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Villa Paradiso

Public domain Cordozar
Identifiant PSS #38060
Nom Villa Paradiso
Noms alternatifs Direction Centrale de l’Éducation de la Ville de Nice, Ex-Conservatoire de musique de Nice
Quartier Cimiez
Adresse(s)
  • 24, boulevard de Cimiez
Statut

Construit

Réalisation ≈1885, ≈1900, 1968
Fonction(s) Administration
Fonction initiale Logements
Style architectural Néo-classicisme
Label(s) / Protection(s)
  • Inscrit monument historique

Données techniques

Niveaux R+2
Hauteur totale estimée

≈10,50 m

Hauteur du toit estimée

≈10,50 m

Surface de plancher 1 820 m²
Surface du terrain 15 875 m²
Vers 1885 Construction
  • Architecte :
  • Maître d'ouvrage :
    • Adolphe Sicard
Vers 1900 Restructuration
  • Architecte :
  • Maître d'ouvrage :
    • Hélène de Zuylen de Nyevelt de Haar
1968 Extension

Implantée sur un vaste terrain au bas du quartier de Cimiez, la villa Paradiso est construite vers 1885 par l'architecte Lucien Barbet pour le compte du riche homme d'affaires Adolphe Sicard1.

Elle est rachetée vers 19002 par la baronne Hélène de Zuylen de Nyevelt de Haar, née de Rothschild, qui commande des modifications à l'architecte Constantin Scala,3.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la bâtisse accueille les lauréats des Prix de Rome, la villa Médicis de Rome ayant été confisquée à la France par le dictateur Mussolini.

À partir de 1941, la villa devient le siège du Conservatoire de musique de Nice. En 1968, l'architecte Élie Cagnoli procède à d'importantes modifications sur la bâtisse, en transformant le dernier niveau de combles (revêtus d'ardoise) en un étage classique avec toiture-terrasse, et en ajoutant deux travées latérales à l'est, sur l'ancien jardin d'hiver, qui reprennent à l'identique le décor néo-classique d'origine. Ces travaux sont réalisés par l'entrepreneur Eugène Bruno4 . On notera sur cette extension la présence de plusieurs baies aveugles.

Le Conservatoire de musique reste dans l'édifice jusqu'en 2006, date du déménagement de l'institution dans un ensemble neuf construit sur l'avenue de Brancolar. Depuis cette date, la villa abrite la Direction Centrale de l’Éducation de la Ville de Nice.

En septembre 2018, la municipalité annonce toutefois sa volonté de vendre la villa Paradiso, la jugeant vieillissante, peu adaptée au fonctionnement des services et coûteuse à l'entretien. Elle est alors mise en vente au prix de 7 million d'euros, sachant que le jardin public qui entoure la bâtisse – identifié comme d'intérêt majeur au PLU – ne doit pas être impacté par cette cession.

Rebondissement un an plus tard le 15 septembre 2019, le maire Christian Estrosi annonce que la Ville renonce à vendre la propriété. Un temps promise au Consulat général de la Fédération de Russie, la vente de la bâtisse n'a finalement jamais abouti. La municipalité annonce ainsi son intention de la restaurer pour en faire le siège des associations niçoises (bureaux, salles de réunion...) et y aménager également une salle de danse intergénérationnelle pour scolaires et seniors. Le jardin doit lui aussi être réhabilité en vue d'en faire « un parc botanique à visée pédagogique »5.

Ce projet d'équipement municipal et associatif restera finalement sans suite, car l'institut de cancérologie niçois Kantys6, dirigé par le professeur José Santini (ex-directeur général du centre de lutte contre le cancer Antoine Lacassagne), se porte acquéreur de la villa fin 2020, dans le but d'y installer une « maison du cancer » dédié au suivi et à l'accompagnement de la rémission des patients ayant terminé leurs soins, afin notamment de traiter les effets secondaires des traitements et leurs conséquences psychiques7. La Ville de Nice entérine la vente de la bâtisse lors du Conseil municipal du 29 janvier 2021, pour un montant de 7,2 M€. Kantys élabore un projet en collaboration avec l'agence ABC Architectes et obtient un permis de construire en mars 20228 ; les travaux sont alors estimés à environ 3 M€.

En 2023, le groupe Kantys abandonne finalement son projet. La villa restera propriété de la Ville de Nice, et pourrait faire l'objet d'un bail emphytéotique au profit d'un organisme culturel privé. Quant au jardin, il a fait l'objet en 2025-2026 de travaux de réaménagement puis d'agrandissement – en rouvrant au public près de la moitié de la surface réelle du parc jusqu'alors condamnée9.

À noter que la propriété a fait l'objet d'une inscription partielle au titre des Monuments historiques par arrêté du 1er septembre 2021 : les façades et toitures de la villa avec la terrasse sud et son escalier, l'intérieur du rez-de-chaussée et du premier étage avec l'ensemble de leurs décors, le jardin en totalité y compris le mur de clôture et les deux portails ouvrant le boulevard de Cimiez10.


Localisation


Notes et références

  1. Selon les matrices cadastrales de l'époque.
  2. Selon les matrices cadastrales de l'époque.
  3. Un historique complet de la villa est disponible sur Wikipédia.
  4. Voir la plaque apposée à l'angle nord-est de la villa, sur l'extension, portant la mention « Eug. BRUNO - Entrepreneur - Avenue Piatti NICE - 1968 ».
  5. Nice-Matin, 16/09/2019 : Finalement, la Ville de Nice renonce à vendre la Villa Paradiso
  6. Le groupe Kantys est propriétaire à Nice de six établissements, dont les polycliniques Saint-George et Santa-Maria, et est également présent à Lyon et dans le Var.
  7. Nice-Matin, 09/01/2021 : La villa Paradiso à Cimiez, future maison du cancer ?
  8. Permis de construire n° 006 088 21 S 0138 délivré le 18/03/2022.
    Surface de plancher existante : 2 390 m²
    Surface de plancher démolie : 695 m²
    Surface de plancher créée : 125 m²
  9. Nice-Presse, 19/06/2024 : Nice : dès l'an prochain, le jardin Paradiso enfin totalement accessible aux familles
  10. Base Mérimée : notice n° PA06000066

À propos de cette fiche

Ajoutée par monmix le 07/03/2012
Dernière mise à jour par monmix le 28/03/2026

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