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Le Corbusier

Réalisations et projets

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NomVille / PaysFonction(s)HauteurNiveauxAnnée
Église Saint-Pierre Firminy (42700), FranceÉdifice religieux33.00 m1978
Piscine Firminy-Vert Firminy (42700), FranceSports12.00 mR+21971
Stade de Firminy-Vert Firminy (42700), FranceSports15.00 m1969
Unité d'habitation Firminy (42700), FranceLogements55.00 mR+171967
Maison de la Culture Firminy (42700), FranceCulture15.00 mR+31965

#1 29-04-2005 18:47:52

Stickyesman
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Le Corbusier

Le Moniteur 29-04-2005 a écrit:

La Chapelle de Ronchamp fête ses 50 ans

Du 1er mai au 15 octobre prochain, un série de manifestations marquera le cinquantième anniversaire de la chapelle imaginée par Le Corbusier sur les hauteurs de Ronchamp, en Haute-Saône.
(...)
Cet hommage est d’autant plus mérité que cet étrange vaisseau de béton blanc amarré au sommet de la colline de Ronchamp est né dans la douleur.
Lorsque après cinq années de tergiversations, la Commission d'Art sacré de Besançon finit par s'accorder sur le nom de Le Corbusier pour reconstruire la chapelle détruite pendant la guerre, l'architecte, athée convaincu, commença par refuser l'offre.
(...)
Sage précaution en effet, puisqu'à la même époque, une pétition contre ce drôle d'édifice au toit profilé façon tremplin de ski ou crustacé géant avait déjà trouvé son chemin jusqu'au Vatican.

"Dans une région de mentalité assez traditionnelle, la Chapelle de Le Corbusier a été très mal reçue. Mais les habitants de Ronchamp sont aujourd'hui conscients qu'ils ont un trésor en haut de leur colline", affirme Stéphane Potelle, historien spécialiste de Le Corbusier, "architecte agnostique mais emprunt de spiritualité".

Cet édifice, le premier des trois ouvrages religieux conçus par l'architecte au cours de sa carrière, "est un casse-tête pour les historiens d'art car il ne s'inscrit pas dans la continuité du parcours de Le Corbusier", poursuit-il.
(...)
Lancée en 2002, une demande de classement de la Chapelle de Ronchamp au titre de "Patrimoine mondial de l'humanité" pourrait aboutir d'ici quelques années.

avec AFP

Lire l'intégralité de l'article sur:
http://www.lemoniteur-expert.com/depech … amp;mode=2


PSS - Architecture, Urbanisme, Aménagement du territoire
City Forum - Ville 3D

~ Ah tu Voi c pour sa ke Seul les pti bonhomme du Baby on ldroi dShooT - Chandler Friends s06-ep06 ~

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#2 06-05-2005 00:05:21

Boris_F
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Re: Le Corbusier

Une fois n'est pas coutume, je reproduis in extenso un article de l'Encyclopaedia universalis car il est très bien fait et synthétique :

    1. Un maître autodidacte   


    Sur sa première carte d'identité française délivrée en 1930, année de sa naturalisation, Charles Édouard Jeanneret-Gris, né à La Chaux-de-Fonds (Suisse) le 6 octobre 1887, est connu sous le pseudonyme de Le Corbusier, déformation du nom d'un aïeul qu'il emploie pour la première fois en 1920 pour signer ses écrits.

    Né dans le berceau de l'horlogerie suisse, le jeune Jeanneret échappe au destin familial de graveur de boîtiers de montre grâce à Charles L'Eplattenier (1874-1946), son professeur de dessin. Il n'a que dix-sept ans quand ce dernier lui obtient la commande de la villa Fallet (1906). De 1907 à 1916, toujours sur les indications de son professeur, il parcourt l'Italie, la Grèce et la Turquie où il découvre l'architecture antique et vernaculaire. D'un trait concis, il couvre ses carnets de croquis de dessins qui évoquent le jeu des formes et de la lumière plus que les styles. Il enrichit ses voyages de séjours à Paris et à Berlin, rencontre Tony Garnier (1869-1948), séjourne brièvement dans l'agence d'Auguste Perret (1874-1954) ou de Peter Behrens (1868-1940).

    Mais c'est le choc intellectuel et artistique produit par l'Acropole d'Athènes qui marque son voyage initiatique et lui inspire cette définition de l'architecture perçue comme « le jeu savant, correct et magnifique des volumes assemblés sous la lumière ». Énoncée pour la première fois dans l'Esprit nouveau, la revue à laquelle il participe de 1920 à 1925, cette formule demeure encore l'une des clés de son ½uvre.

    Lors de ses rapides séjours dans sa ville natale, Charles Édouard Jeanneret multiplie ses expériences d'enseignant et d'architecte. Cette première période suisse s'achève par la construction de la villa Schwob (La Chaux-de-Fonds, 1917) où, dans un style influencé par Perret, il applique pour la première fois le principe constructif DOM-INO dont il est l'inventeur.

    2. Naissance d'un nouveau langage architectural        


    Le Corbusier propose en 1914 un système de construction en béton dont le principe se résume à une simple trame de poteaux portant des planchers et reposant, pour toute fondation, sur de simples dés. La trame permet de composer librement façades et plans. L'idée n'est pas originale mais, comme souvent dans son ½uvre théorique, l'apport de Le Corbusier tient dans sa capacité à synthétiser et à simplifier jusqu'à l'évidence un principe ancien et à l'imposer avec force grâce à un schéma et à une formule choc : DOM-INO.

