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Vers la fin de notre civilisation ?

#26 11-09-2018 21:57:33

Yoda59
Tour Montparnasse
Lieu: Lille
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Messages: 1374
Immeubles: 2

Re: Vers la fin de notre civilisation ?

si notre monde s'effondre au point qu'il faille se muer en survivants avec des groupes sociaux complètement recomposés et des Etats disparus, ça voudra probablement dire aussi que nos réseaux électriques ne fonctionneront plus, et là, ça va craindre pour nos centrales nucléaires... et pour noius.
Il y a un roman allemand (traduit en français depuis), de Marc Elsberg, Black-out, qui illustre ce danger à partir d'une panne électrique géante non maitrisée. Il n'y aurait pas beaucoup d'endroits en Europe où on serait à l'abri de la radioactivité!
Sinon, le pire n'est jamais certain: dans les années 60 et 80, on est passé à 2 doigts d'une guerre nucléaire, mais on est toujours là, on a trouvé une solution pour le trou de la couche d'ozone, les pluies sont moins acides, certains fleuves sont plus propres, etc...


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#27 28-09-2018 15:09:33

rerefr
Tour Montparnasse
Date d'inscription: 03-01-2009
Messages: 1263

Re: Vers la fin de notre civilisation ?

"On est en train de devenir des merdes en tant qu'humain" Blanche Gardin

https://gloria.tv/video/dQM4r7iyjzp66FAP7GNyJy2kH


B5

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#28 18-05-2019 21:24:44

greg59
Tour Eiffel
Lieu: Dunkerque
Date d'inscription: 02-03-2017
Messages: 3933

Re: Vers la fin de notre civilisation ?

J'ai regardé un reportage, et j'ai carrément pensé à ce que j'ai lu le livre sur "Comment tout va s'effondrer", et ce reportage est édifiant et inquiètant au plus haut point.... C3

ARTE : L'Homme destructeur de la Terre

Dernière modification par greg59 (18-05-2019 21:25:44)

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#29 18-05-2019 23:20:28

ziegfried
Tour First
Date d'inscription: 22-02-2016
Messages: 2839
Immeubles: 20

Re: Vers la fin de notre civilisation ?

Alors, je précise que je n'ai pas regardé le docu en question (peut-être demain, si j'ai le temps). Toutefois, quelque chose qui me chiffonne quand j'entends parler de changement climatique, de crise environnementale et d'écologie en général, c'est là où l'on pose le risque de destruction ou d'extinction. De la manière dont je vois les choses, nous ne sommes pas en train de détruire la Terre, tout simplement parce que nous ne le pouvons pas, et quand bien même on le voudrait, nous n'en avons pas les moyens. On peut éventuellement avancer que l'on détruit des écosystèmes, ce qui est plutôt vrai, mais qui à l'échelle de la Terre n'as pas de sens puisque les écosystèmes, comme les espèces qui les composent, vont et viennent à des rythmes plus ou moins lents qui sont assez difficiles à cerner pour nous humains. Ceci étant dit, je pense donc que l'espèce en danger qu'on a souvent tendance à oublier c'est bien homo sapiens. C'est d'autant plus ironique que la vision que l'on a de cette crise et de son ampleur est purement humaine. Que l'on outrepasse cette crise ou non, la planète nous survivra, c'est garanti. Quant à la vie sur Terre, comme disais Jeff Goldblum dans Jurassic Park : "La vie trouve toujours un moyen". Façon de dire que, même après plusieurs extinctions de masse dans l'histoire de la Terre, la vie a toujours perduré et s'en est même trouvée à chaque fois plus riche. Ce qui me dérange aussi, c'est qu'on applique une morale assurément humaine à des concepts naturels et objectifs, dont certains nous dépassent. J'entends parler de bien, de mal, de justice et d'injustice, voire même d'égalité entre les espèces... Mais il faut bien se mettre dans le crâne que rien de tout cela n'existe, si ce n'est dans le cerveau humain, et certainement pas dans la nature qui ne connait ni justice, ni égalité ou quoi que ce soit de ce genre. J'ai donc beaucoup de mal à prendre au sérieux des messages qui me disent que l'on fait du "mal" à la Terre, alors que notre passage sur cette planète n'est qu'un instant dans l'histoire de notre Terre et notre espèce un grain de poussière à l'échelle de toutes les espèces vivantes vivant, ayant vécu et qui vivront ici-bas. Au final, si l'on devait réduire l'action humaine et son futur à un choix bassement binaire, je dirais qu'on peut/doit choisir entre un futur avec ou sans l'humanité sur Terre, et rien de plus, car je le répète, la vie perdurera quoi qu'on fasse. Et c'est bizarre de voir des messages prônant l'humilité poser l'espèce humaine sur une sorte de piédestal sanglant de multi-génocidaire. L'humanité a tué des milliers d'espèces, mais elle en a aussi créer des milliers (toutes les espèces domestiques n'existeraient pas sans nous et un chihuahua ne survivrait pas 5 minutes à l'état sauvage), et balancer des chiffres alarmant ne changera rien au fait que tout cela ne représente rien à l'échelle du vivant et des milliards d'espèces qui sont nés et mortes sur cette Terre. Est-ce que la crise environnementale est grave ? Oui, assurément, mais pour qui ? Et bien, pour nous ! Comme dit plus haut, la planète n'a que faire d'une énième extinction de masse et concrètement, la mort d'une, deux ou un millier d'espèce ne change fondamentalement pas grand chose au vivant dans son ensemble.

