur le boulevard de Dunkerque qui doit être détruit et implanté sur place au sein d'un immeuble de bureaux pour mieux tirer profit de ce terrain en plein CBD.
On pourrait d'ailleurs élargir le débat aux zones logistiques très nombreuses à Marseille. Toujours sur Euromed, la municipalité a laissé reconstruire des entrepôts alors qu'à proximité d'autres hangars venaient d'être rasés afin de laisser place à des immeubles de bureaux ou des résidences. De part la pression du foncier grandissante dans ce quartier et son changement radical de fonction, il aurait été plus sensé de centraliser l'activité logistique plus en périphérie, notamment sur le site de Mourepiane. C'est ce qui est envisagé concernant Euromed II, l'activité de la gare du Canet devant être transférée à l'Estaque. A noter qu'on trouve aussi au coeur de cette zone un village automobiles qui est amené à disparaître.
Il y a aussi le concessionnaire Audi qui vient de déménager pour s'agrandir vers la Valentine.
Je ne sais pas si l'on peut parler d'aberration pour l'implantation du village automobile de la Capelette. La zone était largement en déshérence et on ne voit pas bien quel promoteur aurait pu à l'époque implanter un programme immobilier à cet endroit. Mieux valait donc être pragmatique et entamer une reconversion du site avec un solution imparfaite quitte à la modifier quelques années plus tard une fois la transformation du quartier largement entamée.
The trouble with the world is that the stupid are cocksure and the intelligent are full of doubt.
Bertrand Russell
Ca ne concerne pas l'intérêt de promoteurs immobiliers isolés mais le rôle d'aménageur de la municipalité qui permet justement de mettre en valeur un lieu afin d'y attirer les investisseurs. D'autant plus dans le secteur du Prado aux quartiers globalement prisés. A deux pas, les programmes se sont multipliés dès les années 1990 sur la Capelette, Menpenti, Rabatau et dernièrement sur Teissere et Schlosing. Rien ne dit que les promoteurs auraient longtemps boudé ces terrains à la croisée des grands boulevards et voisin d'un parc inauguré en 2001.
On peut parler d’aberration puisque la présence de ce village gêne tout de même l'aménagement d'une zone envisagée depuis les années 1980 (la Zac du Rouet existait déjà à l'époque) et planifié depuis une dizaine d'années avec le projet de voie nouvelles et d'extension du parc.
J'ai modifié le titre en élargissant à un thème plus général et en ajoutant un petit sondage.
Le village automobile de la capelette a été créé en 1997 donc avant la création du Parc. A cette époque, avec la gare du Prado encore en activité et son train d'ordures quotidien, le quartier n'avait pas grand chose à voir avec le Prado. Les programmes sur Rabateau ont d'ailleurs été lancés bien après me semble-t-il, en tout cas pour les K et B. Et puis la présence de la passerelle en hauteur était tout de même fortement dissuasive. Tu n'as qu'à voir ce qu'étaient devenus les quartiers traversés par les passerelles à la Joliette par exemple (l'avenue Schuman ou les quais...). Donc à mon avis, l'installation d'un village automobile permettait déjà un premier réaménagement de la zone et donc une certaine amélioration. D'ailleurs encore aujourd'hui, avant de le déménager, mieux vaut s'occuper de densifier toutes les friches du boulevard laser ou des Aciéries, ainsi que les terrains militaires dont l'emprise est considérable.
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Bertrand Russell
Il était prévu de détruire la passerelle une fois les travaux du tunnel Prado Sud terminés. Est-ce toujours d'actualité?
Je comprend ce que tu veux dire urbanoid, mais ne peut on pas y voire encore un manque de vision a terme sur le périmètre entier? je veux dire on dessine une zac sans penser comment les futures zacs aux alentours seront et donc on contrains des choix a priori. En gros faire dabord un plan de principe en entier (j'usqu'a dromel/huveaune) et a trés long terme. Ensuite des portions comme celle de la capelette.
L'exemple le plus marquant est le pourtant joli immeuble récent sur shloesing (au panneau en bois) a t-il été pensé dans un plan d'ensemble? ou lorsque un urbaniste travaillera sur ce projet il se dise "mince c'étais l'endroit le plus approprié pour faire passer une route".
bon sinn voila mon idéal fantasmé
Les routes qui traversent le parc passent dans le mur de soutènement en souterrain. Il y a une tour au croisement des deux langues végétales. Seul un batiment est conservé du fait qu'il soit récent (a coté du triangle).
Le but est de tout recoudre et reconnecter, en faisant du dense linéaire mais avec des mini quartiers , et de grand espaces verts continus, connectés a l'huveaune.
Urbanoids, tout d'abord lorsque j'évoque le secteur du Prado, c'est à l'échelle de la ville. Je fais référence aux quartiers plus ou moins proches de cette artère majeure qui irrigue le sud (coté) de Marseille. Il est évident depuis des lustres que les quartiers dont on parle sont extrêmement bien placés pour se développer au mieux. Particulièrement ceux autour du futur parc prévu par Gaudin dès son élection (refusant pendant la campagne l'idée d'un centre-commercial pour aérer à juste titre la zone très dense du Prado). La Zac du Rouet existait et Menpenti attirait les promoteurs (déjà perçus depuis les années 1980 comme l'extension du cossu quartier Castellane).