    En 1916, Le Corbusier s'installe définitivement à Paris, où il rencontre bientôt le peintre Amédée Ozenfant (1886-1966) qui le  pousse vers la peinture « puriste ». Ils en rédigent ensemble le manifeste intitulé Après le cubisme (1918), où ils prônent l'emploi d'éléments invariants puisés dans un répertoire de formes simples et universelles. La combinaison du système constructif DOM-INO et des principes esthétiques du purisme appliquée pour la première fois dans la villa Ozenfant (Paris, 1924) permet à Le Corbusier d'élaborer progressivement un nouveau langage architectural dont la légitimité réside, selon lui, dans le fait qu'il s'applique aussi bien au logement économique qu'à la villa de luxe. Le Corbusier plaide pour une architecture rationnelle et industrialisable où, selon l'un de ses slogans parmi les plus célèbres, « la maison est une machine à habiter ». Ces recherches se formalisent dans les projets de maison économique Citrohan (1920-1922), ainsi baptisée en hommage à l'industrie automobile, et seront finalisées en 1927 dans l'énoncé des Cinq Points pour une architecture moderne : plan libre, façade libre, pilotis, toit-terrasse et fenêtre en longueur.

Mais ces cinq points ne sont que des principes, dont le succès dépend du talent de l'architecte qui s'en empare : « tant pis pour ceux à qui manque l'imagination », déclare Le Corbusier. Son génie inventif se mesure surtout dans son exceptionnelle perception des espaces intérieurs. Il les conçoit tout en courbes, en cloisons de biais ou en forme de piano, en trémies qui ménagent des échappées visuelles sur les espaces du dessous ou du dessus. Il supprime pratiquement tous les couloirs, juxtapose les pièces, établit une parfaite continuité spatiale ou « promenade architecturale ». Le luxe ne réside pas dans l'exubérance du décor, mais dans la qualité des espaces.

    Totalement inconnu en 1916 à son arrivée à Paris, Le Corbusier acquiert une réputation internationale en moins de dix ans. Il applique ses principes dans les villas La Roche et Jeanneret-Raaf (Paris, 1925), Cook (Boulogne-Billancourt, 1927), Stein-de Monzie (Garches, 1928), Baizeau (Tunis, 1929), Guiette (Anvers, 1926), et dans une moindre mesure dans des programmes et des recherches économiques comme les maisons de la Siedlung du Weissenhof à Stuttgart (1927) ou la cité Frugès (Pessac, 1924-1927).

a construction de la villa Savoye (Poissy, 1931) marque l'apogée de cette période puriste mais coïncide avec celle de la villa de Mme Mandrot au Pradet (1931) où Le Corbusier établit un rapport plus étroit avec le site et adopte des matériaux traditionnels sur lesquels la lumière joue différemment. Cette nouvelle direction annonce les villas des Mathes (1935) et de La Celle-Saint-Cloud (1935). Loin de se complaire dans un système, fût-il le sien, Le Corbusier se remet sans cesse en cause, cherche de nouveaux modes de composition plastique et spatial, déroute ses contempteurs autant que ses disciples. Il obtient également quelques grandes commandes, comme le pavillon suisse (Paris, 1933), l'immeuble Clarté (Genève, 1932), la cité-refuge de l'Armée du salut (Paris, 1933) ou le Centrosoyous à Moscou (1928). Il donne des conférences dans le monde entier et publie d'innombrables articles et ouvrages qui s'imposent immédiatement comme des textes de référence à l'image de Vers une architecture (1923). Il contribue également activement en 1928 à la création des Congrès internationaux d'architecture moderne (C.I.A.M.). Enfin, sa participation malheureuse au concours du palais de la Société des Nations (Genève, 1927) le consacre comme porte-parole du mouvement moderne et bouc émissaire de l'académisme.

Pendant la récession des années trente et après la Seconde Guerre mondiale, Le Corbusier se consacre davantage aux grands projets d'urbanisme, mais son ½uvre est encore jalonnée de réalisations majeures : la chapelle de Ronchamp (1950-1955), les maisons Jaoul (Neuilly-sur-Seine, 1955), le couvent de La Tourette (1960), le Carpenter Center for Visual Arts (Harvard University, États-Unis, 1964), le Secrétariat (1958) et le Parlement (1962) de Chandigarh en Inde.

    3. L'atelier Le Corbusier        


    De septembre 1924 au 27 août 1965, date du décès de Le Corbusier à Cap-Martin, le centre mondial de l'architecture moderne se situe dans un étroit couloir qui sert d'atelier à Le Corbusier rue de Sèvres à Paris. Charlotte Perriand, Vladimir Bodianski, Iannis Xenakis, José Luis Sert figurent parmi les plus célèbres des quelque trois cents collaborateurs qui défilèrent rue de Sèvres.

    L'histoire de l'atelier Le Corbusier se déroule en quatre époques : de 1922 à 1940, le partage du pouvoir avec son cousin Pierre Jeanneret (1896-1967) ; de 1946 à 1949, l'association avec l'Atbat (Atelier des bâtisseurs) ; de 1949 à 1959, la collaboration avec quelques fortes personnalités tel André Wogenscky ; enfin, l'ultime phase de la reprise en main du pouvoir par le maître de 1959 à son décès.

    Celui qui écrit, en 1929, « les techniques sont l'assiette même du lyrisme » aborde la question des matériaux et de leur mise en ½uvre en plasticien plus qu'en technicien. Curieux et inventif, il s'intéresse à tous les matériaux, qu'il a tous, un jour ou l'autre, expérimentés autant pour des raisons esthétiques que techniques. Le Corbusier a l'intuition de la solution technique qui convient, mais matériaux modernes ou traditionnels, il prend rarement le temps d'en apprécier les possibilités réelles comme les contraintes de mise en ½uvre. Adepte du taylorisme, fasciné par l'industrie, il se révèle incapable de conduire correctement un chantier, ouvrant à la critique une brèche qu'elle ne manqua pas d'exploiter.