Ce qui est frappant depuis ces dernières années, alors que la "prise de conscience" avance, c'est que là où les mesures pratiques et pragmatiques sont quasi-inexistantes, les discours dogmatiques et surtout moralisateurs se multiplient. À chaque fois que je lis quelque chose de nouveau sur le sujet, c'est pour voir qu'on a trouvé un nouveau coupable à abattre qui serait responsable de X% des émissions de CO2 ou autre (à tel point qu'en additionnant le tout on doit arriver à 450% des émissions mondiales, avec seulement 5 ou 6 secteurs d'activités  H1 ). Et c'est assez consternant de voir que le procès de bouc-émissaires ou l'auto-flagellation recueille plus d'attention que la conception de solutions aux problèmes. Quand il s'agit de dénoncer des problèmes il y a beaucoup de monde, mais quand il faut trouver des solutions aux problèmes, il n'y a plus personne (ou presque). Je ne sais pas si ça a à voir avec notre société imprégnée de morale judéo-chrétienne qui place la faute et l'expiation au centre de la vie personnelle et communautaire, mais ce que je constate c'est que les humains trouvent un certain plaisir dans l'adjudication (pas sûr que ce soit le bon mot) de fautes à eux-mêmes ou leurs congénères et dans une sorte de rédemption par la reconnaissance de ces fautes. Forcément, à côté la résolution de problème paraît bien plus froide et bien moins excitante.

Et pour finir, quelque chose d'autre dans le même délire, c'est la mise en relation un chouilla forcée entre le capitalisme et la crise environnementale. Je précise d'emblée qu'un débat de nature idéologique ne m'intéresse nullement. Vous pouvez bien être Reaganien ou Maoïste, je m'en tamponne joyeusement ! Toutefois, j'observe le même type de comportement moralisateur et portée sur la faute de la part des "critiques" du capitalisme, qui j'imagine retirent une certaine satisfaction à se voir comme extérieurs au système qui serait responsable de tant de maux. Ceci étant dit, je pense aussi que la "faute" si faute il doit y avoir (et comme je le dis plus haut, ça ne sert à rien au final), il faut aller cherche plus loin et se rendre compte que le capitalisme n'a rien inventer et a, au mieux, simplement exacerbé des "tares" (encore une fois si on part sur la voie moralisatrice) inhérentes à la civilisation humaine. Par exemple, le système d'accumulation, en vouloir toujours plus et toujours plus grand, est en fait le principe de base de la civilisation humaine, fondée sur l'agriculture, activité qui domestique et modifie les écosystèmes afin d'accumuler des ressources, afin d'assurer une croissance pérenne pour les humains (et en plus en instituant une division du travail, comme quoi...). Ce qui fait la différence aujourd'hui c'est le rythme et l'ampleur de l'impact humain sur les écosystèmes, mais cet impact a commencé dès les débuts de la civilisation, avec la domestication des espèces qui ont troqué la sélection naturelle pour la sélection humaine. Je pourrais continuer sur de nombreux points, mais ce que je veux dire au final, c'est qu'il est beaucoup plus facile de montrer du doigt un système récent comme le capitalisme, afin de pousser une agenda politique, plutôt que de critiquer les fondements de la civilisation humaine, qui est, en comparaison de nos mœurs, et systèmes politiques et économiques, encore plus indéboulonnable. J'ajouterais que si le processus d'accumulation et la croissance tant décriée par certains, apportent en partie les problèmes auxquels nous faisons face, ils apportent aussi les outils qui pourraient nous permettre de répondre à ces problèmes. Beaucoup de choses indiquent que nous avons passé le point de non-retour. (et d'un point de vue plus large et non anthropocentré, le point de non-retour se situe à l'avènement de la civilisation) C'est avec le progrès et l'innovation que l'on va pouvoir éventuellement s'en sortir.

