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| Nom | Fonction(s) | Hauteur | Niveaux | Année |
|---|---|---|---|---|
Groupe scolaire des Ponts-Jumeaux |
Éducation | 13.50 m | R+2 | 2012 |
Hôtel Ponts Jumeaux |
Hôtel | 64.00 m | R+20 | 2010 |
Carré Barrio |
Logements | 18.00 m | R+5 | 2010 |
L'Angle du Barrio |
Logements, Commerces et activités | 25.50 m | R+7 | 2010 |
Le Pythagore |
Logements | 24.50 m | R+6 | 2010 |
O² Ponts |
Bureaux, Commerces et activités | 21.00 m | R+5 | 2009 |
La Porte du Barrio |
Logements, Commerces et activités | 25.50 m | R+7 | 2009 |
Ô Ponts Jumeaux |
Logements, Commerces et activités | 25.00 m | R+7 | 2009 |
Le Baltimore |
Logements, Commerces et activités | 25.50 m | R+7 | 2009 |
Résidence L'Écluse |
Logements | 18.00 m | R+5 | 2001 |
invité01 a écrit:
Merci pour le rappel des emprises. Je viens de vérifier Brouardel est la rue qui va du Boulevard de la Marquette à la place Héraklès (donc à l'ouest de l'emprise Débastopol). C'est un secteur d'entrepôts.
J'avoue que je n'ai jamais emprunté cette rue. C'est clair qu'il y a de quoi densifier en plein centre-ville : http://maps.google.com/maps?f=q&sou … ,,0,-11.52
Hallucinant qu'il reste encore de telles emprises industrielles dans ce secteur - même si il est vrai elles sont typique du paysage des bord du canal du Midi il y a encore 25 ans ! Cela illustre également le potentiel de mutation le long du Canal Latéral au-delà même du périmètres du PLU, dans une optique de "Ponts-Jumeaux III. Peu ou prou on constate une forte concentration d'industries et d'activité à faible valeur ajoutée, très consommatrice d'espace, configuration équivalente à celles présentes antérieurement le long du Canal du Midi. Une différence expresse cependant : au moins deux contraintes sont plus prégnantes, le périphérique (nuisance sonore) et la station d'épuration (nuisance olfactive), ce qui ne permet pas d'envisager sereinement de l'habitat. Un façade tertiaire se profilerait-elle ?
Architecte et urbaniste, bref, citoyen !
Concernant les points positifs de Ponts-Jumeaux I *, je noterais comme invité01 une époque charnière en termes d'aspects architecturaux, avec plus de fantaisie, plus de modernisme dans les formes, les couleurs, mais aussi parfois plus de décontraction formelle : on semble sortir petit à petit d'un cassoulet de post-modernisme réchauffé qui, franchement, commençait à sentir le rance : soubassement et attique, fenêtres alignées*, corniches et briquettes. Cela reste timide, mais qu'est-ce que ça fait du bien ! Il y a parfois quelques incongruités stylistiques**, des juxtapositions bizaroïdes de styles, sortes d'erreurs de jeunesse, mais bon ce genre de détails ne fait rire que les architectes
Je retrouve du reste à Ponts-Jumeaux des points que je trouvait déjà intéressants dans l'urbanisme toulousain des années 90 :
- Une densification sans rupture avec le tissu urbain alentour, avec un soin tout particulier apporté à l'épannelage progressif depuis le reste de quartier vers les grands axes (canal et boulevard) tout en préservant des qualités de tranquillité faubourienne en cœur de ZAC.
- Une décomposition des derniers étages en "maisons sur le toit", à l'image de ce qui s'est fait notamment au Bazacle et surtout avec une grande classe à Marengo (merci Buffi). Cette typologie a depuis été largement reprise par les promoteurs sur les opérations courantes hors ZAC, ce qui est une très bonne chose à mon avis car elle a le mérite d'entraîner une mixité au sein d'un même immeuble entre diverses tailles d'appartements et diverses catégories d'habitants visées (socio-professionnelles, âges, composition du foyer). Spatialement, cela cassant aussi l'enchaînement monotone d'étages courants répétés à l'infini.
- La capacité à produire même sur des morphologies standards et industriels des immeubles à l'apparence chaleureuse, accueillante, et non austères et froids comme dans tant d'autres villes.
J'ajouterais comme qualités propres à Ponts-jumeaux un souci de hiérarchisation entre vastes espaces publics, squares, espaces communs puis privés qui semblent intéressant. J'attends de voir la qualité des finitions une fois le site terminé, mais la dichotomie Boulevard/Mail notamment me semble plus que bien gérée.
______
* "Thèse", nous voici !
** "J'aime" beaucoup le télescopage entre bandeaux de balcons habilléz d'une double-peau très contemporaine composées de claire-voies en bois, le tout surmonté d'un étonnant faît de toit à deux pentes que l'on voit sur cette photo de rock in your mind. Petite friandise personnelle...
*** Cela me rappelle un prof de l'école d'archi - un "jeune architecte" pourtant, 35-40 ans il y a un e demi-douzaine d'années - qui à la vue, effrayante, de fenêtres désaxées sur des projets d'étudiants ne pouvait retenir ce cri du coeur :"mais quoi, le maçon était bourré ?"
Quand bien même cette figure de style avait court dans nombre de réalisations en France et en Europe depuis la fin des années '90. On y arrive enfin aujourd'hui à Toulouse...
Architecte et urbaniste, bref, citoyen !
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Chéricutz a écrit:
C'est vraiment de la non-ville : une cité dortoir un peu travaillée sous le simple angle de la plastique pour papier glacé Publi-Immo, sans évolution majeure depuis l'étouffante ZAC du Bazacle. Et au niveau du sol, de l'espace public, de l'artère de métropole, rien, nada, zéro ! Des piédestaux d'immeubles refermant leur parking en RDC et rendant encore plus aveugle ce boulevard sans visage. Lamentable.
Je partage totalement cet avis, même si certains bâtiments ne sont pas trop mauvais.
Je suis assez affligé par le gâchis des espaces centraux et péri-centraux à Toulouse.
merci chericutz d'avoir joué le jeu, ton analyse est très pertinente (encore un pléonasme), on peut maintenant bénéficier d'une vue objective de cette Zac. Bien vu pour les fenêtres non alignés, la mixité des logements,
le souci de hiérarchisation entre vastes espaces publics, squares, espaces communs puis privés
Passage rapide ce 8 décembre : 