    Paradoxalement, si les conditions avaient été réunies, Le Corbusier, que l'on connaît comme l'apôtre du béton, aurait pu perpétuer et enrichir la tradition de l'architecture métallique. Il n'est pratiquement pas de grands projets où, au stade des premières études, Le Corbusier n'ait privilégié ce matériau. Il en apprécie les facilités d'usinage, les capacités d'assemblage à sec comme ses qualités plastiques. La crise économique des années trente conjuguée aux faiblesses de la métallurgie française empêchèrent Le Corbusier d'utiliser autant qu'il le voulait ce matériau au profit du béton. Quelques rares réalisations témoignent cependant de cet attachement au métal comme le pavillon Philips (Bruxelles, 1958).

    4. Du module à l'ensemble        


    S'inspirant du principe modulaire de la cellule monastique ou de la cabine de transatlantique et du juste équilibre entre vie collective et vie individuelle qui régit l'organisation d'un couvent ou d'un paquebot, Le Corbusier conçoit, en 1922, un projet d'immeuble-villas dont le pavillon de l'Esprit nouveau à l'exposition des Arts décoratifs de Paris (1925) représente un prototype d'appartement. Aucun immeuble-villa ne sera réalisé, mais, vingt ans plus tard, la Cité radieuse de Marseille (1952), la première unité d'habitation construite par Le Corbusier, avant celles de Rezé-lès-Nantes (1955), de Berlin (1957), de Briey-en-Forêt (1963) et de Firminy (1967), s'inspire de ces principes.

    Le système constructif retenu, dit « du casier à bouteilles, consiste à construire des appartements à l'intérieur d'une ossature de poteaux et de poutres en béton armé ». En d'autres termes, il s'agit de glisser des appartements semblables aux maisons Citrohan ou au pavillon de l'Esprit nouveau dans une ossature de type DOM-INO à l'échelle d'une barre d'habitation de 135 mètres de longueur et de 56 mètres de hauteur. Répartis en vingt-trois types, les appartements en duplex de la Cité radieuse, d'une surface supérieure de 40 à 50% à celle des H.L.M., bénéficient de la double orientation. Les habitants disposent de nombreux équipements collectifs, dont une rue commerçante en étage et, sur la terrasse, une école maternelle et des équipements sportifs. Comme son nom l'indique, l'« unité d'habitation » n'est qu'un élément d'un ensemble plus vaste élaboré à l'échelle d'une ville. L'ossature des unités d'habitation, comme celle de la villa Savoye, repose sur un sol artificiel, réservant ainsi le sol naturel aux espaces verts, à la circulation, aux équipements sociaux, culturels et sportifs. Depuis le début des années vingt, cette dimension urbaine est omniprésente dans les recherches architecturales de Le Corbusier. De nombreux livres ont jalonné cette réflexion originale : Urbanisme (1925), Précisions (1930), La Ville radieuse (1935), etc. Le Corbusier propose d'agir sur l'ensemble du processus urbain et non ponctuellement. Au début des années vingt, il se prononce pour la solution radicale de la table rase à l'image du plan de ville pour 3 millions d'habitants de 1922 ou du plan Voisin pour Paris, tracés au cordeau, suivant un quadrillage rigoureux, découpés en zones d'activités distinctes. Volontairement provocatrices et inapplicables, ces propositions n'ont d'autre objectif que d'alerter l'opinion sur la situation catastrophique des grandes métropoles.

Ses recherches évoluent ensuite vers la définition d'éléments d'analyse et d'intervention universels qui permettent d'adapter ses propositions à des sites réels : Paris, Anvers, Barcelone, Rio, Alger, Saint-Dié, Meaux, Bogotá et enfin Chandigarh. En 1948, il élabore ainsi pour l'U.N.E.S.C.O. une règle de classification des voies de circulation dite « règle des 7 V », puis, dans la Charte d'Athènes, publiée en 1943, il définit avec les C.I.A.M. quatre fonctions élémentaires qui régissent l'organisation de la ville : habiter, travailler, se recréer, circuler.

    Après la Seconde Guerre mondiale, Le Corbusier est nommé architecte en chef de la reconstruction de La Rochelle-La Pallice, mais son plan à long terme, inspiré de ces principes, ne sera pas plus appliqué qu'à Saint-Dié où la population rejette son projet, soucieuse de retrouver son cadre de vie traditionnel antérieur. À Chandigarh, assisté notamment de son cousin Pierre Jeanneret, Le Corbusier a enfin la possibilité d'appliquer l'essentiel de ses théories à l'échelle d'une ville. À la lueur de la réalité, Le Corbusier assouplit ses doctrines. Nul doute, comme l'affirme Charlotte Perriand, qu'il eût considérablement modifié ses théories plus tôt si on lui avait confié une commande importante dès les années vingt.

    « Il n'est pas inutile, disait Le Corbusier en 1929, de lire constamment dans son propre ouvrage. La conscience des événements est le tremplin du progrès. » La fascination qu'exerce Le Corbusier tient précisément à la rigueur et à la cohérence intellectuelle et plastique qui régissent la totalité de son ½uvre. Toute sa vie, il aspira à une « synthèse des arts ». Non qu'il souhaitait la subordination d'un art mineur à un art majeur, ou qu'il aspirait à d'improbables « ½uvres d'art totales », mais il recherchait simplement une concordance entre son ½uvre architecturale, picturale ou sculpturale. Sa peinture, où l'on décèle l'influence de Fernand Léger, de Georges Braque ou de Picasso, est d'abord marquée par une période puriste qui s'apparente à une phase de recherche. Ses compositions, comme la Nature morte à la pile d'assiettes (1920), rassemblent des objets usuels sélectionnés pour leurs qualités formelles, esthétiques et morales qui en font des motifs poétiques à signification universelle. Les tableaux puristes de cette époque révèlent 
    d'évidentes parentés avec les plans de ses réalisations architecturales. Cette synthèse s'étendra plus tard à la sculpture, qu'il n'aborde qu'en 1946.

