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PSSImmeubles & VillesCommune : ParisImmeuble : Cité Nation…

Cité Nationale de l'Histoire de l'Immigration5

© Jean-Philippe Hugron
Identifiant PSS #534
Nom Cité Nationale de l'Histoire de l'Immigration
Noms alternatifs Musée des Arts africains et océaniens, palais des colonies, palais de la Porte Dorée
Adresse(s)
  • 293, avenue Daumesnil
Statut

Construit

Construction 1931
Fonction(s) Culture

Données techniques

Hauteur totale estimée

≈27,00 m

SHON 16 000 m²

Liens associés

À propos de cette fiche

Ajoutée par Boris_F le 07/05/2007
Dernière mise à jour par tertiaire le 17/07/2011
Architecte(s) / Maître(s) d'œuvre

Communication institutionnelle

Les origines : l’exposition coloniale de 1931

Le Palais de la Porte Dorée a été construit à l’occasion de l’exposition coloniale internationale de 1931.
Spectaculaire, cette exposition visait à montrer les bienfaits de la colonisation et à promouvoir l’empire colonial français. Maquettes grandeur nature de ce dernier (reconstitutions de monuments, de villages, etc.), l’exposition a marqué durablement l’urbanisme de l’Est parisien. En effet, si les constructions n’étaient pas destinées à durer, il a fallu aménager le quartier de la porte Dorée pour accueillir le public. L’avenue Daumesnil et le boulevard Carnot ont été élargis, la ligne de métro étendue, les boulevards Soult et Poniatowski transformés en voies de circulation rapide, etc. Etait également prévu la construction d’un monument devant survivre à l’exposition et devenir un musée permanent des colonies… le Palais de la Porte Dorée.

L’exposition, qui a duré de mai à novembre, eut un grand retentissement médiatique et accueillit plus de 8 millions de personnes.
Portée par l’idée que la France conduisait une mission civilisatrice par le biais de la colonisation, l’exposition devait également montrer au public la grandeur de l’empire français. Il s’agissait, par de multiples mises en scène, de donner à voir aux visiteurs les cultures et les populations des colonies tout en montrant la supériorité de la civilisation occidentale sur ces dernières. Cela s’est notamment traduit par les "zoos humains" et l’"exposition" de guerriers kanaks, en fait kanaks lambda à qui l’on avait demandé de jouer un rôle. Cette instrumentalisation du primitif devait mettre en avant le rôle du colonisateur venu apporter les vertus et les progrès de la civilisation.
Le Palais de la Porte Dorée, dans l’esprit de ses commanditaires, devait lui aussi incarner cette vision du monde. Le bas-relief de sa façade ainsi que les fresques figurant dans les différentes salles du Palais s’en font encore aujourd'hui les témoins. Sur la façade ouest du Palais, on trouve inscrit "A ses fils qui ont étendu l’Empire de son génie et fait ainsi aimer son nom au-delà des mers, la France reconnaissante", la dédicace s’accompagne des noms des grands conquérants et colonisateurs français, depuis les Croisades et Godefroy de Bouillon. A l’intérieur du Palais, d’immenses fresques illustrent les apports de la France à ses colonies et la vision qu’elle avait de leurs civilisations. Dès cette époque également, le Palais accueille un aquarium tropical devant montrer la richesse de la faune aquatique des colonies.

Les choix architecturaux

La construction du Palais a été confiée à l’architecte Albert Laprade. Le bâtiment, réalisé en 18 mois, fait 16 000 m2 et se caractérise à la fois par la sobriété de ses lignes et par des dimensions assez imposantes. Il se décline selon un principe symétrique autour d’une vaste salle centrale entourée de galeries d’exposition, qui bénéficie d’un éclairage zénithal grâce à un plafond en gradins. Autre caractéristique du Palais, sa façade, ornée de péristyles et d’un imposant bas-relief.
Un certain nombre d’artistes de l’époque ont également collaboré à l’ouvrage. Leurs œuvres symbolisent toutes les échanges -matériels et moraux - entre la France et ses colonies, mais toujours selon cette vision ethnocentrée de la supériorité de la France qui a caractérisé l’exposition coloniale :
- Le bas relief de la façade est d’Alfred Janniot ; il s’étend sur 1100 m2 et représente l’abondance et les richesses matérielles que les colonies ont apporté à la France ;
- La fresque de la salle des fêtes à l’intérieur du Palais (600m2) est de Pierre-Henri Ducos de la Haille et revient sur les apports (intellectuels et moraux) de la France à ses colonies (science, liberté, justice, etc.) ;
- Louis Bouquet (salon d’Afrique), André et Ivanna Lemaître (salon d’Asie) sont à l’origine des fresques des deux salons ovales dont le mobilier est d’Emile-Jacques Rulhann et d’Eugène Printz. Les deux salons illustrent les principaux aspects des civilisations de l’Afrique et de l’Asie.

Le Palais après l’exposition coloniale

En 1931, comme prévu, le Palais abrite le pavillon d'accueil de l'exposition coloniale (que l’on appela couramment le Palais des colonies). De 1931 à 1960, il change ensuite plusieurs fois de noms, mais garde pour fonction de vanter la "France d'Outre-mer". Il fut ainsi Musée des colonies et de la France extérieure en 1932, puis Musée de la France d’Outre-mer en 1935.

A partir de 1960, et avec les indépendances des anciennes colonies françaises, le Palais risque la désafection. André Malraux, alors ministre des Affaires culturelles, décide d'en faire un musée chargé de promouvoir les arts et les cultures africaines et océaniennes, il devient ainsi le Musée des arts africains et océaniens. En 2003, le musée ferme ses portes et ses collections quittent les lieux pour rejoindre celles du musée du quai Branly, inauguré en juin 2006 par Jacques Chirac.
Le 8 juillet 2004, Jean-Pierre Raffarin, alors Premier ministre, annonce la création de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration et son ouverture en avril 2007 au Palais de la Porte Dorée.
Au travers de tous ces changements de noms et d’objets, il y a une constante au sein du Palais  : la présence de l’aquarium...

Avec la création de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration, le Palais entre dans une nouvelle phase de son histoire et devient le témoin privilégié de l’histoire de l’immigration.


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