suite et fin : 


Update de janvier :
La transition vers la zone pseudo-pavillonaire côté Est, est très bien travaillée :



Je trouve moi aussi la volumétrie en redents des immeubles donnant rue Kruger finement épanellée. Après je trouve pour l'instant la finiment des élements de style contemporain un peu frustres. Histoire du peu d'habitude des entreprises locales où bien attente des OPR. Il n'en reste que pour ce genre de détails il faut beaucoup de doigté de la conception à la finition...
Architecte et urbaniste, bref, citoyen !
suite : 





Qu'est-ce qu'un OPR ?
Il y a des côtés très forteresse dans la ZAC.
Rarement trouvé un RDC+5 de taille aussi humaine. Juste une impression.

Je me suis fait la même réflexion que toi à propos de cet immeuble ! J'ai dû recompter trois fois les étages pour être sûr !
OPR* : Opérations Préalables à la Réception, où comment les entreprises sur recommandations du maître d'ouvrage, sont inviter à reprendre certains éléments afin de ne pas avoir à tomber sous le coups juridiques d'une réception effectuée "avec réserves".
______
* Voir ici, page 30.
Architecte et urbaniste, bref, citoyen !
Pour cet immeuble, le mur d'enceinte cache le RDC et le 5ème étage est en retrait. Donc on a l'impression de ne voir que 4 niveaux soit un R+3.
suite : 
Tiens, moi qui naïvement, pensait qu'il y aurait des rues passantes dans la ZAC...



@ Romuald : D'où l'intelligence de l'épannelage 
@ Rock : Même pas piétonnes, les rues 
Architecte et urbaniste, bref, citoyen !
Il y a beaucoup de ce type d'immeubles dans les nouveaux programmes de lyon ou montpellier par exemple, même à bordeaux, qui montent à 7, 8 ou 9 étages et qui ne sont nullement "oppressants". Même dans cette rue, on aurait pu monter de quelques étages supplémentaires sans que cela "écrase" les voisins. Pour ma part, j'ai toujours trouvé ces petites tourettes plus discrètes et humaines que les "barres" pourtant moins hautes mais plus "cages à poules".
Il y a aussi un petit effet fish eye qui accentue l'impression de tassement.
@ Chericutz : C'est incompréhensible, si ils nous font ça à la cartoucherie, l'avenue sera foutue !
suite et fin : 

Je commece à être écoeuré de ce jaune d'oeuf :
Changement de couleur, du blanc, passe au jaune d'oeuf, et ocre :
Burp !
Architecte et urbaniste, bref, citoyen !
Merci rock.
Etrange cette façade se finissant par ce mur aveugle. Je n'aime pas du tout et je n'en vois pas l'intérêt. Et ce "bleu-gris"...berk.
Je suppose qu'un lot va aussi pousser sur ce terrain vierge devant...du moins je l'espère.
Ca n'est pas là que va venir se greffer un immeuble pont ?
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C'est bien ça, un immeuble de bureau en R+5 dont une pub vante les mérites HQE.
Toujours pas début de construction, peut-être une fois tous les chantiers terminés (juste pour embêter les nouveaux habitants).
"des goûts et des couleurs" me rétorquerez-vous, mais enfin, ce jaune... excusez du peu, cela fiche tout en l'air.
Philippe a écrit:
Il y a des côtés très forteresse dans la ZAC.
Oui et c'est bien le problème des ZAC et peut-être des îlots. Ce genre d'urbanisme ne peut pas fonctionner dans des zones à forte densité et qui plus est, proche du centre-ville. On crée de la banlieue dans Toulouse.
exact. Pourtant la densité est là. Tu as tout dis Rock In Your Mind.
Quel est donc cet immeuble en image à droite.
Il semble contenir 7 étages
Au final, l'épannelage reste assez timide. Avec un ou deux décrochés de 40, 60m comme prévus au départ çà aurait été mieux.
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