    À partir de 1925, il introduit dans son vocabulaire formel des objets naturels qui donnent naissance à un nouveau registre d'objets dits « à réactions poétiques ». La forme humaine n'apparaît que vers la fin des années vingt et s'impose au cours de la décennie suivante comme le thème central de son ½uvre peinte. Pour le peintre Le Corbusier, comme pour l'architecte ou le sculpteur, le dessin et la forme priment sur la couleur.

    Le Corbusier n'est pas un architecte, mais un plasticien, concluait justement Pierre Vago dès 1933 dans les colonnes de L'Architecture d'aujourd'hui. Cette analyse précoce lui fut souvent reprochée. Le Corbusier déclarait pourtant dès 1922 à Auguste Perret : « En architecture, je ne serai jamais l'un de vos concurrents, puisque j'ai renoncé, pour divers motifs, à pratiquer l'architecture d'une manière générale et que je ne me suis réservé que certains problèmes qui mettent en jeu exclusivement des questions de plastique. »

    Gilles RAGOT   

© Encyclopædia Universalis 2004, tous droits réservés

           
    J.-L. COHEN, Le Corbusier et la mystique de l'U.R.S.S., Mardaga, Liège, 1987
J. GUITON, Le Corbusier, textes choisis, Le Moniteur, Paris, 1982
Le Corbusier et la Méditerranée, ouvrage collectif, Parenthèses, Marseille, 1987
J. LUCAN dir., Le Corbusier, une encyclopédie, Centre Georges-Pompidou, Paris, 1987
G. MONNIER, Le Corbusier. Qui suis-je ?, La Manufacture, Lyon, 1986
G. RAGOT & M. DION, Le Corbusier en France, Electa
Moniteur, Paris, 1987
S. VAN MOOS, Le Corbusier, l'architecte et son mythe, Horizons de France, Paris, 1970.       


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#3 28-08-2005 00:23:41

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Re: Le Corbusier

Le Monde, 27/08/2005

L'½uvre de l'urbaniste prudemment reconsidérée
LE MONDE | 27.08.05 | 14h12
   
Si l'architecte Le Corbusier est souvent loué, l'urbaniste, en revanche, est contesté. Rappelez-vous le plan Voisin, qu'il a élaboré pour Paris en 1925 : le centre de la capitale rasé au nord de l'île de la Cité au profit d'une forêt de gratte-ciel cruciformes desservis par des autoroutes en centre-ville... De quoi donner froid dans le dos.
(...)

Le caractère excessif des propositions urbaines de Le Corbusier est, selon Jean-Louis Cohen, à rapprocher de son désir de séduire : "Le Corbusier est un Don Juan. La séduction, c'est l'exercice de la surenchère. En réalité, Le Corbusier n'est pas un urbaniste. C'est un architecte qui compose à l'échelle urbaine."

CAPACITÉ D'ADAPTATION

Michel Richard, le directeur de la Fondation Le Corbusier, invite cependant à se méfier de l'effet de recul avec lequel on juge le travail de l'architecte aujourd'hui : "On regarde ses projets avec plus d'un demi-siècle de décalage, alors on se dit que c'était affreux, mais il faut voir ça avec l'½il de l'époque. Le plan Voisin, par exemple, n'était pas si horrible. Les centres-villes n'avaient pas encore été réhabilités."

Jean-Louis Cohen ne dit pas autre chose : "Le plan Voisin, c'est un coup de pub. Mais il ne faut pas oublier que, jusqu'à la fin des années 1950, des plans d'urbanisme officiels de la municipalité proposaient de raser le centre de Paris. A Paris comme ailleurs, Le Corbusier a simplement donné une transcription radicale à un désir de modernisation."
(...)
Le Corbusier sauvé au bénéfice du doute ? Tous ses émules n'auront pas su faire preuve de ce discernement dans le passage à l'acte, comme en témoignent encore quelques cités éloignées des espoirs de "La Ville radieuse".
Grégoire Allix

L'intégralité de l'article se trouve sur le site: lemonde.fr
Article paru dans l'édition du 28.08.05


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#4 28-08-2005 00:28:45

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Re: Le Corbusier

Le point de vue de la Tribune de Genève, 27/08/2005

Le Corbusier, l'homme qui fit parler le béton

    * Mort le 27 août 1965 à Cap Martin, Le Corbusier vivait dans un minuscule cabanon installé sur la plage.
    * Le plus grand urbaniste du monde moderne se voulait l’architecte du bonheur
    * Président du Club Alpin, son père lui donna la passion des arbres, des vallées et des sommets

jean-claude ferrier
Publié le 27 août 2005

Le Corbusier a trouvé la mort il y a quarante ans lors d'une baignade à un jet de pierre de son cabanon de Cap Martin, au bord de la Méditerranée, emportant avec lui son dernier projet, l'hôpital de Venise.
La Cité radieuse
En Lorraine, la Cité radieuse de l'architecte Le Corbusier construite en 1957 © DR
http://www.tdg.ch/tghome/toute_l_info_t … .Image.jpg

Sa cabane était spartiate et l'architecte y avait aménagé un minuscule atelier. Henry James, Bernard Shaw, Virginia Woolf, parmi d'autres, ont aussi travaillé dans de petites cabanes de bois. Pour l'homme qui a fait parler le béton, le détail est amusant.