Pour finir (cette fois pour de vrai  B1 ), je dirais que ce qui cloche fondamentalement, c'est le concept de "Nature" et notre vision de notre monde et de notre espèce. Entendons-nous bien, nous sommes omniprésents sur cette planète. Même là où aucun humain ne se trouve, il y a déjà eu des humains auparavant, ou alors, on trouve des traces de l’humanité d'autres manières. De même que l'on trouve du plastique au fond des fossés océaniques ou des traces de feux de forêts d'origine humaine au cœur des jungles pourtant inexplorées, la "nature" ne peut être comprise sans l'impact de l'humain sur elle. Et j'ajouterais que l'erreur première est de différencier l'être humain de la nature, ce qui finit mécaniquement par opposer les deux, alors que l'un ne peut exister et être compris dans son état actuel sans l'autre.

Bref, j'ai l'impression de parler beaucoup pour ne pas dire grand chose. Comme pour ce qui nous intéresse ici, l'urbanisme et l'aménagement du territoire, en ce qui concerne l'écologie, il faut moins d'émotion et de morale, plus de pragmatisme et de recul. Et oui, je sais que c'est plus facile à dire qu'à faire... sinon on l'aurait déjà fait !  G5


Ysengrin a aimé ce post.

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#30 19-05-2019 11:03:26

greg59
Tour Eiffel
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Date d'inscription: 02-03-2017
Messages: 3933

Re: Vers la fin de notre civilisation ?

Tu as très bien parlé, j'ai lu avec attention ce que tu as dis, et je suis en partie d'accord avec toi, mais avant ça, il faut regarder le reportage, le reportage montre bien que l'on aurait pu faire autrement :

- Dès 1948, le panneau solaire et la maison consomme seulement 75% des besoins venant du panneau solaire, mais le Lobby des Electriciens n'a pas vu d'un bon oeil cette idée novatrice, et l'a sabordé.

- Le réseau de tramway, était une destruction volontaire de la part de GM, entreprise qui voulait se faire plus de profit, en vendant des bus et plus de voitures.

- Dès que la bombe nucléaire était au point, et après l'avoir largué sur Hirochima et Nasagaki, les spécialistes voulaient s'en servir pour construire des canaux, et des autoroutes, pour détruire des montagnes, des obstacles naturels, bref un vrai délire puéril ! Heureusement, la solution pragmatique a été retenu !

Je sais pertinemment que nous sommes une espèce qui mourra sur la durée, et qu'il y aura une autre après nous.

Mais tout de même, on peut avoir un peu plus de conscience, et de bon sens sur l'utilisation des matériaux, et de limiter les gaspillages à tout va au nom de la croissance, et de notre confort de vie.

D'ailleurs le président Jimmy Carter a fait un discours fort en 1979 sur l'écologie, et voulait semble t'il d'après le reportage, changer de cap politique à ce sujet, être moins dépendant des ressources naturels, mais Reagan est arrivé à sa place, et a fait une politique plus libéral, et donc, comme avant, mais encore plus fort et plus haut !

A7

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