Ensuite, je répète encore une fois qu'il s'agit de penser la ville à moyen/long terme. Arno exprime également cette idée. Certes en 97 le parc n'était qu'un projet (bien avancé puisque en chantier dès 99) tout comme le projet de Zac à la Capelette, votée peu après, était dans les tuyaux depuis longtemps. Mais c'est le rôle de la mairie d'anticiper, notamment en faisant au plus tôt des réserves de foncier. On n'aménage pas des quartiers sans réflexion sur l'avenir de la zone. Preuve en est, la déchèteries existe toujours à la Capelette bien que vouée à disparaître et l'extension du parc (ou parc habité) n'est même pas encore actée. Pourtant ça n’empêche pas les promoteurs de miser sur le quartier en diffusant la "propagande" municipale sur l'avenir de la zone.
Le projet puis la livraison du parc a permis l'accélération des investissements privés à ses alentours, redonnant un coup d'accélérateur à la Zac du Rouet et permettant une densification fulgurante à l'est de Menpenti. Donc je ne pense pas que les terrains occupés par le village automobiles seraient restés en l'état depuis 2001 (nus ou sans projets en cours).
Sans même parler des investisseurs privés, ce site aurait pu accueillir des programmes sociaux que la mairie peine à caser dans le secteur (comme sur ceux réalisés sur Teisseire) ou un parking provisoire pour le Palais de la glisse qui devra attendre 2014 ou bien encore le fameux pôle nautique (si l'Etat devait débloquer ce projet sachant qu'il ne peut s'ériger sur la parcelle de Ste-Marguerite utilisée par le CHU jusqu'en 2014).
Dernier point qui rejoint les autres; l’intégration de ces terrains dans la Zac de la Capelette aurait été plus aisée s'il avaient été libres. Pour l'heure, le plan d'aménagement ne s'occupe pas de cette zone d'activité. Lieu où il aurait été intéressant de réaliser assez vite une voie nouvelle ou d'élargir le boulevard des aciéries pour desservir une zone résidentielle et le coeur de la Capelette depuis la place Ferrié (située à moins d'un km du R-P du Prado), constituant ainsi la porte d'entrée idéale du nouveau quartier.
Il faudra peut-être attendre 15 ans pour déloger les concessionnaires et repenser l'endroit s'ils ne sont pas pressés de partir. D'ici 2015 le foncier commencera à manquer dans le coin et la circulation deviendra problématique (l'avenue de la Capelette sature et il n'y aura pas de TCSP au mieux avant la fin de la décennie...)
Merci pour l'illustration Arno. Un prolongement du parc jusqu'aux berges de l'Huveaune aurait été fantastique. Une sorte de vrai "Central Park" marseillais
C'est le seul projet (ou plutôt la seule vision d'ensemble) qui m'aurait fait avaler la pilule d'une disparition du noyau villageois de la Capelette.
Osin, rien n'est acté concernant la destruction de la passerelle mais je n'ai pas entendu parlé d'abandon du projet.
J'avoue que 'ai pensé a central parc en dessinant ce plan. Et j'ai essayé de garder le maximum du noyeau villageois. Dailleur je trouve que les constructions actuelle ne s’intègrent pas toutes sur l'avenue principale, et laisser cet axe tel quel (rénové) avec une plus forte densification derrière aurait été mieux.
Tout a fait d accord avec toi sur le manque de vision a terme qui amène de l'opportunisme.
Oui, mais les projets ou les visions à long terme sont plus faciles à réaliser une fois ce terme échu. Imaginer que l'on pouvait concevoir des projets à long terme dans une ville comme la Marseille des années 90, c'était à mon avis largement illusoire parce que la situation de la ville était tellement difficile que l'on ne pouvait jamais être sûr qu'une collaboration des investisseurs privés allait être possible. A mon avis, vous tenez des raisonnements qui prouvent d'une certaine façon le succès de Gaudin à avoir largement normalisé cette ville. Car aujourd'hui effectivement, les investisseurs privés sont là, sont présents lorsque la ville fait des projets et les conduisent la plupart du temps à leur terme. A cette époque, c'était à mon avis loin d'être le cas. Il n'y a qu'à voir à quel point le lancement d'Euroméd a été compliqué, la ville devant réaliser de nombreux appels d'offres avant de réussir à obtenir le lancement du premier immeuble de bureaux du boulevard Dunkerque. D'ailleurs, il n'y a qu'à se souvenir des premiers rendus d'euromed de l'époque où l'on voyait le premier immeuble CMA . Bref, c'était largement impossible de se projeter à si long terme même si aujourd'hui c'est le cas. Dans ce contexte, la mairie a du sauter sur ce projet qui permettait une première requalification de la zone alors bien décrépite.
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