Un architecte à bonne école

Charles-Edouard Jeanneret est né à La Chaux-de-Fonds en 1887. Son père est émailleur de cadrans de montres. Les ancêtres avaient quitté le sud-ouest de la France pour fuir les guerres de religions. Charles-Edouard créera en 1920 son pseudonyme, Le Corbusier, à partir du nom Le Corbésier, un ancêtre belge, du côté de sa mère.
(...)

«Ses villas blanches, les unités d'habitation, Ronchamp, la Tourette ou Chandigah peuvent apparaître comme une architecture pour émouvoir», déclare Jean Jenger, ancien directeur de la Fondation Le Corbusier.

Les gratte-ciel de Dieu

L'½uvre de l'architecte a été très combattue pour son prétendu caractère révolutionnaire et pour son attitude radicaliste, avant que son génie ne soit reconnu. Le plus grand urbaniste du monde moderne se voulait l'architecte du bonheur. Il désirait que l'architecte réalise, en se délivrant des modèles hérités du passé, une architecture nouvelle, une ville nouvelle, conçues pour le bien-être des hommes, à l'échelle de l'homme.
(...)

En Lorraine, la colline de Briey-en-Forêt, ici la Cité radieuse de l'architecte Le Corbusier (pseudonyme de Charles-Edouard Jeanneret) construite en 1957 et menacée d'être fermée par les autorités. Photo Jean-Philippe Arm.
L'intégralité de l'article se trouve sur internet (le site de la tribune).


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#5 07-02-2006 18:49:19

Yak
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Re: Le Corbusier

Le Corbusier a eu des idées visionnaires tant sur le plan de l'architecture et de l'urbanisme. Il suffit pour cela de comparer la villa Savoie datant de 1928 à beaucoup de constructions plus récentes (notamment des années 60-70). Ses plans d'urbanismes ont été critiqués car on le considérait comme un fou qui voulait raser le centre de Paris pour y construire des gratte-ciels. Pourtant Corbu indique très clairement dans son livre Urbanisme que son plan pour Paris n'est qu'un modèle idéal indiquant la voie à suivre pour les constructions futures. Il ne me semble pas qu'il ait pensé une seconde à raser le Louvre, Notre Dame,...

Pensez-vous que Le Corbusier serait content en voyant les dernières réalisations? Ses idées sont-elles toujours d'actualité?

Je pense que sur le plan de l'architecture, l'ouverture, la transparence, la construction en hauteur etc. sont en accord avec les idées de Corbu. Les piliers de la tour CBX me rappellent par exemple des cités construites par Corbu dans les années 50.

Par contre, ses idées concernant l'urbanisation ne sont pas forcément suivies:
Corbu voulait des voies superposées pour permettre un trafic fluide avec le moins de carrefours possibles ; on réaménage le boulevard circulaire de la Défense avec de nombreux carrefours...
Corbu voulait qu'on implante les IGH au centre de la ville qualifiant les gratte ciels de la ceinture parisienne "d'idée poétique indéfendable." Selon lui, "les gratte-ciels doivent s'élever au centre et non en périphérie". Pourtant actuellement en France, les IGH se situent souvent en périphérie...

Encore un détail amusant concernant l'urbanisme: dans le plan de Corbu il y avait un unique rond-point au centre de la ville (au niveau de la gare) et regardez le nombre de rond-pointsqu'on construit un peu partout, parfois avec uniquement deux voies de sortie en plus.

Qu'en pensez-vous?

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#6 08-02-2006 02:16:20

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Re: Le Corbusier

Pour te donner une réponse succincte qui demanderait (demandera) une développement plus long, je pense que ce qui a animé les détracteur du Corbusier, ce sont deux idées clef :
- la tabula rasa, c'est-à-dire l'adaptation d'un territoire, avec toutes ses strates historiques, à une fonction urbaine donnée et même subordonnée à un temps précis ;
- la rationalisation de l'espace, selon une architecture "pure création de l'esprit" - ce qui appelle tout de même une référence à un positivisme à la Auguste Comte qui me paraît séduisant du point de vue conceptuel, mais beaucoup moins du point de vue de l'habitant. Comme le dit le Corbusier, "la modénature (sic) est une pure création de l'esprit : elle appelle le plasticien".
On reste ici à une conception de la 'nature' urbaine comme démiurgique, concurrençant une nature vierge dans sa perfection - cette position est peut-être néo-classique - mais où le rationnel s'insuffle dans les formes pour créer une ville parfaite, ou du moins issue d'un pur esprit géométrique. Je ne crois pas trop me tromper quand on sait l'admiration qu'avait le Corbu des villes gréco-romaines.

Le Corbu est un 'régulateur', le tracé de ses ébauches refuse tout arbitraire. Son architecture modulaire - fractale, même - prend exemple sur celle des Anciens, sur les temples, et tente de partir d'une microlecture - celle d'un motif géométrique devenant une unité sur une façade, une fenêtre par exemple - pour aboutir à une véritable macro-lecture - le motif devient bâtiment, îlot, quartier, centreville, ville. (Voir Athenaeum).

Maquette d'Athenaeum, 3 millions d'habitants
http://www.athenaeum.ch/images/Corbusier%20ville%203millionsg.JPG

C'est là où ça me paraît coincer... Cet appel au néoclassicisme, et même à ce néoplatonisme est bien dans l'air du temps, y compris dans d'autres genres artistiques (en Littérature, cet appel à la perfection classique de la forme pour des pensers nouveaux est tout entier dans le Parnasse et les mouvements en contre-réaction, comme le symbolisme ou le décadentisme, même si c'est un peu plus tôt, c'est en synchronicité).

