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Nantes/Saint-Nazaire - Aménagement durable

 
04-03-2026 15:20
Rajiv
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En parallèle de l'électrification des usages et de la montée des moyens de productions d'énergies renouvelables (très souvent intermittentes), le stockage de l’énergie devient un enjeu majeur. Dans ce contexte, une ouverture importante (annoncée en 2023 post #140) a eu lieu l'année dernière :

5 questions sur le site de stockage d'énergie électrique de Cheviré

En lieu et place d’une friche industrielle où s’élevait autrefois une centrale thermique EDF, se dressent depuis quelques mois 52 batteries géantes. C’est le plus gros site de stockage d’énergie de la métropole nantaise, mais pas le seul. Explications.

https://medias-metropole.nantes.fr/s3fs-public/styles/paragraph_media_slider_w725/public/images/2026-03/Stockage%20%C3%A9nergie%20Chevir%C3%A9%20%C2%A9%20Alpiq.jpg.webp?itok=xbuR77dR
© Alpiq

Les énormes blocs blancs visibles dans la zone industrielle portuaire de Nantes constituent le 2e plus grand parc de stockage d'énergie électrique par batteries (BESS) en France. (...)
Sa puissance : 100 mégawatts (MW) pour une capacité de 200 mégawatts/heure (MWh), soit l'équivalent de 20 % de la puissance maximale du parc éolien offshore de Saint-Nazaire.

(...) « Il y a actuellement 1 500 MW de capacité de batteries installés en France sur les 6 000 MW que RTE juge nécessaire d’ici 2035 », souligne Jonathan Lefebvre, à la direction de l’animation de la transition écologique de Nantes Métropole.

Nantes Métropole

04-03-2026 21:29
postage
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Il y a quand même quelque chose de "bizarre" avec la production électrique.
On développe les renouvelables et notamment l'éolien et le solaire... c'est bien, surtout en remplacement des énergies fossiles.
Mais on se retrouve maintenant avec des volumes de production que l'on ne peut pas contrôler.
Car même le nucléaire se contrôle un peu.
Donc, pour ne pas gâcher, on se met à stocker l'électricité.
Cela pourrait paraitre parfait si le moyen de stockage n'était pas la solution la plus polluante que l'on puisse mettre en place.
Donc, conclusion, on produit vert pour en ensuite stocker gris, voir noir ! !
C'est clairement aberrant....

Dernière modification par postage: 04-03-2026 21:30
05-03-2026 09:16
Rajiv
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postage a écrit:

Il y a quand même quelque chose de "bizarre" avec la production électrique.
On développe les renouvelables et notamment l'éolien et le solaire... c'est bien, surtout en remplacement des énergies fossiles.
Mais on se retrouve maintenant avec des volumes de production que l'on ne peut pas contrôler.

Je ne suis pas "spécialiste du sujet" (je suis donc ministrable 😅), mais je m'y intéresse.
Voici quelques articles intéressants à ce sujet :
Production électrique : quelles sont les conséquences de l’intermittence ?, du 23 juillet 2024
Trop de renouvelable en France? Le pays "jette" de plus en plus d'électricité, du 2 août 2025
Les batteries, moteur du développement des énergies renouvelables, du 11 février 2026

Cela pourrait paraitre parfait si le moyen de stockage n'était pas la solution la plus polluante que l'on puisse mettre en place.
Donc, conclusion, on produit vert pour en ensuite stocker gris, voir noir ! !
C'est clairement aberrant....

Que la production de batteries soient une activité polluante, c'est évident et établi.
Que lesdites batteries, pour permettre le stockage d'électricité renouvelable et le lissage du réseau, soient la solution "la plus polluante", ça reste à démontrer... ce qui me parait compliqué. Pour cela, il faudrait comparer (sur leur cycle de vie) les deux systèmes. Peut-être que des experts, des vrais, se sont penchés sur le sujet. 🤔

________________________________________
EDIT :

Par curiosité, en comparant ce BESS et la centrale de Cordemais, soit un peu des choux et des carottes, les chiffres que j'ai trouvé donnent :
- un "coût" eqCO2 de 150 kg/kWh pour la fabrication de batteries ; pour tenir compte du reste de l'installation, on peut raisonnablement tabler sur 200 kg/kWh installés. Donc un site de 200 MWh "couterait" environ 40.000 tonnes d'eqCO2.
- les centrales thermiques au charbon en France ont un "coût" de production de 1 teqCO2/MWh (sources : ici et ).
- donc, le "coût CO2" du site de lissage (BESS) de Cheviré sera amorti lorsqu'il aura permis de compenser (ie ne pas produire) 40 GWh de production thermique.

Ces 40 GWh correspondent à 200 cycles complets de charge/décharge du BESS de 200 MWh. A priori, ce nombre sera atteint sur la durée de vie des batteries, lesquelles supportent en général 500 à 1000 cycles complets.

Je présuppose dans ce calcul que le "coût CO2" de production d'électricité renouvelable est nul, ce qui est inexact, mais vu les ordres de grandeurs je pense que c'est négligeable (à vérifier peut-être).
Je rappelle toute l'imprécision de ces chiffres, qui ne tiennent pas compte du cycle de vie des équipements en question.
En outre, je me suis focalisé sur le coût CO2, alors que le premier bénéfice attendu de l'électricité renouvelable, comparé au charbon, est plutôt en terme sanitaire.

Dernière modification par Rajiv: 05-03-2026 09:59
05-03-2026 11:50
postage
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Ce que je voulais dire "comme solution la plus polluante" pour les batteries, c'est qu'il y a des moyens de stockage probablement moins polluants sur leur cycle de vie.
Je pense, entre autres, aux bassins de rétention d'eau :
> on pompe de l'eau (avec l'électricité en trop) que l'on stocke (en bassin, en cuve, etc..) et que l'on reverse par gravité au travers d'une turbine pour refaire de l'électricité.
C'est un peu vicieux que de transformer plusieurs fois l'énergie (donc avec les pertes inévitables), mais au moins, on n'a pas à fabriquer des batteries, ni à les recycler.
Bon, je pense que ce n'est pas, non plus, la panacée, notamment en consommation d'espace ! !
L'idée pourrait être d'utiliser les fameuses bassines tant décriées (mais couvertes.... de panneaux voltaïques ! !).
Ainsi, au moment où les agriculteurs ont besoin d'eau, cette eau est utilisée au passage pour refaire de l’électricité : Ne serait-ce pas le moyen de reconcilier les agriculteurs avec les écologistes ?

Dernière modification par postage: 05-03-2026 11:54
07-03-2026 03:12
M
minidou
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les réserves d'eau des agriculteurs sont très loin d'être suffisamment grande pour avoir un intérêt en tant que STEP. (station de transfert d'énergie par pompage).

 

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