Mais autant dans d'autres arts la tabula rasa est une possibilité potentielle, qui n'entraîne qu'un renouveau des courants ou une redécouverte du passé, selon de longs mouvements cycliques, autant en archi, on part d'un terrain qui est loin d'être vierge. Le Corbu adapte le classicisme et son rationnalisme au temps, en passant par l'ère industrielle : il considère que l'architecture est dans un cul-de-sac, elle n'évolue plus conformément au besoin du gîte de l'intellectuel ou de l'ouvrier, elle ne se plie plus aux progrès - qui deviennent désormais rapides - de la métallurgie ou du béton, ou du moins elle n'en mesure pas les enjeux ; selon lui, le fil du rasoir social réside dans ce paradoxe, qui est la recherche rationnelle d'un équilibre entre l'homme moderne et son milieu. Dans cette indécision, il proclame : 'c'est une question de bâtiment qui est à la clé de l'équilibre rompu aujourd'hui : architecture ou révolution'. Selon lui, l'architecture est le seul choix contre une révolution.

Problème : sa lecture (utopiste) du monde ne s'adapte pas institutionnellement au réel, et à son pragmatisme. Si les enjeux de rationnalisation du logement ont été respectés, il apparaît que ce n'est pas nécessairement le cas pour la conception urbaine du Corbu :

Plan Voisin pour Paris
http://www.volker-goebel.de/GrafikenLaDefense3/036.jpg

http://www.volker-goebel.de/GrafikenLaDefense3/Image138.jpg

http://www.volker-goebel.de/GrafikenLaDefense3/Corbuparis.jpg

L'idée d'un standard architectural s'impose comme une loi rationnelle, surtout dans une ère de taylorisation établie, surtout dans une ère industrielle. Elle s'est imposée du point de vue du bâtiment, pour des raisons de coût, de fiabilité, de logement à grande échelle.

Cité radieuse
http://www.culture.gouv.fr/dracs/lorraine/drac/Patrimoi/inventer/inv_img/imgjpg/corbup.jpg

Cité x je ne sais pas où
http://www.esterhazymarcell.com/images/hlm.gif

Mais ce plan technique, technologique, à l'avant-pointe de la modernité pour l'objet architectural, ne semble pas applicable à l'image d'une ville. 'Il faut d'abord tendre à l'établissement de standarts (sic) pour affronter le problème de la perfection'. Dans cette optique, la planification d'une ville a-t-elle pour objet de tendre vers la pure rationnalité ? Vers le gommage des strates historiques ? Vers une réadaptation de toutes les fonctions urbaines vers un focus social et économique propre à un temps qui de toute manière ne pourra qu'évoluer et donc rendre la planification obsolète - sauf si elle tend en effet vers la perfection ? Bref, cela revient à se demander dans quelle mesure une utopie est applicable dans le réel... C'est là le point d'achoppement, qui a été traité longuement dans une littérature idoine, du 'Meilleur des Mondes' d'Huxley à '1984' d'Orwell en passant par 'Sur la Pierre Blanche' d'Anatole France.

Le problème de l'archi, c'est qu'elle est concrète et quelle conforme l'espace pour de longues années, et donc qu'elle conforme des modus vivandi. Elle n'est en rien un acte gratuit créant le Beau, ou du moins un idéal de Beauté dans la quotidienneté. Comme le précise Kant, l'Art est une fin sans fin, à savoir une fin en soi qui n'a d'autre fin qu'elle-même. L'architecture a une fonction différente, elle a une fin pragmatique, qui peut certes être transcendée par sa forme, être parfaite selon différents canons rationnels ou artistique, mais cette gratuité de l'Art me paraît exclue  de tout projet urbain, dans le sens où au centre du projet, il y a non seulement des strates historiques, mais aussi des habitants. Ceux-ci ne sont pas des 'poètes tragiques', comme le dit Corbu, ils sont des humains qui déterminent autant leur milieu que le milieu ne les détermine. Et c'est là où l'équation corbuséenne a pu se faire rattraper par le réel...

Les idées rationnelles ont été suivies. Les idées provenant d'une idéologie inscrite dans un temps, d'une idéologie utopiste, ont été oubliées, par pragmatisme et parce que le temps a évolué au fur et à mesure.

Il reste des traces urbaines tout de même : le XIIIème arrondissement de Paris et ses tours, comme le faisait remarquer Thierry très justement dans le thread idoine (https://www.pss-archi.eu/forum/viewtopic.php?id=5658), semble porter des traces de cette idéologie, surtout quand on en voit le plan initial :

(merci Thierry)
http://thbz.org/images/divers/paris/maquette-italie-13.jpg

... et le réel
http://thbz.org/images/121/mini/nord-aube-1200px.jpg

Pompidou, comme Normalien et poète - et donc sensible vraisemblablement aux références néoclassiques, comme tout élève de cette institution de par sa formation - réclamait un genre de Manhattan sur Seine, et me paraît avoir été très influencé par le Corbusier. Simplement, la réalité non seulement économique - mais aussi oserais-je dire anthropologique ? - a rappelé à l'ordre cette utopie sous le sceau d'un plus grand pragmatisme...


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#7 08-02-2006 02:24:12

Boris_F
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Re: Le Corbusier

NB : pour les IGH à l'extérieur du centre-ville, c'est une très longue discussion qui émaille un peu tout le forum...  A7 On pourra en reparler si tu veux...


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#8 12-02-2006 22:30:00

Yak
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Re: Le Corbusier

Merci pour cette réponse très constructive!

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#9 14-04-2006 20:12:48

Boris_F
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Re: Le Corbusier

"Le Corbusier ou la synthèse des arts", Musée Rath, place Neuve, Genève. Tél. : 00-41-22-418-33-40. Du mardi au dimanche de 10 heures à 17 heures, mercredi de 12 heures à 21 heures. De 5 CHF à 9 CHF. Jusqu'au 6 août.


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#10 26-09-2006 23:33:48

Stickyesman
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Re: Le Corbusier

Archicool 26-09-2006

Cinq pays se fédèrent pour inscrire l’oeuvre de Le Corbusier sur la liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO.


Dans un communiqué de Presse en date du 8 septembre 2006, la Fondation Le Corbusier , ( Paris), révèle le projet de faire inscrire l’oeuvre de l’architecte franco-Suisse, Le Corbusier, sur la liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

Ce projet initié en 2002, par la fondation, le ministère de la Culture français, la DAPA, regroupe aujourd’hui cinq pays ( L’allemagne, l’Argentine, La Belgique, La Suisse, la France, auxquels vient de se joindre l’Inde.)
(...)
La liste du patrimoine mondial de L’UNESCO comprend depuis 2005 l’oeuvre d’un autre architecte, Auguste Perret pour la reconstruction du Havre.

En savoir plus
Le site de la fondation Le Corbusier
http://www.fondationlecorbusier.fr

http://www.archicool.com/cgi-bin/presse … _news=2229


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#11 05-10-2006 17:48:34

UrbaM
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Re: Le Corbusier

La Villa Savoye à Poissy

http://www.monum.fr/visitez/decouvrir/f … &id=48

La villa Savoye, à Poissy, construite par Le Corbusier de 1928-1931 est considérée comme l’une de ses œuvres majeures, et même comme l’un des sommets de l’architecture du 20e siècle. Cette villa conçue pour un assureur, M. Savoye et son épouse, constitue le résultat de plusieurs années de recherches formelles, qui aboutirent au bouleversement des codes traditionnels de l’habitat domestique. Le bâtiment en forme de parallélépipède blanc et à la surface lisse, ouvert de fenêtres en bandeau, soutenu par de fins pilotis et surmonté d’un toit-terrasse, est posé au milieu d’une pelouse : c'est un véritable manifeste d'une architecture nouvelle.

Si quelqu'un à des photos un peu plus sympa que sur google...je veux bien!!

Dernière modification par UrbaM (05-10-2006 17:49:05)

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#12 05-10-2006 21:40:11

JP
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Re: Le Corbusier

J'en aiiiii !!!!

J'aime beaucoup !!!! les formes, les couleurs, les associations...une plastique parfaite !
La photographie ne sublime en rien l'architecture de la villa (et du Corbusier)... il y a tant de détail... chaque vue, perspective, fuite crée des compositions... des lignes, des formes, des volumes,... bref... c'est superbe !

http://irgendwo.free.fr/savoye/1.jpg

http://irgendwo.free.fr/savoye/2.jpg

http://irgendwo.free.fr/savoye/16.jpg

http://irgendwo.free.fr/savoye/17.jpg

http://irgendwo.free.fr/savoye/18.jpg

http://irgendwo.free.fr/savoye/21.jpg

http://irgendwo.free.fr/savoye/3.jpg

http://irgendwo.free.fr/savoye/4.jpg

http://irgendwo.free.fr/savoye/5.jpg

http://irgendwo.free.fr/savoye/6.jpg

http://irgendwo.free.fr/savoye/7.jpg

http://irgendwo.free.fr/savoye/8.jpg

http://irgendwo.free.fr/savoye/9.jpg

http://irgendwo.free.fr/savoye/10.jpg

http://irgendwo.free.fr/savoye/11.jpg

http://irgendwo.free.fr/savoye/12.jpg

http://irgendwo.free.fr/savoye/14.jpg

http://irgendwo.free.fr/savoye/19.jpg

http://irgendwo.free.fr/savoye/20.jpg

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#13 05-10-2006 21:53:57

Boris_F
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Re: Le Corbusier

En volumes intérieurs, en rythmes, en jeux avec la lumière, en équilibre des formes, c'est magique...  B6


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#14 05-10-2006 23:03:21

Fred75
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Re: Le Corbusier

Magnifique ! E2

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#15 06-10-2006 00:34:57

UrbaM
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Re: Le Corbusier

Très bel objet et très belles photos! je ne doute pas de la qualité de la réalisation!

Beau et probablement ultra fonctionnel!  A7

nb : il y a des plantes vertes et du gazon....

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#16 06-10-2006 07:25:30

Cri.Me
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Re: Le Corbusier

J'adore ce qu'il fait et la maison est magnifique j'ai un petit boukin bien fais sur la villa.Mais les photo de JP sont trés bien.


"Si tu sais que tu ne sais pas,tu sauras...Si tu ne sais pas que tu sais, tu ne sauras jamais...

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#17 06-10-2006 12:10:37

archimonde
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Re: Le Corbusier

juste une chose, la visite des oevres de Corbusier vaut le coup, croyez-moi, les photos sont belles, rien à dire mais les sentiments sont autres chose, il faut aller visiter pour vivre ces moments, voir ces détails et se mettre dans l'ambiance.
Ronchamp, c'est une petite merveille.

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#18 06-10-2006 14:36:41

UrbaM
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Re: Le Corbusier

archimonde a écrit:

juste une chose, la visite des oevres de Corbusier vaut le coup, croyez-moi, les photos sont belles, rien à dire mais les sentiments sont autres chose, il faut aller visiter pour vivre ces moments, voir ces détails et se mettre dans l'ambiance.
Ronchamp, c'est une petite merveille.

Je veux bien le croire! magique!  A5

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#19 06-10-2006 15:47:27

JP
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Re: Le Corbusier

Oui la prochaine étape ce sera la villa Roche dans le XVIe, et un zieutage de la villa Stein à Garches et de la villa Cook à Boulogne !

Immeuble Molitor - Le Corbusier - 1934
(l'appartement photographié est l'atelier de peinture du Corbusier)

http://irgendwo.free.fr/corbu/1.jpg

http://irgendwo.free.fr/corbu/2.jpg

http://irgendwo.free.fr/corbu/3.jpg

http://irgendwo.free.fr/corbu/4.jpg

http://irgendwo.free.fr/corbu/5.jpg

http://irgendwo.free.fr/corbu/6.jpg

http://irgendwo.free.fr/corbu/7.jpg

http://irgendwo.free.fr/corbu/8.jpg

http://irgendwo.free.fr/corbu/9.jpg

http://irgendwo.free.fr/corbu/10.jpg

http://irgendwo.free.fr/corbu/11.jpg

http://irgendwo.free.fr/corbu/12.jpg

http://irgendwo.free.fr/corbu/13.jpg

http://irgendwo.free.fr/corbu/14.jpg

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#20 06-10-2006 19:44:10

Fred75
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Re: Le Corbusier

Merci pour les photos (même si je veux bien croire que ça ne remplace pas la visite). A7

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#21 09-10-2006 01:56:54

JP
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Re: Le Corbusier

Le Corbusier dans le XIIIe

l'armée du Salut (1926-33)
http://irgendwo.free.fr/corbu/16.jpg

http://irgendwo.free.fr/corbu/17.jpg

http://irgendwo.free.fr/corbu/18.jpg

http://irgendwo.free.fr/corbu/19.jpg

Villa Planeix (1924)

http://irgendwo.free.fr/corbu/20.jpg

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#22 26-10-2006 19:39:49

Stickyesman
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Re: Le Corbusier

Le Moniteur 26-10-2006

Corbu inscrit au Patrimoine mondial?
La liste du Patrimoine mondial de l'Unesco s'enrichira-t-elle en 2008 des vingt-et-une oeuvres majeures de Le Corbusier? Le ministère de la Culture et la Fondation Le Corbusier avaient lancé l'idée en 2002. Cellle-ci pourrait devenir réalité si la France retient ce dossier en vue de le présenter en juillet 2007 au Comité "patrimoine mondial" de l'Unesco. Six pays accueillent les réalisations concernées : France, Suisse, Belgique, Allemagne, Argentine et Inde.

http://www.lemoniteur-expert.com/depech … mp;acces=1


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#23 14-11-2006 17:40:08

Fred75
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Re: Le Corbusier

Batiactu, le 14/11/2006

La piscine conçue par Le Corbusier à Firminy retrouve son lustre

Après deux ans de fermeture pour travaux, la piscine du « centre civique » de Firminy (Loire), conçue par Le Corbusier, a ouvert ses portes lundi.

L'équipement nautique de Firminy – ville de près de 20.000 habitants – a été inauguré lundi par l’adjoint au sport, Philippe Sabot. (...)

La ville de Firminy achève par ailleurs l’église Saint Pierre. [...] Le monument sera inauguré le 25 novembre prochain.

A.O.

L'intégralité de l'article sur:
http://www.batiactu.com/data/14112006/1 … 55805.html

Dernière modification par Fred75 (14-11-2006 18:09:09)

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#24 14-11-2006 18:15:13

Fred75
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Re: Le Corbusier

Batiweb 13/11/2006

La dernière touche à l'une des oeuvres inachevées de le Corbusier

http://www.news.batiweb.com/uploadimage … busier.jpg

[...] Conçue initialement en 1962, l’église [St Pierre de Firminy] illustre fidèlement la vision d’un architecte prônant l’harmonie entre les édifices et la nature, grâce à l'utilisation de lignes obliques préférées aux classiques et mornes lignes horizontales ou verticales. L’église vient parachever un ensemble de bâtiments dessinés par Le Corbusier pour Firminy-Vert, constitué d'un centre culturel, d'un stade et d'une unité d’habitation. Les parties construites de l'église ont été classées « Monument historique » en 1996.
(...)
Selon Jean-Louis Cohen, historien d’architecture et spécialiste de Le Corbusier « Le défi, consistait à faire migrer le lieu de culte vers un espace désormais culturel, et à transcrire le projet de Le Corbusier dans les normes de sécurité actuelles, en exploitant les dernières innovations techniques. Le bâtiment est d’ailleurs plus tendre, moins brut que ne l’avait probablement imaginé Le Corbusier ». [...]

L'intégralité de l'article sur:
http://www.news.batiweb.com/a.asp?ref=0 … -Corbusier

Dernière modification par Fred75 (14-11-2006 23:18:02)

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#25 14-11-2006 23:35:39

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Re: Le Corbusier

BatiActu 14-11-2006

La piscine conçue par Le Corbusier à Firminy s'offre un lifting

Après deux ans de fermeture pour travaux, la piscine du « centre civique » de Firminy (Loire), conçue par Le Corbusier, a rouvert ses portes lundi.

L'équipement nautique de Firminy – ville de près de 20.000 habitants – a été inauguré lundi par l’adjoint au sport, Philippe Sabot. Deux ans de travaux et une enveloppe de six millions d’euros auront été nécessaires pour la restauration et la remise aux normes du bâtiment. Ouverte en 1971, la piscine rebaptisée André Wogenscky, connaissaient en effet des infiltrations d'eau dans la toiture contenant de l'amiante.
(...)
La ville de Firminy achève par ailleurs l’église Saint Pierre. Les nouveaux bétons autoplaçants du groupe Lafarge, Agilia Formes® et Agilia Vertical®, ont été utilisés lors de la construction de l’église. Le monument sera inauguré le 25 novembre prochain.

A.O.

L'intégralité de l'article sur:
http://www.batiactu.com/data/14112006/1 … 55805.html


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